Maradona supplie Messi

Maintenant qu'il a décidé de tourner la page... (AFP, Alfredo Estrella)

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Maintenant qu'il a décidé de tourner la page de sa carrière internationale à tout juste 29 ans, Messi se découvre des admirateurs, même dans la presse de son pays.

AFP, Alfredo Estrella

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Agence France-Presse
Buenos Aires

La légende du soccer argentin Diego Maradona a supplié, à l'instar de tout un pays, Lionel Messi, usé par les critiques et les déceptions à répétition, de revenir sur sa décision de tourner le dos à l'équipe d'Argentine.

Après l'avoir souvent égratigné, voire critiqué sans ménagement, Maradona a rejoint lundi le concert de ceux qui réclament le retour en sélection du fils prodigue.

«Messi doit rester en sélection, il faut qu'il reste! Il doit aller en Russie pour être champion du monde», a espéré Maradona sur le site du quotidien La Nacion, en référence à la prochaine Coupe du monde qui aura lieu en Russie en 2018.

Maintenant qu'il a décidé de tourner la page de sa carrière internationale à tout juste 29 ans, Messi se découvre des admirateurs, même dans la presse de son pays. «Ne pars pas», a lancé le journal sportif Olé, alors que le quotidien La Nacion se sentait «l'âme vidée».

Sur les réseaux sociaux, des Argentins lui font des déclarations enflammées : «Perdre des finales fait partie du sport, mais te perdre toi, c'est la défaite la plus douloureuse de toutes», écrivait ainsi un supporteur, Fede Ruiz, sur Twitter, où le mot-clé NotevayasLeo était très populaire.

Le président Mauricio Macri a lui même décroché son téléphone pour demander personnellement à Messi de rester dans la sélection.

Dimanche soir, dans la banlieue de New York, moins d'une heure après son tir au but raté et sa troisième défaite en finale en trois ans, Messi a surpris et sonné la planète soccer en annonçant qu'il renonçait définitivement à porter le maillot argentin.

«Ce garçon est saturé de critiques, qu'on le maltraite autant. C'est son droit de renoncer», a confié le premier entraîneur de Messi, Ernesto Vecchio.

Cette décision n'a pas surpris Enrique Dominguez, ancien directeur technique de Messi dans l'équipe junior de Newell's. «Je le connais depuis tout petit, il est extrêmement sensible, parfois son visage ne le montre pas, tout se passe à l'intérieur», a-t-il expliqué sur la chaîne argentine TN.

Comme en juillet 2015 au Chili, La Roja chilienne a encore eu raison de l'Argentine, selon un scénario quasi identique, en étouffant ses attaquants, dont Messi, et en faisant la différence aux tirs au but.

Mince consolation

«C'est un moment dur pour moi et pour toute l'équipe, c'est très difficile [...] J'aurais tellement voulu rapporter un titre de champion en Argentine, je m'en vais sans y être parvenu», a regretté l'attaquant vedette du Barça.

Pire : c'est le meilleur joueur du monde qui a cette fois précipité la défaite de son équipe en ratant son tir au but face au gardien chilien Claudio Bravo, son partenaire au Barça.

Impressionnante jusque-là dans cette Copa America avec 18 buts en cinq matchs, l'Albiceleste a encore craqué, échouant en finale pour la septième fois depuis son dernier titre, la Copa America 1993.

Déjà critiqué avant ce tournoi par Maradona pour son manque de personnalité, Messi (photo) a tiré les conclusions de ce nouveau revers : «J'ai fait tout ce que j'ai pu, mais ce n'est pas pour moi. On a encore perdu une finale, cela me fait très mal de perdre, en plus aux tirs au but. Ma décision est prise.»

Il garde comme consolation une médaille d'or olympique aux Jeux de Pékin en 2008.

«Messi ne sera pas le seul à arrêter»

L'attaquant de Manchester City Sergio Agüero a prévenu que d'autres internationaux argentins songeaient à imiter leur capitaine, Lionel Messi.

«Il est probable que Messi ne sera pas le seul à prendre sa retraite internationale», a affirmé Agüero après la défaite de son équipe en finale de la Copa America 2016 contre le Chili.

«C'est notre défaite la plus dure à accepter», a-t-il insisté, en référence aux finales des trois derniers rendez-vous majeurs (Mondial 2014, Copa America 2015 et 2016) que l'Argentine a perdues.

Agüero n'a pas précisé s'il songeait lui-même à arrêter.

Outre le buteur de City, âgé de 28 ans, cette remise en question pourrait concerner en premier lieu Javier Mascherano, qui a disputé à 32 ans son 123e match avec l'Argentine, voire Gonzalo Higuain.

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