Euro: l'Italie élimine l'Espagne

Une volée limpide de Pellè en toute fin... (AP, Martin Meissner)

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Une volée limpide de Pellè en toute fin de rencontre a assuré la victoire de l'Italie en huitièmes de finale contre l'Espagne.

AP, Martin Meissner

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Paul Ricard
Agence France-Presse
Paris

Le double champion en titre sort de l'Euro dès les huitièmes de finale: l'Espagne a été éliminée lundi par l'Italie (0-2), qui prend sa revanche de la finale de 2012, et se qualifie pour un quart titanesque contre l'Allemagne.

Le dernier huitième de finale aura lieu plus tard lundi et opposera l'Angleterre à l'Islande, dans une affiche déséquilibrée sur papier. Son vainqueur affrontera la France, pays hôte, en quarts de finale dimanche. Les deux autres quarts seront Pologne-Portugal jeudi, et pays de Galles-Belgique vendredi.

Pour l'Espagne, victorieuse des Euros 2008 et 2012, et du Mondial 2010, c'est définitivement la fin d'une époque. Son déclin avait été amorcé avec l'élimination au premier tour du Mondial 2014.

Cette sortie précoce signe sans doute la retraite du sélectionneur Vicente del Bosque, 65 ans, l'homme des titres de 2010 et de 2012, après huit ans à la tête de la Roja - une éternité.

Malgré une grosse pression en fin de partie, la Roja n'a pu développer à fond le jeu d'attaque flamboyant qui a assis sa domination sur le foot européen ces huit dernières années.

La «Squadra Azzurra», elle, n'a pas refusé le jeu, bien au contraire. Elle aurait même pu s'imposer plus largement sans la grosse performance du gardien espagnol David de Gea, auteur de plusieurs parades de grande classe.

Il n'a cependant rien pu faire sur les deux buts: une frappe aussi précieuse que peu élégante du défenseur Chiellini sur un coup franc repoussé puis, en toute fin de match, une volée limpide de Pellè au milieu d'une défense espagnole en perdition.

Rivalité épique

Cette qualification est un gros pied de nez adressé par les Italiens à l'Europe du foot. Une génération moyenne et peu pourvue en stars (Buffon excepté), un championnat qui a considérablement perdu de son lustre: avant l'Euro, personne ne misait grand-chose sur eux.

Mais dans le football, les traditions sont vivaces et les clichés sont souvent des lois d'airain. La Nazionale a de nouveau prouvé qu'il ne fallait jamais l'enterrer trop vite.

Il ne serait d'ailleurs pas étonnant que le vainqueur de l'Euro soit aussi celui du quart qui se profile contre l'Allemagne, elle aussi impressionnante lors de son huitième contre la Slovaquie dimanche (3-0).

Le sélectionneur italien Antonio Conte doit en rêver pour partir en beauté. Après l'Euro, il déménagera en Angleterre pour prendre les rênes du club de Chelsea.

Le match de lundi est le nouvel épisode d'une rivalité devenue épique. Espagnols et Italiens s'étaient déjà affrontés huit fois ces huit dernières années, dont trois fois sur les deux derniers Euros (avec une qualification de l'Espagne aux tirs au but en quarts de finale de l'édition 2008 et une large victoire de 4-0 en finale en 2012).

L'empire et le confetti

Loin de ce duel de géants, Angleterre-Islande, qui clôture les huitièmes de finale, est le choc des extrêmes, l'empire du foot contre le confetti.

D'un côté, une équipe qui participe pour la neuvième fois à un Championnat d'Europe, avec pour meilleures performances une troisième place en 1968 et une demi-finale à domicile en 1996. De l'autre, une petite nation de 330 000 habitants, qui découvre les joutes du haut niveau européen.

Au regard des palmarès, le match paraît totalement déséquilibré, mais les prestations des Islandais, certes dans l'un des groupes les plus faibles de cet Euro, aiguisent tout de même l'intérêt pour cette rencontre.

L'Islande a terminé deuxième de son groupe, avec une victoire contre l'Autriche (2-1) et deux matches nuls contre la Hongrie (1-1) et le Portugal (1-1) de Cristiano Ronaldo.

Quatre buts marqués, c'est un de plus que les Anglais, invaincus lors de leurs matches de groupes contre la Russie (1-1), le pays de Galles (2-1) et la Slovaquie (0-0), mais notoirement inefficaces pour trouver les filets adverses.

«Roy Hodgson [le sélectionneur] dit qu'il n'a peur de personne, mais je n'ai pas l'impression qu'il y ait non plus la moindre équipe qui nous craigne», a résumé l'ex-buteur vedette Alan Shearer.

Deux jours de repos sont au programme de l'Euro mardi et mercredi, avant que les qualifiés pour les quarts de finale retrouvent le terrain de jeudi à dimanche.

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