Victoire historique du pays de Galles à l'Euro

Les joueurs du pays de Galles ont célébré... (AP, Petr David Josek)

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Les joueurs du pays de Galles ont célébré à leur façon leur victoire de 3-1 face à la Belgique en quart de finale.

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Agence France-Presse
Lille

Le pays de Galles en demi-finales de l'Euro! Gareth Bale et ses équipiers ont créé la sensation et écrit l'histoire en giflant (3-1) une équipe de Belgique, parfois suffisante, souvent sans défense et finalement incrédule, vendredi à Lille.

Et dire que le pays de Galles participe à son premier Euro. Une performance déjà historique qui pourrait encore prendre une autre dimension mercredi à Lyon face au Portugal de Cristiano Ronaldo. CR7 retrouvera donc Bale, son coéquipier au Real Madrid pour une affiche totalement inattendue.

Vendredi, l'enjeu était donc énorme comme le soulignait le sélectionneur Chris Coleman: «C'est le match le plus important pour notre pays depuis le quart de finale en 1958». C'était au Mondial, face au Brésil de Pelé.

Les Dragons auraient pu s'effondrer après le début de match tonitruant des Diables Rouges. Ils ont pourtant inversé le cours du match. Avec les tripes...

Car jusqu'à la demi-heure de jeu, il n'y en avait eu que pour la Belgique. Comme face à la Hongrie en 8es de finale, les Belges ont débuté pied au plancher, en inscrivant un but dès le premier quart d'heure (13e) grâce à un tir depuis les 20 mètres de Radja Nainggolan. Servi par une passe décisive de Hazard, sa quatrième depuis le début du tournoi.

Avant ce but, les Diables s'étaient créés un première triple-occasion avec des tentatives de Carrasco, Meunier et Hazard repoussées à la sauve-qui-peut par la défense galloise.

On croyait Hazard et les siens lancés mais les Gallois revenaient dans le match sur une tête d'Ashley Williams, laissé seul par Jordan Lukaku, à la réception d'un corner (30e, 1-1).

Un but inscrit par le capitaine courage, incertain avant le match après sa blessure à l'épaule en 8es, et qui a mis en évidence la fébrilité de la défense belge affaiblie après la suspension de Thomas Vermaelen et le forfait de Jan Vertonghen.

Les Belges sans défense

Leurs remplaçants, les jeunes Jason Denayer et Jordan Lukaku (21 ans tous les deux) n'ont pas été à la hauteur et, à chaque corner gallois, les 12 à 15.000 supporteurs belges présents dans le stade Pierre-Mauroy devaient retenir leur souffle.

À raison car la défense belge s'emmêlait à nouveau les pinceaux à la 55e minute. Thomas Meunier et Marouane Fellaini se faisaient rouler dans la farine par le rusé Hal Robson-Kanu qui plaçait les siens aux commandes (2-1).

Les Belges buvaient le calice jusqu'à la lie à cinq minutes du terme en concédant un troisième but. Centre de Chris Gunter pour Sam Vokes: 3-1 pour mettre les fans gallois en transe!

De retour à Lille trois ans après son départ pour Chelsea, Eden Hazard avait rêvé meilleur issue. Le capitaine a beaucoup tenté, beaucoup dribblé et aurait même pu marquer sur une belle frappe à la 50e. Mais globalement, son rendement fut insuffisant, à l'image de celui du collectif belge.

«Cette génération ne doit pas se contenter de dire qu'elle est en or. Il est l'heure de le prouver sur le terrain», avait déclaré Marc Wilmots avant le match.

Las... Comme au Brésil deux ans plus tôt, les Belges sont sortis sur un match frustrant au stade des quarts de finale, quittant le terrain plein d'incompréhension devant leurs supporteurs pétrifiés.

On entendait plus que les supporteurs gallois, en plein rêve.

L'Italie portée par le génie de Conte

MONTPELLIER - Le meilleur joueur de l'Italie est sur le banc... Le génie stratégique et le caractère fulminant du sélectionneur Antonio Conte ont sublimé ses joueurs au-delà des pronostics, en attendant le quart de finale titanesque de l'Euro 2016 contre l'Allemagne samedi.

«Nous avons un avantage par rapport aux autres sélections : elles n'ont pas d'Antonio Conte.» Le compliment est signé Daniele De Rossi, cadre de la Nazionale.

«Le "Mister"[son surnom] pèse plus sur le terrain qu'un joueur bon dans le un-contre-un ou les retournés», va même jusqu'à dire le Romain, incertain en raison d'une blessure pour le choc de samedi à Bordeaux.

Quelle est la recette du sélectionneur de 46 ans, qui quittera son poste après l'Euro pour prendre les rênes du club anglais de Chelsea? Comment est-il parvenu à hisser vers le haut une équipe qui manque de grandes stars [même si bien des sélections se contenteraient de ses quatre de derrière, le gardien Buffon et les défenseurs Barzagli, Bonucci et Chiellini]?

«Inutile de cacher que c'est une période difficile pour le soccer italien concernant le talent. Nous devons être une vraie équipe», répond Conte. «J'ai toujours dit, dès le départ, que le seul chemin que nous pouvions suivre, c'était d'être un club, on ne peut pas être une simple sélection», ajoute-t-il.

«La solidité dont on parle vient de là, abonde le défenseur Giorgio Chiellini, un des fidèles de Conte. C'est un travail que nous faisons depuis le 17 mai et que nous reproduisons sur le terrain.»

Et non seulement l'Italie gagne (elle a sorti l'Espagne double championne en titre en huitièmes, 2-0), mais en plus, elle propose du jeu.

Antonio Conte... (PHOTO MARCO BERTORELLO, AFP) - image 3.0

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Antonio Conte

PHOTO MARCO BERTORELLO, AFP

Tout mémoriser

Ancien milieu de terrain de la Juventus, Conte installe des routines, fait répéter inlassablement des situations pour que ses joueurs se trouvent face à des phases de jeu déjà apprises.

«Nous préparons toujours les matchs de manière minutieuse, assure-t-il. Je donne le plus d'informations possible à mes joueurs, moins ils rencontrent de problèmes, plus ils sont sereins.»

L'entraîneur «a la capacité de te faire mémoriser des trucs, des phases de jeu qui te permettent de trouver un partenaire sur le terrain quand tu es en difficulté dans une position déterminée», détaille Mattia De Sciglio, qui a gagné sa place dans le couloir gauche.

Ainsi, Chiellini a raconté que son but contre l'Espagne, où il profite d'un ballon relâché, vient d'un schéma travaillé à l'entraînement.

Pour le milieu Alessio Florenzi, «en deux ans, Conte a amené tout son bagage technique et tactique et la forte personnalité qu'il avait déjà sur le terrain. Il a accompli un gros travail pour la Nazionale».

Contre les champions du monde, son sens tactique sera mis à rude épreuve. Face à l'Espagne, «les "ragazzi" ont été extraordinaires, contre l'Allemagne il faudra une performance titanesque», prévient le sélectionneur. AFP

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