La dernière page du chapitre entre l'Impact et Toronto FC

Patrice Bernier (8) devra garder le toujours dangereux... (La Presse canadienne, Graham Hughes)

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Patrice Bernier (8) devra garder le toujours dangereux Sebastian Giovinco (10) du Toronto FC à l'Oeil, mercredi soir.

La Presse canadienne, Graham Hughes

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Alexis Bélanger-Champagne
La Presse Canadienne
Montréal

L'Impact de Montréal et le Toronto FC s'apprêtent à écrire la dernière page du chapitre 2016 de leur rivalité.

À quelques heures du match retour de la finale de l'Est, les joueurs de l'Impact ont rappelé l'importance de saisir l'opportunité qu'ils ont d'accéder à la finale de la Coupe MLS, une occasion qui peut être rare dans une carrière.

«Ça fait 11 ans que je joue dans cette ligue et je n'ai jamais atteint cette étape, a noté le milieu de terrain Dominic Oduro. Il est important d'en profiter, d'en faire un moment dont nous allons toujours nous rappeler.»

L'Impact compte sur un groupe assez âgé et plusieurs joueurs savent qu'ils n'auront peut-être pas une meilleure occasion de soulever un trophée. Et la saison 2017 pourrait être différente sans la présence de Didier Drogba.

«Nous n'avons pas tous le palmarès de Didier», a rappelé le capitaine Patrice Bernier, qui a gagné la Coupe danoise avec le FC Nordsjaelland en 2009-2010 et 2010-2011. 

«Il y a une parité dans la ligue et nous en avons la preuve année après année. Il est très rare de voir la même équipe gagner deux titres de suite ou même atteindre la finale deux années de suite. Nous sommes ici, nous devons en profiter. L'an prochain, on ne sait jamais. Ç'a pris un long périple pour arriver ici.»

Léger avantage pour l'Impact

L'Impact a un léger avantage dans la série, ayant gagné le match aller 3-2, mardi dernier, au Stade olympique. Une autre victoire, un match nul ou une défaite par un but d'au moins 4-3 lors du match retour permettra à l'Impact de rejoindre les Sounders de Seattle en grande finale, le 10 décembre.

Les deux rivaux sont au coude-à-coude cette saison, comme en fait fi leur fiche de 2-2-2 en six duels. Seulement deux de ces rencontres ont été présentées à Toronto et les deux équipes en ont gagné une chacune.

Après des années d'insuccès dans la Ville Reine, l'Impact a signé une première victoire au BMO Field le 27 août dernier, par la marque de 1-0, malgré l'expulsion de Calum Mallace tard en première demie.

Encore 90 minutes

«Oui, nous les avons souvent affrontés et c'est assez partagé, a mentionné Bernier. Mais en fin de compte, il nous reste 90 minutes pour nous qualifier pour la finale. Nous sommes deux équipes qui ont beaucoup investi depuis deux ans, mais il y en a seulement une qui pourra participer à la finale. Nous allons tout faire pour que ce soit nous.»

On attend une salle comble d'environ 36 000 personnes au BMO Field et les joueurs de l'Impact seront prêts à affronter les conditions. Environnement Canada prévoit des averses avec un maximum de 12 degrés Celsius, mercredi à Toronto.

«Nous allons devoir faire face à la tempête lors des 15 ou 20 premières minutes, a imagé Oduro. Nous savons qu'ils vont vouloir commencer le match en force et nous allons devoir rester compacts et bien nous défendre.

«Patrice dit souvent que c'est un peu un jeu d'échecs. Nous devons attendre qu'ils commettent une erreur et leur faire payer. Si nous faisons une erreur, ils vont vouloir en profiter et ce sera notre faute. Mais nous voulons faire un pas en avant pour nos partisans, pour la direction de l'équipe. Nous voulons les rendre fiers.»

Biello excelle dans l'art d'exploiter les faiblesses de l'adversaire, selon Oduro

Le milieu de terrain de l'Impact Dominic Oduro a lancé des fleurs à son entraîneur, mardi, soulignant qu'il était maître dans l'art d'exploiter les faiblesses de l'adversaire.

Questionné sur le travail de Mauro Biello à environ 24 heures du match retour de la finale de l'Est face au Toronto FC, Oduro a louangé celui qui dirige l'équipe depuis un peu plus d'un an.

«Kei Kamara ou Patrick Nyarko m'a demandé ce qui était différent avec Mauro par rapport aux autres entraîneurs pour qui j'ai joué et voici ce que j'ai répondu : "Il est le type d'entraîneur qui va étudier l'autre équipe et vous démontrer leur point faible. Et je ne pense pas avoir vu d'autres entraîneurs le faire comme lui", a raconté Oduro, auteur d'un but et de trois aides en quatre matchs depuis le début des éliminatoires. 

Il analyse chaque match de manière très critique et il est très tactique au niveau de l'approche de l'adversaire. «Il a le charisme et cette habileté à identifier les faiblesses de l'adversaire et trouver comment les exploiter.»

«Mon travail est de préparer l'équipe pour l'amener le plus loin possible. Il faut donner le mérite aux joueurs qui travaillent très fort et à mon personnel qui passe des heures et des heures à faire des analyses, des appels et des réunions pour placer l'équipe dans les meilleures conditions», a de son côté nuancé Biello, qui a été entraîneur adjoint de 2009 à 2015 avant d'hériter des fonctions d'entraîneur-chef à la suite du congédiement de Frank Klopas, en août 2015. Il admet ne pas vivre les matchs de la même façon, maintenant qu'il est confiné aux lignes de touche.

«Quand vous êtes joueur, vous êtes capable de faire des choses sur le terrain. Comme entraîneur, tout ce que vous pouvez faire, c'est préparer l'équipe pour qu'elle soit dans les meilleures conditions pour réussir, a rappelé le Montréalais de 44 ans. Quand le match commence, vous n'avez plus vraiment le contrôle sur le match et ça devient stressant pour un entraîneur. Quand vous jouez, vous êtes dans l'action, vous ressentez l'intensité et vous essayez de bien faire pour l'équipe.»

Oduro a aussi souligné le plaisir que les joueurs avaient de prolonger leur saison en atteignant la finale de l'Est pour la première fois dans l'histoire de l'équipe.

«J'ai été dans des situations où nous rations les éliminatoires chaque année et c'est vraiment nul de rester à la maison et regarder les autres équipes jouer», a mentionné le vétéran de 11 saisons dans la MLS. «Là, nous continuons à venir nous entraîner, à faire ce que nous adorons faire. Mais nous voulons aussi nous assurer qu'il ne s'agit pas de notre dernière semaine.»

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