Le Dynamo ne pourra joindre la United Women Soccer

La direction de l'Association canadienne de soccer interdit... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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La direction de l'Association canadienne de soccer interdit au Dynamo et aux Comètes de Laval d'évoluer au sein de la UWS, qu'elle estime du même calibre que celui offert au Québec. La décision est sans appel.

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(Québec) À l'approche de sa troisième saison, le Dynamo de Québec se retrouve le bec à l'eau. En raison du refus de l'Association canadienne de soccer, le club féminin de la région de Québec ne pourra pas se joindre à la United Women Soccer, une nouvelle ligue appelée à succéder à la W-League.

La décision est tombée, cette semaine, et elle est sans appel. La direction de l'ACS interdit au Dynamo et aux Comètes de Laval d'évoluer au sein de la UWS, qu'elle estime du même calibre que celui offert au Québec.

«Afin de protéger le développement du sport dans notre pays, toutes nouvelles demandes de sanction transfrontalière ne seront accordées que là où un niveau similaire de soccer n'est pas disponible à l'intérieur de la province ou région respective. Par conséquent, la demande des Comètes de Laval et du Dynamo de Québec d'opérer au sein d'une ligue amateur basée aux États-Unis est refusée, au motif que le soccer amateur féminin est prévu par la FSQ», leur fait savoir Soccer Canada. Une réponse identique a été transmise au Soleil, jeudi.

Directeur sportif du Dynamo, Helder Duarte ne comprend pas la décision défavorable envers les deux formations, qui regroupaient plusieurs des meilleures joueuses au Québec. «Selon nous, il y a un grand écart de calibre entre la UWS et la Ligue élite. Il n'y a aucune comparaison possible. Je trouve ça bizarre que l'Association canadienne pense que c'est le même niveau.

«Au moment où le soccer féminin profite d'un élan avec la récente Coupe du monde disputée au Canada et la qualification pour les Jeux olympiques de Rio, on fait un pas en arrière, ça manque un peu de cohérence», ajoutait Duarte.

Après avoir joué sous le nom de l'Amiral pendant cinq ans, le Dynamo, qui comptera un club masculin dans la Première Ligue de soccer du Québec en 2017, venait de disputer deux saisons dans la W-League, qui s'est sabordée au terme de la dernière campagne. En 2015, la formation dirigée par Marc Mounicot a atteint le carré d'as, bouclant le calendrier avec une fiche de 8-2-2 après une rentrée limitée à une victoire en 2014.

Québec et Laval auraient joué contre six clubs basés dans les États de New York, du New Jersey, du Massachusetts et de la Pennsylvanie. «Le fait de jouer dans cette ligue a vraiment aidé au développement des joueuses. À court terme, il n'y a rien à faire, on cherchera une solution pour l'an prochain», notait Duarte.

Déçues et indécises

En 2015, le Dynamo alignait notamment Gabrielle Carle, membre de l'équipe nationale. Pour sa part, l'attaquante Mélissande Guy devrait accrocher ses crampons.

«Je ne me vois pas revenir dans le AAA après avoir joué dans le semi-pro, où j'avais encore des défis. Le niveau n'est clairement pas pareil. Je me souviens de ma première présence avec l'Amiral, j'avais frappé un mur tellement c'était fort.

«Il y a une corrélation à faire entre la progression du Rouge et Or et le fait que plusieurs joueuses évoluaient dans le semi-pro, l'été. Les filles sont déçues et indécises sur ce qu'elles feront. Moi, ça devait être ma dernière saison, c'est moins fâchant que pour d'autres, mais j'aurais aimé arrêter par moi-même, pas être forcée de le faire.»

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