«Wessi» et son parcours tortueux

Wesley Hoolahan a marqué contre la Suède lors... (AFP, PAUL ELLIS)

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Wesley Hoolahan a marqué contre la Suède lors du match de lundi dernier. L'Irlandais a souvent été ignoré par la sélection de son pays en raison de son comportement en dehors du terrain.

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Agence France-Presse
Londres

«Après les matchs, c'était burger, frites et pintes.» Le meneur irlandais Wesley Hoolahan, surnommé «Wessi» mais longtemps privé d'Eire, a montré qu'il avait digéré une jeunesse faite d'incompréhensions avec sa sélection en marquant à 34 ans lors de l'Euro 2016.

«Je ne l'ai découvert qu'il y a quelques années seulement», reconnaît l'entraîneur adjoint Roy Keane, alors que le joueur a signé un match complet lundi contre la Suède (1-1), ponctué d'une splendide demi-volée.

«Il n'a pas trop joué au haut niveau, s'est révélé sur le tard, mais il a toujours eu du talent et c'est super qu'à 34 ans il arrive à peser dans un si grand tournoi. Il a bien mûri. Bon, quand il a marqué, on ne s'est pas non plus regardés sur le banc en se grattant la tête. On savait de quoi il était capable», poursuit Keane.

Surnommé «Wessi» ou le «Messi irlandais» à Norwich, le meneur, qui se mesurera à la Belgique samedi, a pourtant eu un parcours tortueux en sélection.

Son dernier but n'est ainsi que le troisième, même si il ne compte que 31 capes. Quatre ans et demi séparent également sa première sélection, en mai 2008, de la deuxième, en novembre 2012.

Le sélectionneur de l'époque, le rigoureux Giovanni Trapattoni n'était en effet pas fan de ce joueur de rue à l'hygiène de vie longtemps improbable, bourlingueur dans les différents championnats britanniques mais pas vraiment une star en Premier League.

Recentré par un Écossais

Au pays, de nombreux doutes subsistaient également sur la capacité du Dublinois à franchir un cap.

Il prenait l'avion pour manger chez sa mère

Pourtant, dès 2002, la question avait été posée au sélectionneur d'alors Mick McCarthy de savoir pourquoi le jeune ailier jouait encore dans le championnat irlandais et pas à Manchester United.

«Plus jeune, vous ne réalisez pas toujours ce que c'est qu'un régime», répond l'intéressé en repensant à l'époque où il prenait l'avion pour retourner manger chez sa mère. «Mais je me sens toujours jeune et en forme. C'est Paul Lambert à Norwich qui m'a fait passer de l'aile gauche à numéro 10. Ce qui m'a aidé à toucher plus le ballon, car avant j'étais isolé sur le côté».

Après Shelbourne, son club formateur quitté en 2005 à 23 ans, Hoolahan s'est perdu en Écosse à Livingston, puis deux ans à Blackpool en Angleterre avant d'échouer en 2008 à Norwich. En 2009, son entraîneur écossais l'a recentré, pour le plus grand bonheur des Canaries.

Depuis, le poids plume (1,68 m pour 71 kg) fait l'ascenseur entre la troisième division et l'élite, qu'il a découverte à 29 ans.

En 16 ans de carrière, Wesley n'en a ainsi passé que quatre en Premier League. Lors de la dernière, il a inscrit quatre buts et délivré quatre passes décisives sans que cela empêche son club d'être relégué.

«C'est dommage pour le foot irlandais qu'il ait perdu autant de temps, qu'on ne lui ait pas donné sa chance», regrette son compatriote Robbie Brady. «C'est toujours un joueur de classe. Il se prépare bien, il est dans une forme incroyable. Il semble s'améliorer avec l'âge.»

«C'est un de ces gars, vous pensez qu'on va lui prendre le ballon mais il arrive toujours à passer en sortant quelque chose de génial. C'est un plaisir de jouer avec lui et de le voir évoluer», poursuit son coéquipier.

Reste à voir si les Belges apprécieront aussi.

«Des terroristes du sport»

Et revoilà les fans à problèmes, «des terroristes du sport» selon le sélectionneur Ante Cacic (photo). La Croatie, qui menait 2-1, a fait match nul face à la République tchèque (2-2) dans une rencontre brièvement interrompue par des fumigènes et un pétard venus de la tribune croate, vendredi à Saint-Étienne.

La Croatie avait fait le plus dur pour s'offrir le chemin des huitièmes de l'Euro 2016, mais a été pénalisée par celui qui est censé être son plus grand soutien : son 12e homme dans les tribunes.

À la 86e, les stadiers ont dû rentrer sur le terrain pour évacuer les fumigènes. C'est alors qu'un pétard a été lancé en direction de l'un d'entre eux. Des partisans croates se sont également échangé des coups dans la tribune d'où les jets sont partis.

«Ce ne sont pas des partisans, mais des terroristes du sport», a fustigé le sélectionneur de la Croatie Ante Cacic, qui s'est dit «très triste» de la tournure des événements alors que son équipe «a joué un aussi bon match».

La Croatie avait connu un bon départ. Ivan Perisic et Ivan Rakitic ont marqué les deux premiers buts du match, avant de voir Milan Skoda rétrécir l'écart à la 76e minute. Le réserviste Tomas Necid a marqué le but égalisateur (90 + 3) à la suite d'un penalty obtenu en fin de match. Avec La Presse Canadienne

L'Espagne accède aux huitièmes de finale

Alvaro Morata a réussi un doublé et l'Espagne a facilement blanchi la Turquie 3-0, vendredi, pour accéder aux huitièmes de finale du Championnat européen de soccer. Ce triomphe a propulsé l'Espagne au sommet du groupe D avec six points en deux matchs, soit deux de plus que la Croatie. Morata a donné les devants aux champions en titre en redirigeant habilement de la tête à la 34e minute une passe transversale de Manuel Nolito Agudo. Ce dernier a doublé l'avance des siens trois minutes plus tard en décochant un tir à bout portant, après que la passe de son coéquipier Cesc Fabregas eut dévié sur le défenseur turc Mehmet Topal. Morata a marqué son deuxième filet du match à la 48e, après avoir accepté une courte passe de Jordi Alba. Ce dernier s'était faufilé dans la zone payante après avoir capté une brillante passe d'Andres Iniesta. AP

Courte victoire de l'Italie

Le but tardif d'Eder a procuré une courte victoire de 1-0 à l'Italie contre la Suède et un laissez-passer pour les huitièmes de finale. L'attaquant originaire du Brésil a enroulé sa frappe dans le coin droit du filet suédois à la 88e minute de jeu, après que le réserviste Simone Zaza eut redirigé de la tête une longue touche de Giorgio Chiellini. «C'était un beau but, a convenu Eder. Ça me rappelle mon premier but pour l'Italie. C'était en phase de qualifications contre la Bulgarie. Je me suis détendu, le ballon est entré et j'étais très heureux.» L'attaquant suédois Zlatan Ibrahimovic a de nouveau été muselé. Les Italiens avaient entamé le tournoi avec un gain de 2-0 contre la Belgique. AP

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