Schweinsteiger fait des siennes pour l'Allemagne

Le meneur de jeu des Allemands, Bastian Schweinsteiger,... (AFP, Martin Bureau)

Agrandir

Le meneur de jeu des Allemands, Bastian Schweinsteiger, n'a joué qu'en fin de match, mais il a trouvé le moyen de marquer à la 92e minute.

AFP, Martin Bureau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse

Comme un symbole! C'est Bastian Schweinsteiger qui, à peine entré en jeu en fin de match, a profité de ses premières minutes de jeu depuis la fin du mois de mars pour sceller le gain de 2-0 de l'Allemagne contre l'Ukraine et adresser un message à la concurrence : les champions du monde sont lancés!

«Schweini», entré en jeu à la 90e minute, a marqué deux minutes plus tard, permettant à la Mannschaft de rejoindre la Pologne en tête du groupe C et de faire oublier les imperfections, notamment en défensive.

«C'est incroyable que cela se soit passé ainsi, je n'aurais pas rêvé mieux», a déclaré le milieu de 31 ans, qui assure que sa blessure à un genou «est guérie».

«La course jusqu'au but a été longue, je suis un peu essoufflé», a-t-il encore rigolé à propos de son sprint pour reprendre un centre d'Özil au bout du temps additionnel.

«Un Bastian Schweinsteiger vaut de l'or», s'est félicité son entraîneur Joachim Löw. «C'est important d'avoir sa personnalité, son expérience, il peut beaucoup apporter à l'équipe.»

Gagner leur premier match en compétition sans prendre de but est une bonne habitude prise par les Allemands depuis qu'ils sont entraînés par Löw, et ils n'y ont pas dérogé cette fois-ci non plus.

Comme souvent aussi, le succès a été un peu laborieux, même si l'Ukraine a progressivement baissé le pied après une première demie où elle a su parfois exploiter les hésitations de l'arrière-garde allemande.

Stratégie gagnante

Löw avait finalement choisi d'associer Shkodran Mustafi dans l'axe de la défense à Jerome Boateng. Bien lui en a pris, puisque sur un coup-franc magistralement tiré par Kroos, le défenseur d'origine albanaise, au deuxième poteau, propulsait le ballon dans la lucarne de Pyatov de la tête à la 19minute.

Un but sur la première occasion allemande qui masque assez mal la difficulté que la Mannschaft a eu à déséquilibrer le solide bloc défensif ukrainien surtout en première période. Préféré en pointe à Mario Gomez, Mario Götze n'a guère été en vue.

L'Ukraine a livré le match que l'on attendait, avec un gros pressing et des contres rapides, mais elle a trouvé sur sa route un Manuel Neuer des grands jours, avec des parades décisives sur un tir qui partait dans sa lucarne (4e) et sur une tête de près de Khacheridi (27e).

Le gardien allemand a cependant failli tout gâcher en sortant inconsidérément à la 88e minute et en se faisant lober par la tête en retrait de Mustafi, heureusement non cadrée.

La Croatie et la Pologne victorieux

À Paris, la vitesse de réaction de Luka Modric a permis aux Croates de battre la Turquie 1 à 0 dans le groupe D de l'Euro, dimanche. Le milieu de terrain du Real Madrid a frappé au vol un ballon fort mal dégagé, quatre minutes avant la fin de la première demie. La bourde turque est venue de Selcuk Inan, près de la zone de réparation. Modric a battu Volkan Babacan en décochant juste avant que le ballon touche le sol, après un séjour en altitude au Parc des Princes. Un but de haut calibre. Du côté de Nice, Arkadiusz Milik a fait mouche six minutes après le retour du vestiaire et la Pologne a vaincu l'Irlande du Nord 1-0, dans le groupe C. Malgré un bel effort du défenseur Craig Cathcart pour le contrer, son tir a trouvé le fond du but du côté rapproché, à la suite de la passe effectuée par Jakub Blaszczykowski.

