Des partisans français déçus à Québec

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(Québec) Les Français de Québec ont pris possession de plusieurs bars et restaurants de la capitale, dimanche, à l'occasion de la finale de l'Euro 2016. Parfois euphoriques et la plupart du temps au bout de leur siège, les cousins ont toutefois terminé la partie silencieux, voyant le Portugal se sauver avec la victoire.

Les Québécois étaient minoritaires à l'Ozone Grande Allée, dimanche après-midi, alors que de nombreux expatriés ont pris l'endroit d'assaut. À chaque percée de l'équipe de France, a fortiori pour chaque tir cadré, tout l'établissement, bien rangé derrière les Bleus, se soulevait littéralement.

À maintes reprises, les amateurs ont cru que l'affaire était dans le sac. Mais ils n'ont jamais pu célébrer le moindre but. Pour ajouter à la tension, l'attaquant André-Pierre Gignac a frappé le poteau à la droite du gardien portugais avec seulement 30 secondes à faire en temps réglementaire. L'Euro allait se décider en prolongation.

Les sourires ont laissé place aux grincements de dents durant les 30 minutes de temps supplémentaire. Puis à la 109e minute de jeu, ce fut le silence total. Le Portugal prenait les devants 1-0 grâce à un but marqué par Éder, qui venait tout juste de s'éviter une faute de main, l'arbitre croyant que la balle avait été touchée par un joueur français. Le dernier coup de sifflet a ensuite retenti quelques instants plus tard, provoquant un froid généralisé.

«Ils ont bien joué. Quand ça veut pas rentrer, on ne peut rien y faire! C'est comme ça. [...] C'est la déception, certainement. Mais qu'on arrive jusque-là, c'est déjà une victoire, quoi! Il ne faut pas non plus rester dans la défaite. Il faut voir au-delà. Il y a encore la Coupe du monde qui arrive», a commenté Éric Martin quelques minutes après la défaite.

Changement de plan

Ce Français amateur du ballon rond croit que le plan de match du sélectionneur Didier Deschamps a pu être contrecarré par la blessure subie par Christiano Ronaldo en début de rencontre. À son avis, la sortie de la vedette portugaise a semblé changer le rythme du match.

Pareille impression habitait son compatriote Nicolas Acerbis. «Je crois que ça a changé leur stratégie et qu'ils s'étaient beaucoup préparés en fonction de Ronaldo», a-t-il dit, avant de rendre hommage à la performance du Portugal.

«Le côté positif, c'est que Deschamps a sélectionné une bonne équipe. Après le Portugal a gagné, c'est comme ça. Il faut retenir le côté positif. Le Portugal a bien su tenir leur défense. Il faut le reconnaître, il faut être fair-play. Je pense qu'il y a des problèmes bien plus graves dans la vie pour se prendre la tête sur ça», a-t-il ajouté, non sans faire sourciller un camarade qui acceptait un peu moins bien le revers.

Parmi les spectateurs réunis à l'Ozone, le maire Régis Labeaume et son homologue de Saint-Malo, Claude Renoult, regardaient la partie, attentifs. Le maire français a dû rapidement quitter les lieux en toute fin de partie. Ce dernier ne se prenait pas trop la tête avec l'Euro, bien qu'il soit un grand amateur du sport. «Il n'y a pas que le football dans la vie!» avait-il déclaré à la demie, lorsque le score était toujours de 0-0.

Les deux hommes ont discrètement siroté un pichet de bière tout en encourageant les Bleus. Ils ont ainsi écoulé les derniers instants d'un voyage d'une semaine pour le maire de Saint-Malo. La semaine de M. Renoult aura été marquée par le 408e anniversaire de la ville de Québec et les festivités entourant la neuvième Transat Québec-Saint-Malo.

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