Euro: la France accède aux quarts de finale

Le Français Antoine Griezmann a marqué les deux... (photo Valery Hache, archives afp)

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Le Français Antoine Griezmann a marqué les deux buts des siens dans le match de huitièmes de finale contre l'Irlande, dimanche.

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Paul Ricard
Agence France-Presse
Lyon

L'équipe de France est passée près d'une catastrophe, et a longtemps craint d'être éliminée de l'Euro organisé sur son sol avant de se qualifier pour les quarts de finale en battant l'Eire 2-1, grâce à un doublé d'Antoine Griezmann.

En quarts de finale, les Bleus affronteront le dimanche 3 juillet le vainqueur du match Angleterre - Islande, qui a lieu lundi.

Qui aurait pu dire avant la rencontre qu'un tel soulagement accueillerait la qualification face à l'Eire, équipe censée être largement inférieure? Ce soulagement a pourtant été à la mesure de la frayeur que se sont faite les Français à cause d'une entame de match catastrophique, qui aurait pu les renvoyer aux pires fiascos de leur histoire récente.

Ils ont été menés au bout de 120 secondes seulement après un tir de pénalité concédé par Paul Pogba, décidément bien décevant dans cet Euro. Ce coup de tonnerre a sonné le début d'une période calamiteuse pour les Français, crispés par la pression, incapables de développer leur jeu et constamment mis en danger dans leur surface par les Irlandais.

Il a fallu attendre la seconde période pour voir Griezmann marquer un doublé libérateur (57e et 61e minutes), alors que le sélectionneur Didier Deschamps avait musclé l'attaque française en faisant entrer Kingsley Coman après la mi-temps.

Griezmann rejoint le Gallois Gareth Bale et l'Espagnol Alvaro Morata en tête du classement des buteurs (3-3).

Du coeur mais quoi d'autre?

La France a même terminé à 11 contre 10 après l'exclusion de Duffy, sans toutefois parvenir à marquer à nouveau, Griezmann manquant un triplé dans les dernières minutes.

Pour Deschamps, le soulagement de la qualification ne masque pas les innombrables questions en suspens pour la suite de la compétition, après un premier tour déjà globalement peu enthousiasmant (victoires in extremis 2-1 contre la Roumanie, puis 2-0 contre la Suisse, nul 0-0 contre la Suisse).

Alors qu'on attendait son attaque de feu, alors que Pogba était censé éclabousser l'Europe de son talent, l'équipe de France a surtout montré jusqu'à présent qu'elle avait du coeur et les ressources mentales pour renverser une situation.

À elles seules, ces qualités certes louables risquent de ne pas suffire. Et les Bleus devront faire bien mieux s'ils veulent marcher sur les traces de leurs aînés, vainqueurs des précédentes compétitions organisées à domicile, l'Euro 84 pour Michel Platini et le Mondial de 98 pour Zinédine Zidane.

D'autant qu'en quarts de finale, la France sera privée du milieu N'Golo Kanté et du défenseur central Adil Rami, suspendus après avoir reçu un nouveau carton jaune dimanche.

Dans les deux autres huitièmes de finale de dimanche, l'Allemagne, championne du monde en titre, affronte la Slovaquie, et la Belgique la Hongrie, une des équipes-surprises du tournoi.

«Nous jouons le champion du monde, le défi est immense pour nous, a résumé le sélectionneur slovaque Jan Kozak. Nous avons besoin d'une défense solide, c'est le seul moyen d'avoir un bon résultat.»

À propos de défense, celle de l'Allemagne devrait pouvoir compter sur Jerome Boateng, dont la blessure à un mollet n'inquiète plus le sélectionneur Joachim Löw. «Il a participé à l'entraînement et il ne s'est pas plaint après», a assuré le coach des champions du monde.

Kiraly, le «vieux»

Les Slovaques de Marek Hamsik et de Martin Skrtel ont battu les Allemands en amical fin mai (3-1). Mais Kozak ne se berce pas d'illusion: «je crois que pour eux, la compétition commence vraiment dimanche».

Les deux équipes évolueront sur la nouvelle pelouse de Lille: l'ancienne, décriée depuis le début du tournoi, a été remplacée jeudi par du gazon venu des Pays-Bas.

Le vainqueur de cette huitième de finale peut trembler: au tour suivant, il trouvera sur son chemin le vainqueur d'Italie-Espagne, choc au sommet et revanche de la finale de 2012 qui aura lieu lundi.

Sur le papier, Belgique-Hongrie est encore plus déséquilibré que les deux autres matches de dimanche. Selon les évaluations des analystes financiers, le milieu belge Kevin de Bruyne vaut plus que la valeur de tous les Hongrois sur le marché des transferts.

«Que puis-je répondre à cela? Cela ne nous intéresse pas», a balayé l'Allemand Bernd Storck, coach de la Hongrie.

Emblème de cette équipe surprenante, le gardien Gabor Kiraly, atypique à cause de son âge, 40 ans, de son physique empâté et de son bas de survêtement gris si vintage.

«Putain, il vit toujours celui-là, il est encore là?» en a souri Marc Wilmots, le sélectionneur belge, qui avait croisé Kiraly sur les terrains dans son autre vie, quand il était encore joueur.

En quarts, le vainqueur affrontera le pays de Galles, qui s'est qualifié samedi.

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