Coupe du monde de Québec: «Ça va être électrique», prédit Harvey

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Alex Harvey était souriant à son arrivée à l'aéroport Jean-Lesage, lundi soir, même s'il venait de se taper un retour de 20 heures entre Helsinki et Québec.

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(Québec) «Ça va être électrique», prédisait déjà Alex Harvey, débarqué à l'aéroport Jean-Lesage, lundi soir, en prévision de la première présentation d'une Coupe du monde de ski de fond dans la capitale.

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Alex Harvey est arrivé à l'aéroport Jean-Lesage, lundi soir, en prévision de la première présentation d'une Coupe du monde de ski de fond dans la capitale.

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Harvey et les autres membres de l'équipe canadienne venaient de se taper un retour de 20 heures entre Helsinki et Québec. Le sourire au visage malgré des traits tirés par la fatigue, le groupe était déjà emballé à l'idée de skier à la maison.

«Je me souviens des Championnats canadiens, le printemps dernier au Mont-Sainte-Anne, où je n'avais jamais vu un tel support des amateurs. Je n'ose pas m'imaginer l'ambiance qu'il y aura cette semaine», indiquait Devon Kershaw, deuxième au classement mondial au terme de la dernière saison.

Harvey et Kershaw seront les points de mire de la première journée du Sprint Québec, vendredi, puisqu'ils formeront un tandem à la spectaculaire course par équipe, le même type d'épreuve qui leur avait permis de grimper sur la plus haute marche du podium aux Mondiaux 2011, à Oslo, en Norvège. Samedi, ils rivaliseront l'un contre contre au sprint individuel. Près de 150 athlètes masculins et féminins en provenant de 17 pays seront aussi de la partie.

«On est à quelques jours de la première épreuve, je suis fébrile. On commence à compter les heures et c'est excitant. Je ne m'impose pas de pression, c'est encore le début de la saison, et pour moi, l'objectif reste les Championnats du monde, en février. Il reste que je veux bien faire, c'est sûr, et je vais utiliser l'énergie de la foule, des supporteurs, pour essayer de me propulser devant mes adversaires», indiquait la coqueluche de 24 ans de l'équipe nationale.

Pour Harvey, il s'agira d'une première course au pays depuis les Jeux olympiques de Vancouver. L'enjeu ne sera pas le même, mais tout ce qui l'entoure revêtira un cachet particulier.

«Une compétition à la maison, dans ma cour, c'est quelque chose que je vais me rappeler toute ma vie. J'ai fait les Jeux olympiques dans mon pays, mais Vancouver, c'est quand même à trois fuseaux horaires d'ici, c'est à une couple d'avions de Québec... Là, la course aura lieu à 30 minutes d'où j'habite, je vais à l'école à Québec, j'ai skié sur les Plaines, ça fait longtemps que je connais l'endroit», avouait celui qui a remporté sa première victoire en Coupe du monde le 16 mars, à Falun, au même endroit où son père en avait fait autant, 25 ans plus tôt. Pierre Harvey est d'ailleurs le président d'honneur du Sprint Québec.

À l'instar de son entraîneur, Louis Bouchard, Harvey est d'avis qu'il faudra laisser une bonne impression à la FIS pour ravoir d'autres courses dans l'avenir. Il montre une confiance inébranlable envers Gestev, le maître d'oeuvre du rendez-vous québécois.

«C'est sûr qu'il ne faut pas se plante, mais j'ai confiance en eux. C'est la première fois qu'ils organisent une course de ski de fond, mais ils ont fait tellement d'autres événements internationaux en vélo de montagne, snowboard et le Crashed Ice, ils savent à quoi s'attendre», disait-il sans l'ombre d'un doute dans son esprit.

Harvey souhaite de tout coeur que mère nature montrera son plus beau visage pour l'occasion. «J'espère qu'il n'y aura pas de pluie. Si je me fie aux autres sprints en ville que j'ai faits dans ma carrière, c'est toujours bruyant. Si la température est de notre bord, ça va être une ambiance électrique», prédisait le fondeur de Saint-Ferréol-les-Neiges.

COMME IL Y A DEUX ANS

Alex Harvey et ses potes n'arrivent pas en ville au sommet de leur préparation physique. Malgré les deux courses à Québec et Canmore, ils gardent l'oeil sur les Mondiaux de février, en Italie.

«Ça ressemble à mon début de saison d'il y a deux ans, où il y avait eu aussi un championnat du monde. Je n'avais pas fait vraiment de points en Coupe du monde avant Noël. Mais on garde le cap, même si c'est frustrant lorsqu'on sait que Devon et moi avions terminé deuxième et sixième [au classement cumulatif]. À chaque jour, tu te dis que tu vas être dans le top 10. Mais quand tu n'es pas à 100%, c'est le choc de la réalité et c'est la même chose pour Dario Cologna [le meilleur au monde qui ne vient pas à Québec]. Sauf que si tu étais à 100% en début de saison, te ne serais pas compétitif en février», estimait Harvey.

Valjas a aussi l'impression de revenir chez lui

Ils partagent les mêmes chambres en Europe et ce n'est pas parce que la Coupe du monde a lieu à Québec qu'ils se séparent pour autant puisqu'à la conclusion des entrevues, lundi soir, Devon Kershaw et Len Valjas allaient s'installer chez Alex Harvey.

«Alex n'est pas le genre de gars à ne penser qu'à lui et à nous laisser s'organiser. Non, même s'il revient à la maison après un mois sur la route, il nous a invités chez lui», disait Kershaw. Toute la famille, y compris Harvey, retournera dans sa routine hôtelière, jeudi, à la veille de la course.

De son côté, Valjas n'avait pas l'impression de déranger puisqu'il a passé l'été dans le sous-sol de son coéquipier. Depuis cinq ans, le fondeur de Toronto s'entraîne au Centre national Pierre-Harvey (CNEPH), au Mont-Sainte-Anne.

«À vrai dire, j'ai l'impression de revenir un peu chez moi. Si je suis devenu le skieur que je suis, c'est en raison de ma présence ici. Louis Bouchard [l'entraîneur-chef du CNEPH] a développé un programme taillé sur mesure pour moi, n'essayant pas de m'imposer celui d'un autre», confiait le plus jeune mousquetaire de l'équipe masculine complétée par Ivan Babikov.

Valjas a connu une vertigineuse progression, l'an passé, et ça n'avait rien à voir avec ses six pieds et six pouces. Il a grimpé trois fois sur le podium en l'espace de 10 jours, en mars, les deux premières à l'occasion de sprints.

Victime d'une fracture à la main gauche, voilà un mois, il doit faire preuve de patience en ce début de saison. «Je pense pouvoir enfin utiliser toute ma force cette semaine. Je vais quand même skier avec mon protecteur, parce que ça reste sensible et un peu douloureux, mais je suis moins inquiet maintenant», convenait le skieur d'origine polonaise.

Kershaw a toujours la victoire en tête, comme à chaque course. L'Ontarien de Sudbury, qui maîtrise le français à la perfection, reconnaît l'importance des deux courses à Québec et Canmore, non pas pour la gloire, mais pour le développement du ski de fond.

«Mon modèle, c'était Bjoern Daehlie [Norvégien] et je ne le voyais presque jamais. Maintenant, les jeunes peuvent réaliser qu'il est possible d'exceller en nous regardant, qu'on n'a pas besoin d'être gros et grand pour le faire. Pour l'avenir du sport, c'est génial de courir ici.»  Carl Tardif

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