Être champion avant tout

Le gardien Français Hugo Lloris, qui est aussi... (AFP, ANNE-CHRISTINE POUJOULAT)

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Le gardien Français Hugo Lloris, qui est aussi capitaine des Bleus, préfère parler des objectifs de l'équipe que de ses performances individuelles, qui ont fait la différence depuis le début du tournoi.

AFP, ANNE-CHRISTINE POUJOULAT

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Agence France-Presse
Paris

Hugo Lloris, entré dans le club très fermé des meilleurs gardiens du monde, va essayer de rentrer dimanche dans celui fréquenté par Michel Platini et Didier Deschamps, celui des capitaines victorieux de l'équipe de France.

Ses arrêts contre l'Allemagne l'ont fait passer dans une autre dimension. «C'est un très grand gardien, il l'a démontré tout au long de la compétition. Il a prouvé qu'il fait partie des tout meilleurs au monde. Sur ce tournoi, il mériterait d'être désigné meilleur gardien», encense le milieu de terrain des Bleus, Blaise Matuidi.

Mais que vaut d'être parmi les plus grands, sans sacre au bout? Pas grand chose... Et Lloris le sait bien. Les titres collectifs valent bien plus que les distinctions individuelles.

L'ancien portier de l'Olympique Lyonnais, avec lequel il a gagné une Coupe de France en 2012, son seul trophée à ce jour, a l'occasion, à 29 ans, d'enfin garnir son palmarès international.

Il lui reste cependant une dernière marche à gravir, de loin la plus haute compte tenu de toute la pression de l'évènement. Et cette fois, ce n'est pas une Allemagne démunie d'avant-centre qui s'avance face à lui, mais le Portugal d'un certain Cristiano Ronaldo.

Arrêts clés

La dernière fois qu'un gardien français a joué une finale face à un Ronaldo, c'était Fabien Barthez, déjà au Stade de France, lors de la finale du Mondial 1998. Et cela s'était plutôt bien passé face au génial Brésilien (3-0). Mais se repasser ces images en boucle ne servira à rien. Lloris a tout dans les gants et dans sa tête afin de relever cet immense défi.

Pour l'heure, son Euro est un quasi sans faute. En six matchs il n'a pris que quatre buts dont deux sur penaltys face à la Roumanie (2-1) et l'Irlande (2-1 en huitièmes de finale). Sur les deux autres encaissés contre l'Islande en quarts (5-2), il ne pouvait pas grand chose, abandonné par une défense relâchée en raison de l'écart à 4-0 à la pause.

Hormis face à la Suisse (0-0), il a sorti à chaque match au moins un arrêt décisif sur grosse occasion adverse et cela a changé la donne, puisque les Bleus ont souvent réussi à se sauver avec la victoire en fin de match.

«Rentrer dans l'histoire»

Et jeudi à Marseille, il a fait LE grand match que toute la France attendait de lui. Il a frustré les Allemands avec plusieurs interventions cruciales, comme cette parade sur la volée d'Emre Can dans le premier quart d'heure, et ce fantastique plongeon de la dernière minute pour détourner la tête puissante de Joshua Kimmich.

Mais Lloris ne s'étend pas sur cette performance et parle en capitaine plus qu'en gardien. «Monter une grande équipe, ça demande beaucoup de temps. Les Allemands, les Espagnols, le succès ils ne l'ont pas créé du jour au lendemain. L'expérience ça ne s'achète pas. Dimanche, on a la possibilité de rentrer dans l'histoire du foot français, c'est une chance unique dans la carrière d'un joueur.»

L'expérience, il l'a. Depuis trois matchs dans cet Euro, Lloris détient le record du nombre de rencontres jouées avec le brassard (57). Il a dépassé contre l'Irlande rien de moins que Deschamps (54) et Platini (50). Eux ont soulevé les trophées qui comptent, l'Euro 1984 pour Platini, le Mondial 1998 et l'Euro 2000 pour Deschamps.

Avec Deschamps comme sélectionneur à ses côtés, prêt à lui montrer la voie, Lloris peut connaître cette joie unique dimanche. Meilleur gardien et champion d'Europe? Pourquoi pas...

36-36 pour les tirs

Le Portugal de Cristiano Ronaldo est l'équipe qui a le plus tiré dans cet Euro avec 112 tirs au total, soit une moyenne de 18,67 tentatives par match selon les chiffres de l'UEFA, pour un total de 8buts. La Selecçao a cadré 36 tirs à égalité avec... la France, son adversaire en finale dimanche au Stade de France. Les Français, eux, ont été plus réalistes avec 13 buts marqués, sur un total de 103 tirs.

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