Platini déclare forfait pour la tête de la FIFA

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Agence France-Presse
Paris

Le calendrier était trop serré : Michel Platini a logiquement renoncé jeudi à maintenir sa candidature à la présidence de la FIFA, faute de temps suffisant pour épuiser les différents recours face à sa suspension de huit ans de toute activité liée au foot.

Dans un entretien exclusif à paraître vendredi dans L'Équipe, le Français de 60 ans explique : «Je ne me présenterai pas à la présidence de la FIFA. Je retire ma candidature. Je ne peux plus, je n'ai plus le temps ni les moyens d'aller voir les électeurs, de rencontrer les gens, de me battre avec les autres.»

Les regrets sont vifs pour Platini, toujours compétiteur dans l'âme, comme il l'expose dans L'Équipe : «Comment remporter une élection quand on est empêché de faire campagne? Je me suis battu comme je l'ai toujours fait dans ma vie, mais on ne m'a pas donné la possibilité de concourir ce coup-ci.»

L'élection est certes prévue le 26 février, à Zurich, mais les candidatures devaient être enregistrées le 26 janvier, au plus tard. Or, à la date de jeudi, le président suspendu de l'UEFA n'avait toujours pas reçu les motivations de la sanction prononcée le 21 décembre par la justice interne de la FIFA.

Au coeur du dossier : le fameux versement de quelque 2,75 millions $CAN en 2011, pour un travail de conseiller de Sepp Blatter achevé en 2002. Pour Platini, il s'agit d'un reliquat de salaire payé sur la base d'un contrat oral. La justice interne de la FIFA y a vu elle «conflit d'intérêts», «abus de position» et «gestion déloyale».

Blanchir son nom

L'important pour l'ex-triple Ballon d'or est maintenant de blanchir son nom de toutes les accusations, même s'il sait que des traces resteront, comme il l'avait souligné le 22 décembre : «Quoi qu'il advienne mon image aura été écornée, j'en aurais pris plein la gueule. On m'a mis dans le même sac que Blatter.»

Platini  faisait figure d'ultra-favori pour succéder à Blatter, également suspendu huit ans. Il n'y a plus désormais que cinq candidats encore en lice : l'ancien membre de la FIFA Jérôme Champagne, le secrétaire général de l'UEFA Gianni Infantino, l'homme d'affaires sud-africain Tokyo Sexwale, le prince jordanien Ali et le président de la Confédération asiatique, Cheick Salman Bin Ebrahim Al Khalifa. Ce dernier et Infantino font figure maintenant de favoris. Infantino était en effet le plan B de l'UEFA si son champion, Platini, était empêché de se présenter.

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