L'Angleterre éjectée de l'Euro

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Le milieu de terrain islandais Aron Gunnarsson a mené les célébrations de son équipe après l'incroyable victoire sur l'Angleterre en quarts de finale, lundi.

Agence France-Presse, Bertrand Langlois

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Emmanuel Barranguet
Agence France-Presse
Nice

Historique! L'Angleterre sort de l'Europe pour la deuxième fois en quatre jours, battue par la toujours surprenante Islande (2-1), lundi à Nice. La petite île affrontera la France en quarts de finale de l'Euro-2016.

L'aventure continue. Pour sa première participation à un grand tournoi l'Islande a poussé l'exploit encore plus loin, battant une Angleterre brouillonne. L'aventure s'arrête en revanche pour Roy Hodgson qui a logiquement annoncé sa démission du poste de sélectionneur anglais à l'issue de ce fiasco.

«J'aurais aimé rester deux ans de plus, mais c'est à quelqu'un d'autre de prendre le relais», a déclaré le technicien, qui avait survécu à l'élimination de l'Angleterre au premier tour du Mondial il y a deux ans.

Les Trois Lions doivent se trouver un nouveau guide pour le Mondial-2018 en Russie.

Et ce match alors? Le petit poucet de l'Euro a tout de suite surmonté un début de match raté, un penalty de Wayne Rooney (4), récupéré deux minutes plus tard par une frappe de Ragnar Sigurdsson (6).

Puis les Islandais ont mis K.-O. l'Angleterre sur un but signé Kolbeinn Sigthorsson à la construction brésilienne (18).

Les Anglais sont sortis sous les huées pendant que les Islandais hurlaient leur joie face à leur coin de stade.

L'Islande et sa défense de fer, sa possession de balle chiche (37% lundi, son meilleur score de l'Euro), posera des problèmes à la France. Elle a mérité sa victoire. 

«Tiki taka» islandais 

L'Angleterre a cru se faciliter le match en ouvrant le score sur penalty, par son capitaine Wayne Rooney, qui égalait le record de sélections d'un joueur de champ pour les Trois Lions, 115, comme Beckham (le gardien Peter Shilton est à 125 capes).

Sur l'action, le gardien Hannes Halldorsson, brillant depuis le début du tournoi, a bêtement percuté Raheem Sterling qui arrivait lancé.

L'Islande est réputée pour sa défense? Ses deux centraux ont assuré l'égalisation, Kari Arnason au centre et Ragnar Sigurdsson pour le coup de fouet au fond des filets, complètement lâché par Kyle Walker au marquage.

L'action du but était partie de la «spéciale» des Bleus, une touche obus de son capitaine Aron Gunnarsson, ex-handballeur, l'autre sport qui fait connaître l'Islande avec la musique électro.

L'Espagne sortie quelques heures plus tôt, l'Islande a candidaté à l'héritage du tiki-taka en construisant son second but sur un redoublement de passes léchées, une action magnifique arrivant à Kolbeinn Sigthorsson. Le buteur de Nantes a eu le temps d'armer, et Joe Hart n'a pas trouvé le temps de se déployer. 

La malédiction des gardiens anglais 

Il a touché la balle, mais elle est lentement entrée quand même dans sa cage, juste le nécessaire pour réamorcer le débat sur la malédiction des gardiens anglais.

Sonnée, l'équipe d'Hodgson a mis un peu de temps pour repartir à l'assaut. Elle a réussi à gratter quelques interstices entre les briques de la muraille bleue grâce à la vitesse de ses ailiers, Raheem Sterling et Daniel Sturridge. Sur un centre du dernier, Harry Kane a placé une belle volée, permettant à Halldorsson de se racheter (28).

En seconde période Hodgson a incorporé Jack Wilshere à la place d'Eric Dier pour placer la frappe lourde de Dele Alli plus près du but et jouer de sa complicité avec Kane à Tottenham.

L'Islande a tenu jusqu'au bout, soutenus par leurs... (Associated Press) - image 2.0

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L'Islande a tenu jusqu'au bout, soutenus par leurs fans.

Associated Press

Mais la domination anglaise est restée brouillonne, et Sigurdsson, défenseur central, n'est pas passé loin du doublé sur un retourné acrobatique (55)!

L'Angleterre a tenté d'enfoncer une seconde pointe dans le mur islandais, Jamie Vardy, à la place de Sterling. Mais l'Islande n'a que rarement tremblé, les attaquants se montrant trop maladroits ou cherchant le penalty, comme un aveu de faiblesse.

L'Islande a eu plus de balle de break, par Jon Dadi Bödvarsson (76) ou Aron Gunnarsson (84).

Ils ont tenu jusqu'au bout, soutenus par leurs fans, et leurs deux présidents, Gudni Johannesson, élu samedi mais qui ne doit prendre ses fonctions que le 1er août, et le sortant, Olafur Ragnar Grimsson. Il y en a qui sont contents d'être en Europe.

La suprématie de La Roja freinée

La suprématie de l'Espagne au Championnat d'Europe a pris fin, lundi, quand l'Italie a vaincu les doubles tenants du titre 2-0 en huitièmes de finale.

L'Italie a mérité sa victoire et s'est montrée impressionnante dès le départ au Stade de France, dominant dans toutes les facettes du jeu et créant plusieurs occasions de marquer.

Un but dans chaque demie a suffi à l'Italie pour éviter sa troisième élimination au Championnat européen face à l'Espagne et à l'assurer d'une place en quarts de finale contre un autre «vieil ennemi», l'Allemagne.

«C'est assurément une grande performance», a mentionné l'entraîneur italien Antonio Conte. «Ils ont accompli quelque chose de formidable ce soir. Ce sont de grands hommes et de merveilleux footballeurs.»

Giorgio Chiellini, membre de la résiliente défensive italienne, a procuré l'avance à son équipe à la 33e minute, quand il a poussé le ballon dans le filet lorsque le gardien espagnol David de Gea a été incapable de retenir le ballon sur le tir franc d'Eder.

Graziano Pelle a concrétisé la victoire - la première en compétition de l'Italie contre l'Espagne depuis la Coupe du monde 1994 - avec son deuxième but du tournoi à la suite d'une passe de Matteo Darmian à la 90e minute.

Le but de Pelle est survenu peu de temps après que le défenseur Gerard Piqué eut obtenu la meilleure occasion de l'Espagne de créer l'égalité. Mais le gardien italien Gianluigi Buffon a effectué l'arrêt sur un tir à courte distance.

«Il nous faut être réalistes. Nous n'avons pas le niveau que nous avions quand nous étions champions d'Europe et du monde, a analysé Piqué. Il faut l'accepter et faire notre autocritique pour arriver au Mondial en Russie (en 2018) dans de bonnes conditions et avec un meilleur niveau.»

Accepter la déception

«Nous devons accepter la déception, a pour sa part dit le milieu de terrain Andres Iniesta. Ils ont été plus efficaces dans les moments décisifs. Dans la seconde moitié du match, nous avons joué davantage notre style, mais nous avons payé le prix d'avoir été aussi prudent en défensive.»

Il s'agit de la première victoire de l'Italie aux dépens de La Roja au Championnat d'Europe depuis sa défaite sans appel de 4-0 en finale de l'édition 2012. Les Italiens avaient également été éliminés par l'Espagne en tirs de barrage en quarts de finale de l'Euro 2008.

Ce résultat confirme la fin de la domination de l'Espagne sur le football européen. Il y a deux ans, l'Espagne, championne en titre, n'avait pas franchi la phase de groupes de la Coupe du monde au Brésil. Associated Press

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