Le météore Infantino élu à la tête de la FIFA

Gianni Infantino a salué les électeurs en tapotant sa... (AP, Patrick B. Kraemer)

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Gianni Infantino a salué les électeurs en tapotant sa main droite sur son coeur et il a dû reprendre son sang-froid avant de commencer son discours d'acceptation.

AP, Patrick B. Kraemer

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Agence France-Presse
Zurich

Gianni Infantino est le nouveau patron du football mondial. Élu vendredi, le successeur de Joseph Blatter et neuvième président de la FIFA aura la lourde tâche de restaurer l'image de l'institution, ravagée par les scandales de corruption et cernée par la justice.

Le juriste italo-suisse de 45 ans l'a emporté au deuxième tour avec 115 voix contre 88 pour le cheikh bahreini Salman, président de la Confédération asiatique. Le prince jordanien Ali (4), unique concurrent contre «Sepp» Blatter en 2015, et le Français Jérôme Champagne (0) ont été relégués à un rôle de simple figurant.

Infantino sera président jusqu'en mai 2019, complétant le reste du mandat de Blatter. L'Association canadienne de soccer appuyait sa candidature.

«Il apporte toutes les qualités avec lui pour poursuivre mon travail», a assuré Blatter dans un communiqué de félicitations. Une formulation bien ironique quand on sait que tourner la page des 17 années de l'ère Blatter est le principal défi d'Infantino.

Forcé à la démission le 2 juin, trois jours à peine après sa réélection pour un cinquième mandat, Blatter (80 ans le 10 mars) est suspendu six ans, notamment pour un versement douteux de près de 2 millions $US à Michel Platini (lui aussi suspendu six ans).

Autre ironie : alors qu'il est censé incarner une ère nouvelle, Infantino ne manque pas de points communs avec Blatter. Il est né à Brigue, à 10 km du village natal de son prédécesseur. Il est aussi issu de l'administration et a lui aussi gagné sur des promesses d'aide au développement. Dans son discours précédant le vote, il avait ainsi indiqué vouloir «redistribuer 25 % des revenus de la FIFA aux fédérations», un argument qui a sans doute fait mouche.

«J'ai l'étrange sensation que si Infantino enlève son masque, on verra Sepp Blatter», a ironisé l'ancien international anglais Gary Lineker sur Twitter.

Retard de 550 millions $

La trajectoire d'Infantino a été météorique. Secrétaire général de l'UEFA depuis 2009, il a longtemps navigué dans l'ombre de son patron Platini, avant de devenir le candidat de substitution de l'Europe dès le début des ennuis de son mentor. Vendredi, il a d'ailleurs glissé avoir «une très forte pensée» pour Platini, qui faisait figure de grandissime favori avant sa disgrâce.

L'ancien avocat a salué les électeurs en tapotant sa main droite sur son coeur et il a dû reprendre son sang-froid avant de commencer son discours d'acceptation. «Nous restaurerons l'image et le respect de la FIFA. Et tout le monde va nous applaudir», a-t-il insisté à la tribune, en anglais et en français.

La tâche qui l'attend s'annonce herculéenne : redorer auprès du grand public et des commanditaires le blason d'une organisation qui traverse la plus grave crise de son histoire. Sur le plan économique, Infantino va également devoir affronter un «environnement difficile», selon le secrétaire général intérimaire Markus Kattner. Malgré des réserves de 1,5 milliard $, la FIFA est «en retard de 550 millions $  sur ses objectifs financiers d'ici à 2018». Selon une source, des pertes un peu supérieures à 100 millions $ devraient être enregistrées en 2015.  Avec AP

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