L'écriture d'un nouveau chapitre

Le sélectionneur du Portugal, Fernando Santos (au centre),... (AP, Martin Meissner)

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Le sélectionneur du Portugal, Fernando Santos (au centre), est confiant de voir ses hommes vaincre les Français, même si ces derniers joueront la grande finale devant leurs supporteurs.

AP, Martin Meissner

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Agence France-Presse
Saint-Denis

La France rêve d'une fin en apothéose chez elle. Le Portugal rêve d'un premier titre majeur. Antoine Griezmann et Cristiano Ronaldo rêvent du Ballon d'Or. À la veille de la finale de l'Euro2016, le sélectionneur Fernando Santos s'est quant à lui dit prêt à écrire un nouveau chapitre de l'histoire du Portugal.

Q Avant le match face au pays de Galles, vous aviez dit que vous n'étiez pas favori. C'est encore le cas cette fois?

R «Avant ce match, lorsqu'on m'avait posé la question, j'avais aussi dit que le Portugal pouvait l'emporter. Mais sur la compétition, j'ai toujours déclaré qu'il y avait pour moi trois favoris : le champion en titre, donc l'Espagne, le champion du monde, l'Allemagne, et la France. La France évolue à domicile, elle s'est qualifiée pour la finale, ce qui montre qu'elle a beaucoup d'atouts, et donc j'avais vu plutôt juste. Mais je pense que le Portugal l'emportera au final.»

Q Le Portugal a fait l'expérience d'une finale à domicile en 2004 (perdue face à la Grèce), cela représente beaucoup de pression. Pensez-vous que cela va peser sur l'équipe de France?

R «C'est vrai que les joueurs français jouent à domicile, mais ils ont beaucoup d'expérience, ils évoluent dans les meilleurs clubs du monde, à un très haut niveau, d'ailleurs certains ont disputé la dernière finale de la Ligue des champions. Je pense qu'ils ont l'habitude de la pression et je ne parle même pas de Didier Deschamps, qui a une très grande expérience au très haut niveau.»

Q Face à l'Allemagne, la France n'a pas eu la possession du ballon. Pensez-vous que ce sera la même chose en finale?

R «Ce sera un match totalement différent. La France a progressé au cours de la compétition, elle s'est transformée. Elle a commencé avec un certain plan de jeu, avec deux joueurs dans l'entre jeu, puis elle a modifié sa tactique et maintenant vous avez Griezmann qui joue en soutien de l'attaquant. Contre l'Allemagne, c'était un match très particulier, ils savaient comment l'Allemagne allait jouer, comment il fallait jouer contre elle. Malgré leurs qualités individuelles et collectives, ils ont montré un peu de respect au début envers l'Allemagne, mais ensuite ils ont utilisé leur talent. Je ne pense pas que leur plan de jeu sera le même demain, ils auront davantage la possession et exerceront beaucoup de pression très haut.»

Q En 1984, en 2000 en championnats d'Europe, en 2006 en Coupe du Monde, la France vous a battu. Diriez-vous qu'elle est votre meilleur ennemi?

R «Peut-être... Mais vous savez, sur ces trois matchs, il n'y a jamais eu que des demi-finales, pas de finale. Et demain, je pense qu'on va écrire un nouveau chapitre de notre histoire.»

Q Justement, qu'avez-vous à dire aux Portugais avant de tenter d'écrire le plus beau chapitre de l'histoire du pays?

R «Je veux que tous les Portugais sachent que nous sommes une seule et même équipe, nous voulons apporter beaucoup de joie aux Portugais qui se trouvent aux quatre coins du monde.»

Une finale sous haute sécurité

Les autorités françaises se préparent pour le plus grand défi de sécurité depuis les attaques meurtrières de novembre à Paris, alors que des centaines de milliers de partisans prennent la route de la capitale en vue de la finale de l'Euro, dimanche.

Les forces de l'ordre ont trois endroits principaux à protéger : le Stade de France, avec 80 000 sièges, l'espace des amateurs près de la tour Eiffel, qui peut contenir 92 000 personnes, et les Champs-Élysées, où une multitude va sûrement affluer après le match.

Confrontés aux Portugais, menés par Cristiano Ronaldo, les Bleus seront en quête d'un troisième triomphe à l'Euro, qu'ils ont remporté en 1984 et en 2000.

Les rues parisiennes sont scrutées depuis des mois à la suite des attaques de radicaux islamistes qui ont fait 130 morts le 13 novembre dernier. Il y avait d'ailleurs des camions de l'armée aux Champs-Élysées, samedi.

En mars, les autorités ont simulé une attaque à la bombe dans un espace voué aux partisans à Nîmes, en présence de milliers de personnes.

Le ministère de l'Intérieur opère une cellule de crise depuis le début du tournoi, pour aider à la supervision des événements et à la coordonnation des mesures à prendre, si nécessaires.

La France a aussi mobilisé 90000 agents de sécurité pendant le tournoi, et cela a rapporté. L'UEFA a d'ailleurs louangé le travail fait dans l'Hexagone au fil de 50 matchs dans 10 villes, à ce point-ci.

Des hooligans ont terni certaines rencontres tôt en compétition, notamment celle opposant l'Angleterre à la Russie, à Marseille, mais il n'y a pas eu d'autres cas majeurs pendant le reste du tournoi.

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