Ciman loin des yeux, près du coeur

Laurent Ciman a joué les héros le 5 juin... (AFP, John Thys) - image 4.0

Agrandir

Laurent Ciman a joué les héros le 5 juin en inscrivant le but de la victoire (3-2), son premier chez les Diables.

AFP, John Thys

C'est la belle histoire de ce début d'Euro. Quand il est parti jouer à Montréal, un choix du coeur dicté par l'autisme de sa fille, le défenseur belge Laurent Ciman pensait dire adieu à la sélection. Lundi face à l'Italie, il sera finalement titulaire, après de nombreux forfaits.

En quelques semaines, le joueur de l'Impact de Montréal est devenu l'un des chouchous des supporteurs. Son parcours, c'est vrai, a de quoi émouvoir.

Janvier 2015. Alors qu'il est pressenti dans quelques formations françaises, Ciman décide de quitter le Standard de Liège, où il évolue depuis cinq ans, pour le... Québec. Un transfert qui étonne et qui est le choix du coeur. «Ma petite fille, Nina, est autiste. Or c'est au Canada que les soins concernant ce handicap sont les plus poussés. Il arrive un moment où la famille compte plus que tout», expliquait-il à l'époque.

En Belgique, l'histoire de Ciman met en lumière les lacunes dans le traitement de l'autisme. Même la ministre de la Santé est interpellée sur le sujet. Le joueur souhaite que l'exemple de sa fille serve à améliorer la situation dans son pays.

Patron de la défensive de l'Impact

Avec l'Impact, où il partage le même vestiaire que l'Ivoirien Didier Drogba, Ciman devient vite le patron d'une défensive béton au point d'être désigné meilleur défenseur de la MLS dès sa première saison. À Montréal, dans un championnat regardé avec condescendance depuis l'Europe, Laurent Ciman s'éloigne toutefois de l'équipe nationale et Marc Wilmots ne le sélectionne plus dans son noyau.

Entre Ciman et les Diables rouges, cela n'a jamais été une grande histoire d'amour. Repris dans la sélection pour le Mondial 2014 au Brésil, il sera le seul joueur de champ à ne pas être utilisé.

Selon ses proches, il en sera fort affecté. Mais en garçon poli et calme, il ne dira rien, n'élèvera jamais la voix. «Je ne suis pas du genre à mettre le bazar.»

S'il ne participe pas à la campagne qualificative pour l'Euro 2016, son nom revient pourtant à la une en avril dernier après les soucis physiques de plusieurs défenseurs belges.

Laurent Ciman ne fait toutefois pas partie de la présélection annoncée par Wilmots en mai. Nouvelle déception. Mais l'avalanche de forfaits dans l'axe de la défensive (Kompany, Lombaerts, Boyata, Engels) et la santé précaire de Thomas Vermaelen conduisent le sélectionneur à rappeler son «Canadien».

Ciman obtient du temps de jeu lors des matchs préparatoires face à la Suisse et la Norvège, devenant le héros de cette dernière rencontre en inscrivant le but de la victoire (3-2), son premier chez les Diables.

Et, surtout, au poste d'arrière droit, il se montre le plus convaincant parmi les joueurs testés (Denayer, Witsel, Alderweireld) au point d'être candidat numéro un pour occuper le poste face à l'Italie, lundi à Lyon dans le premier match de la Belgique à l'Euro.

Russes et Anglais menacés d'expulsion

Des bagarres entre partisans anglais et russes ont... (AP, Thanassis Stavrakis) - image 6.0

Agrandir

Des bagarres entre partisans anglais et russes ont éclaté dans les tribunes du stade de Marseille, lors de l'affrontement des équipes de l'Angleterre et de la Russie.

AP, Thanassis Stavrakis

Le hooliganisme a effectué un retour en force à l'Euro 2016 et les autorités françaises ont bien du mal à gérer cette soudaine montée de violence. L'Angleterre et la Russie ont été menacées de disqualification, dimanche, si leurs partisans sont impliqués dans de nouveaux incidents violents en marge du tournoi. 

Les escarmouches entre partisans anglais et russes ont escaladé dans les rues de Marseille trois jours avant leur affrontement de samedi, ponctué de nombreuses bagarres dans les tribunes.

