Les Bleus en finale de l'Euro

Les joueurs français exultaient après leur victoire de... (AP, Martin Meissner)

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Les joueurs français exultaient après leur victoire de 2-0 contre l'Allemagne, qui a été saluée par un concert de klaxons sur les Champs-Élysées.

AP, Martin Meissner

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Agence France-Presse
Marseille

Portée par un Antoine Griezmann de gala et auteur d'un doublé, la France a réussi la prouesse de terrasser les champions du monde allemands (2-0), jeudi à Marseille, s'ouvrant ainsi les portes de la finale de l'Euro 2016 où elle défiera le Portugal de Cristiano Ronaldo, dimanche au Stade de France.

Les Bleus n'avaient plus été à pareille fête depuis le Mondial de 2006, ultime épopée de la génération Zidane. C'est dire la portée symbolique et historique de l'énorme performance réalisée par les troupes de Didier Deschamps dans un stade Vélodrome chaud bouillant. La France peut désormais remporter un troisième Euro après 1984 et 2000. 

Les Français semblent portés par une dynamique et un élan populaire qui leur a permis de renverser la montagne allemande dans un tournoi international pour la première fois depuis le Mondial de 1958. Et ils ont en Griezmann un joueur de classe internationale, promu sauveur de la nation en cet été 2016.

Son premier but est survenu sur penalty (45e+2), après une main de Bastian Schweinsteiger dans sa surface. Le deuxième est un pur but de renard des surfaces à la suite d'un magnifique numéro de Paul Pogba et d'une sortie hasardeuse du Manuel Neuer (72e).

Griezmann totalise maintenant six buts à l'Euro 2016 - deux fois plus que n'importe quel autre joueur lors du tournoi - et il aurait pu compléter le tour du chapeau à la 86e minute, mais il a tiré sur le gardien Manuel Neuer. «Nous devons garder les pieds sur terre», a averti l'attaquant de 25 ans. «Nous devons encore disputer un match.»

À la fin de la rencontre suivie attentivement par 90 000 partisans devant la tour Effeil, un concert de klaxons a retenti sur les Champs-Elysées. Plus tard dans la nuit, des incidents ont éclaté sur la plus célèbre avenue du monde entre des groupes de jeunes et les forces de l'ordre. Des policiers en tenue anti-émeute ont essuyé des jets de projectiles et de feux d'artifice et ont chargé à plusieurs reprises.

Ambiance de feu pour le match de dimanche

«Je pense que la France l'emportera contre le Portugal, qui n'a pas complètement convaincu», a estimé le sélectionneur de l'Allemagne Joachim Löw. «La France a mérité sa qualification, c'est une très bonne équipe même si on a été meilleure qu'elle.»

Pensez-vous être les favoris de la finale? «Ce n'est pas parce qu'on a éliminé l'Allemagne qu'on a des pouvoirs supplémentaires», a tempéré le sélectionneur français Didier Deschamps. «On croit en nous et le Portugal croit en lui. Ce sera ouvert.»

Cette finale inédite promet d'être forte en émotions et de se jouer dans une ambiance de feu au Stade de France. D'un côté, l'équipe de France, soutenue par un élan populaire qui va crescendo au fur et à mesure du tournoi et dont les Bleus espèrent qu'il les portera au bout, comme au Mondial de 1998.

De l'autre, la sélection du Portugal et son icône Cristiano Ronaldo, qui joueront presque à domicile puisque vit en France une communauté portugaise très importante, estimée à plus de 750 000 personnes (sans compter les Français d'origine portugaise).

La bête noire domptée

L'Allemagne n'est plus la bête noire des pays organisateurs de l'Euro ou du Mondial. En l'emportant 2-0 jeudi, la France a vengé le Brésil, l'Angleterre ou encore la Yougoslavie. Depuis un demi-siècle, les Allemands ont pris un malin plaisir à éliminer les organisateurs dans les matchs à élimination directe. Le plus mémorable et le dernier en date : la correction 7 buts à 1 infligée au Brésil il y a deux ans en demi-finale du Mondial. Il faut remonter au Mondial de 1966 face à l'Angleterre pour retrouver trace d'une défaite de la Mannschaft contre le pays-hôte.  AFP

La malédiction du Gladiateur

L'acteur néo-zélandais Russell Crowe, oscarisé pour Gladiateur, aura été une des attractions de cet Euro sur les réseaux sociaux, avec des coups de coeur souvent inattendus. Il a d'abord longuement encouragé la Pologne, sans que les journaux à Varsovie n'en comprennent vraiment la raison. Il s'est ensuite tourné vers l'Islande, puis vers le pays de Galles, trois équipes éliminées. À 52 ans, Crowe n'a pas encore révélé sur son compte Twitter qui il soutenait désormais. Si les encouragements de Gladiateur portent malchance, la France et le Portugal peuvent trembler.  AFP

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