Quand l'architecte cite Sénèque

L'entraîneur-chef Edmond Foyé et le Dynamo ont tenu,... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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L'entraîneur-chef Edmond Foyé et le Dynamo ont tenu, samedi, dans Beauport, leur première séance officielle. La nouvelle équipe masculine semi-pro jouera dans la Première ligue de soccer du Québec dont le calendrier s'échelonnera sur six mois, de mai à octobre.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) La dernière fois qu'un coach m'a cité Sénèque, c'était... jamais. Bon, ça ne fait pas gagner, mais Edmond Foyé semble savoir exactement où il s'en va avec la nouvelle équipe masculine semi-pro de soccer de Québec.

Le Dynamo tenait sa première séance officielle, samedi, dans Beauport. Les 36 joueurs qui composeront la formation de Première ligue de soccer du Québec (PLSQ) et sa réserve, l'été prochain, se sont livré un match intraéquipe soldé aux tirs de barrage.

«C'est un groupe qu'on va essayer de fédérer autour d'un principe et ceux qui y arrivent le mieux feront partie de l'équipe première et les autres, qui sont en cours d'apprentissage, seront dans l'équipe réserve», a expliqué le sélectionneur de 41 ans, se disant «attaché à l'attitude représentative de la région» de se surpasser sur le terrain.

Le Français d'origine ivoirienne axe ses choix sur «les qualités techniques et les complémentarités. Parce qu'on n'a pas cherché à prendre les meilleurs joueurs, on a cherché à faire les meilleurs équilibres. Il y a une grosse différence».

S'il a pris l'avis de son équipage d'adjoints et des stratèges de l'Association régionale de soccer de Québec, propriétaire du club, Foyé s'assure seul maître à bord à l'heure des décisions. «Je vais reprendre une citation de Sénèque qui disait : "Il n'existe pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va." Moi, je sais exactement où je vais, donc je sais exactement ce que je veux voir.»

Il admet devoir adapter ses enseignements à la mentalité de hockeyeur des joueurs nord-américains, qui parfois courent dans tous les sens et veulent être de chaque jeu.

Évitant d'évoquer un objectif de résultat précis en vue de la campagne inaugurale, l'entraîneur-chef fait néanmoins bien comprendre que cela n'aura rien d'une simple exploration. «Je suis un compétiteur et je joue pour gagner, même quand je joue aux billes. Le fait qu'il n'y ait pas de pression venant de la direction ne veut pas dire que je ne m'en mets pas. Ce n'est pas des vacances», insiste-t-il.

Son discours trouve un écho clair auprès du milieu de terrain Samuel Georget. Vétéran de la scène régionale avec des passages remarqués au sein du Rouge et Or de l'Université Laval et du Royal-Sélect de Beauport, Georget, aussi Français, connaît Foyé depuis une dizaine d'années. Avant leur arrivée respective au Québec.

Foyé a dirigé Georget en France, chez les moins de 18 ans. Le joueur s'est plus tard fait facilitateur à la venue du coach, l'a même déjà hébergé.

«On n'entre pas dans la ligue pour faire de la figuration, mais est-ce que la chimie va bien prendre? Si oui, les objectifs peuvent suivre et très vite. On embarque pour gagner», affirme l'athlète de 28 ans responsable du programme de soccer de l'école secondaire Samuel-De Champlain de Beauport.

Plafond salarial de 50 000 $ pour la saison

Le calendrier de la PLSQ s'échelonne sur six mois, de mai à octobre. L'an dernier, cinq équipes de la région de Montréal et deux du coin d'Ottawa ont disputé chacune 18 rencontres régulières et jusqu'à cinq matchs de coupe.

La ligue évoque un plafond salarial de 50 000 $ pour la saison et l'obligation de payer au moins neuf joueurs 2500 $ chacun, donc une sorte de plancher de 22 500 $. Mais le respect de ces règles reste à prouver.

Chaque équipe peut aussi aligner quatre joueurs universitaires. Les clubs les mieux représentés chez le Dynamo pour l'instant sont Chaudière-Ouest (12), Charlesbourg (9) et Beauport (7).

Un Dynamo féminin devrait renaître en 2018 avec une PLSQ féminine, mais la région de Québec met beaucoup de pression pour lancer un semblant de championnat même diminué dès cet été.

Rêve de MLS

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Détenteur d'une maîtrise en droit au Mali, Mohamed Kante Dantoumé (photo) se retrouve à étudier le dessin de bâtiment dans un centre de formation professionnelle de Québec. «Au fond, je ne devrais pas être ici parce qu'on peut dire que ce n'est pas un pays reconnu en matière de soccer, mais le destin m'a amené ici», explique le costaud défenseur de 27 ans du Dynamo de Québec. S'il reconnaît que le niveau de jeu est plus relevé au Mali, Dantoumé ajoute que dans son pays natal, jouer au foot constitue «un projet de vie». Mais que «pour travailler, il faut avoir des relations. Là-bas, les emplois ne vont pas au mérite», explique celui qui est à Québec depuis huit mois.

Produit de l'Association sportive de Magnambougou, son quartier de Bamako, et du Centre Salif-Keita, du nom du joueur malien récipiendaire du premier ballon d'or africain en 1970, Dantoumé espère faire «une belle saison» avec le Dynamo et «être vu». «Je suis là, je vais me donner à fond. Mon principal objectif est d'être partant, champion la première année et pourquoi ne pas jouer dans la MLS un jour! Et ça commence ici», indique celui qui a malheureusement marqué d'une tête défensive dans son propre filet, samedi.

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