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Hargne, chance, un bon gardien et une vedette: le cocktail gagnant de l'Euro

Cristiano Ronaldo, le héros du Portugal... (AP, Martin Meissner)

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Cristiano Ronaldo, le héros du Portugal

AP, Martin Meissner

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Adrien De Calan
Agence France-Presse
Paris

Prenez des bons soldats prêts à tout donner pour leur équipe, ajoutez un bon gardien derrière et les fulgurances d'une vedette devant, assaisonnez d'une bonne dose de chance, et vous avez l'équipe parfaite pour briller dans l'Euro 2016.

La Selecçao a pu compter sur le jeu... (AP, François Mori) - image 1.0

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La Selecçao a pu compter sur le jeu rugueux de Pepe.

AP, François Mori

Le gardien des Bleus, Hugo Lloris, a brillé... - image 1.1

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Le gardien des Bleus, Hugo Lloris, a brillé en demi-finale face aux Allemands.

L'Euro des pragmatiques

«Cela nous importe peu, que ce soit spectaculaire ou pas», ne cesse de balayer le sélectionneur du Portugal Fernando Santos. La Selecçao n'est pas belle à regarder? Et alors? Seule la victoire compte pour les Portugais qui ont trop souvent brillé sans gagner. Oubliés donc le jeu de possession léché de l'Espagne à l'Euro 2012, ou les 608 passes réussies de Toni Kroos qui n'ont pas suffi à l'Allemagne pour atteindre la finale cette année. L'Euro 2016, c'est le jeu rugueux du Portugais Pepe, la tactique bien rodée de la défense italienne ou le courage des Islandais.

La France joue, elle, la carte du consensus. Sans avoir un fond de jeu vraiment huilé, elle peut compter sur de grosses individualités en attaque, associées à des joueurs infatigables au milieu pour récupérer les ballons et bloquer l'adversaire comme Moussa Sissoko ou Blaise Matuidi. Au final, la moyenne de but de cet Euro plutôt défensif (2,14) est un peu inférieure à celle de l'édition précédente (2,45).

L'Euro des gardiens

Moins de buts dans cet Euro? Et pour cause, les gardiens ont été particulièrement en vue cette année. Comme le vétéran hongrois Gabor Kiraly (40 ans), remarqué autant pour son vieux jogging gris un peu ringard que pour ses 17 arrêts qui ont hissé la Hongrie jusqu'en 8e.

On peut penser aussi aux parades réflexes du Suisse Yann Sommer, aux claquettes du Polonais Lukasz Fabianski, mais surtout au duel majuscule entre l'Allemand Manuel Neuer et l'Italien Gianluigi Buffon en quart de finale, avec une victoire aux tirs au but pour la Mannschaft.

La France attendait-elle la confirmation dans un grand match pour son portier Hugo Lloris. Et il a brillé en demi-finale face aux Allemands avec au moins trois arrêts décisifs. Autre style pour le Portugal, Rui Patricio n'a pas vraiment sorti de parade décisive, mais il s'est fait une spécialité des tirs au but comme en quarts de finale face à la Pologne, où il sort la frappe de Jakub Blaszczykowski. Les Français sont prévenus.

La vedette de la France, Antoine Griezmann... - image 2.0

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La vedette de la France, Antoine Griezmann

L'Euro des fulgurances

La bagarre oui, mais il faut quand même quelques stars pour grimper les échelons. Les «Huh!» vikings et la solidarité des Islandais ont atteint leur limite en quart. En face, la France avait son talisman, Antoine Griezmann, qui a marqué sur un délicieux ballon piqué, pour le 4-0 juste avant la pause. Meilleur buteur de la compétition avec six réalisations, Grizou est le héros des Bleus. Comme Cristiano Ronaldo pour le Portugal. Après des débuts mitigés, CR7 a sauvé la Selecçao avec un doublé contre la Hongrie pour se qualifier in extremis pour les 8e. Et sa tête est montée à plus de 2,6 mètres du sol pour ouvrir le score contre les Gallois.

Le pays de Galles, justement, a pu briller pour son premier Euro grâce à cette subtile association entre un collectif solide et quelques stars techniques comme Aaron Ramsey et Gareth Bale. Les Belges eux avaient les fulgurances, mais n'avaient peut être que ça. Il leur a manqué ce fameux esprit de combat et surtout des solutions tactiques, qui faisaient défaut à Marc Wilmots.

L'Euro des heureux

Soyons sérieux, pour gagner un Euro, il faut quand même une bonne dose de chance. Une bonne étoile semble irrésistiblement posée au-dessus de la tête du sélectionneur français Didier Deschamps. On annonçait l'Angleterre dès les quarts pour les Bleus. Et non, l'Islande élimine les «Three Lions». L'Allemagne championne du monde était une montagne en demi-finale. Voilà Gomez forfait, Hummels suspendu, et Boateng qui se blesse en cours de match.

Les Portugais semblent a priori un peu moins vernis mais s'en sont aussi tirés avec un tableau favorable. Seul gros choc, le match contre la Croatie en 8e de finale. Et dès le premier tour, les coéquipiers de Cristiano Ronaldo avaient pu se qualifier après trois petits match nuls bénéficiant probablement du nouveau format à 24 équipes. Merci Platini.

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