Pierre Harvey charmé par le parcours urbain du Sprint Québec

Le président d'honneur du Sprint Québec, Pierre Harvey,... (Le Soleil, Steve Deschênes)

Agrandir

Le président d'honneur du Sprint Québec, Pierre Harvey, a eu le privilège d'être le premier à poser ses skis hier sur la piste aménagée devant le parlement.

Le Soleil, Steve Deschênes

Partager

(Québec) À tout seigneur, tout honneur! Premier Canadien à remporter une Coupe du monde de ski de fond en 1987, Pierre Harvey - dont le fils Alex sera le point de mire vendredi et samedi - a aussi eu le privilège de skier en premier sur la piste aménagée devant le parlement, hier matin, en prévision du Sprint Québec.

Harvey s'est dit en admiration devant la mise en place du parcours enneigé face à l'édifice du gouvernement et aux remparts de la ville. «À Stockholm [Suède], ils font le tour du Palais royal en carré, ici, c'est spécial, le décor est idéal», a avoué l'ancien fondeur et président d'honneur de l'événement.

À son époque, il n'y avait pas de sprint et encore moins de course en milieu urbain. Il s'en réjouissait un peu, d'ailleurs, puisqu'il ne s'estimait pas à son meilleur dans ce genre d'épreuves, lui qui a savouré trois victoires en carrière dans des courses de 30 km et 50 km style libre.

«Même en vélo, je n'étais pas bon là-dedans. J'étais fort dans les montées, mais je me faisais dépasser par la suite. Aujourd'hui, si tu n'es pas bon dans les sprints, tu ne peux pas gagner la Coupe du monde», note celui qui considère son fils comme étant un fondeur complet, à l'instar des Northug, Cologna, Hellner, Kershaw et autres grosses pointures de la discipline.

Le paternel n'enfilera pas ses minces planches, en fin de semaine, laissant la place à son héritier. Il pense que le populaire fondeur de 24 ans qui porte son nom de famille fera tout en son possible pour franchir la ligne d'arrivée avant les autres.

«Je suis convaincu qu'Alex voit ce parcours d'une manière positive. Les sprinteurs purs sont explosifs, mais lorsqu'il y a un faux-plat comme ici, ça demande plus d'endurance. Ç'a l'air plat, mais ça ne l'est pas. Un sprint, c'est du gambling, il peut se produire plein de choses. Il [Alex] va jouer le tout pour le tout parce qu'il sait qu'il n'aura pas la chance de se reprendre souvent à Québec», a soutenu l'expert en la matière.

Un monde de différences

Harvey ne se dit pas envieux des skieurs d'aujourd'hui. À son époque, le sport qu'il pratiquait n'était pas tellement populaire au pays, il n'y avait pas de profondeur pour y puiser de la relève. Ceux qui faisaient du ski de fond étaient des passionnés, d'abord et avant tout.

«Il y a un monde de différences avec mon époque et c'est tant mieux ainsi. Alex est un athlète talentueux qui a aussi eu la chance d'arriver à un moment où il y avait de bons skieurs à qui se mesurer, comme Devon [Kershaw] qui a été son mentor. Il n'était pas tout seul dans l'équipe», a indiqué celui dont le principal coéquipier était Yves Bilodeau, son grand ami maintenant chef-technicien de l'équipe nationale.

«Le timing a aussi voulu que son arrivée tombe en même temps que les Jeux olympiques de Vancouver, où il y avait du budget. La présentation d'une course comme ça, en plein centre-ville de Québec, pourrait inspirer des jeunes à pratiquer le ski de fond», a noté le sportif de 55 ans qui a participé aux Jeux olympiques d'hiver de 1984 à Sarajevo (20e au 50 km classique) et ceux de 1988 à Calgary (14e au 30 km classique). Il faut aussi savoir qu'en 1976 (Montréal) et 1984 (Los Angeles), il était aussi au départ des courses sur route de ces Jeux olympiques d'été...

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer