Retour aux sources pour Jackson-Hamel

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(Québec) Trois buts, ça ne change pas le monde. Sauf que ç'a changé le monde d'Anthony Jackson-Hamel. L'attaquant natif de Limoilou s'affirme comme l'avenir de l'Impact de Montréal et espère tracer la voie pour la prochaine génération de joueurs de soccer de Québec.

Et ça devient possible, qu'ils disaient. «Je suis la preuve que c'est possible», a-t-il lancé à la soixantaine d'élèves du programme soccer-études de l'école secondaire Cardinal-Roy venus le rencontrer à l'Université Laval, lundi après-midi.

Le jeune Jackson-Hamel et le capitaine Patrice Bernier amorçaient à Québec une tournée de la province qui s'étendra sur la saison. Trois-Rivières, Sherbrooke, Gatineau et Saguenay seront sur l'itinéraire estival de cette caravane de l'Impact.

«C'est sûr qu'il y en aura d'autres comme moi, j'espère prochainement. Il faut juste que les jeunes d'ici sachent que c'est possible et qu'ils y croient. Ils ne doivent pas se dire : "On vient de Québec, c'est loin, il y a plein de monde à Mont­réal, il y en a d'autres qui sont bons." Moi aussi, je les ai toutes entendues, ces affaires-là. Mon expérience rend ça plus réel pour eux», explique l'avant-centre de 23 ans, qui a joué avec l'Impact Junior du club Québec-Centre comme certains de ses auditeurs de lundi le font en ce moment.

Celui qui a quitté la capitale avec sa mère à l'âge de 13 ans pour suivre son rêve de ballon rond dans la métropole assure que ses récents succès sur le terrain ne l'ont pas changé. Trois buts en deux matchs sur huit jours, en avril, n'en ont d'ailleurs toujours pas fait un membre du onze partant.

«La perception des gens qui ne me connaissaient pas a changé. Mais moi, ça n'a pas trop changé ma façon d'aborder les choses. Je continue à faire ce que j'ai à faire, de compter des buts et de performer sur le terrain. Je vais être prêt à ce que les coachs m'utilisent comme ils le sentent», résume-t-il, ayant été utilisé dans cinq des neuf matchs de sa formation pour 111 minutes de jeu jusqu'ici.

Pas de doute, la présence de six Québécois dans l'alignement de 18 joueurs de l'Impact samedi dernier, à Washington, marque les esprits. Précisons que seul Ballou Jean-Yves Tabla faisait partie du onze partant.

Vice-président exécutif du bleu-blanc-noir, Richard Legendre reconnaît que l'avènement de joueurs locaux a tout pour ravir la direction. «Mais une génération de joueurs, ça ne se crée pas instantanément. Il y a six ans [l'Impact est entré en MLS en 2012], les jeunes du Québec rêvaient d'aller jouer en Europe, alors qu'aujourd'hui, ils rêvent de jouer pour l'Impact», se réjouit-il.

Quant à cette tournée de la province, Legendre estime que «c'était le temps qu'on sorte de Montréal». Il précise que 16 % des billets pour les matchs locaux de l'Impact sont vendus à l'extérieur de la grande région de Montréal. «La moitié des 29 clubs de la région de Québec ont organisé une sortie à l'Impact dans les deux dernières années», ajoute-t-il, pour justifier le choix de Québec comme première escale.

Quant à Bernier, le vétéran de 37 ans de Brossard dispute sa dernière saison en carrière et mesure tout le chemin parcouru. Il se rappelle en 2002 avoir joué un match au PEPS, où se déroulait la rencontre de lundi. Mont­réal évoluait alors en USL et avait vaincu Pittsburgh 1-0 devant 5461 spectateurs. Bob Lilley était le sélectionneur.

Bernier a ensuite joué 10 ans en Europe avant de revenir avec l'Impact en MLS, en 2012.




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