Le hooliganisme qui a terni le soccer anglais dans les années 70, 80 et 90 a été en grande partie éradiqué du championnat national, le nombre d'arrestations lors des rencontres de la Premier League chutant dramatiquement au XXIe siècle. Il y a également eu moins de problèmes avec les partisans anglais pendant la Coupe du monde de 2006, en Allemagne, et celle de 2010, en Afrique du Sud, ou encore au dernier Euro 2012, organisé par la Pologne et l'Ukraine.

L'UEFA a admis qu'il y avait eu des «problèmes de ségrégation» au Vélodrome, où la Russie et l'Angleterre se sont livré un verdict nul de 1-1. La confédération européenne a indiqué que des correctifs seront apportés, de concert avec les autorités locales.

La Russie, qui accueillera la Coupe du monde dans deux ans, a déjà été sanctionnée par l'UEFA après qu'il eut été déterminé que ses partisans avaient été à l'origine du désordre dans le stade. Des partisans anglais assis à l'une des extrémités ont été attaqués après que les agents de sécurité n'eurent pas été en mesure de garder les deux groupes séparés.

S'il y a de plus amples perturbations causées par les partisans des deux nations, qui se déplaceront dans le nord du pays pour leurs prochains duels, la Russie ou l'Angleterre - voire les deux - pourrait être expulsée. La Russie se dirige notamment vers Lille, qui bénéficie d'un lien ferroviaire direct avec Londres, faisant craindre à un afflux de partisans anglais dans la ville, puisqu'elle ne se trouve qu'à 30 km de Lens, où l'Angleterre doit disputer son prochain affrontement.

Actes dérangeants

Par ailleurs, le gouvernement français a promis dimanche d'expulser tous les hooligans étrangers, indiquant que leurs actes de violence sont source de distraction pour la police, dont la tâche première est de protéger la France d'attaques terroristes.

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a précisé avoir ordonné aux autorités locales d'émettre des avis d'expulsion à tous les partisans étrangers «dont le comportement compromet l'ordre public». «Leurs gestes empêchent nos policiers de se concentrer sur leur tâche principale, qui est de protéger le pays de la menace terroriste», a-t-il dit.

Par communiqué, le ministre a indiqué que 116 personnes avaient été arrêtées depuis vendredi dans des incidents liés à l'Euro. Pas moins de 63 d'entre eux sont toujours détenus. Trois individus ont été expulsés de France.

La France accueille le tournoi de 24 nations alors que l'état d'urgence, décrété à la suite des attaques terroristes ayant fait 130 victimes à Paris, en novembre, est toujours en application.

Organisés, les hooligans russes ciblaient les fans anglais

Sébastien Louis, spécialiste des supporteurs radicaux en Europe, était présent à Marseille. Il pointe la responsabilité de hooligans russes. «Le problème n'était pas l'alcool, mais ces "hools" russes qui sont venus de manière extrêmement organisée.» Selon lui et un autre spécialiste, Geoff Pearson, chercheur à l'université de Manchester, il y avait «très peu de hooligans parmi les supporteurs anglais», notamment «grâce au travail en amont de la police anglaise». Mais selon Sébastien Louis, «150 supporteurs russes» déterminés à en découdre, sont venus en camionnette après avoir atterri par avion non pas directement en France, mais «en Suisse ou en Italie», échappant ainsi à la surveillance aux frontières. AFP a joint par téléphone l'un de ces hooligans, qui a fait l'aller-retour Moscou-Marseille en moins de 48 heures. Âgé de 30 ans, responsable de relations publiques pour une entreprise, avec une femme et deux enfants, il a «vu les principales bagarres et y a participé dans une certaine mesure». Cet homme, Vladimir (il refuse de donner son nom de famille), dresse le portrait du hooligan russe : «entre 20 et 30 ans, sportif, amateur de boxe et de tout genre d'arts martiaux». «Les Anglais disent toujours qu'ils sont les seuls hooligans. Nous sommes venus démontrer que les Anglais sont des fillettes.»  Avec AP

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer