Zidane à la tête du Real Madrid

«Zizou» aura la tâche de relever le Real... (AFP, Gerard Julien)

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«Zizou» aura la tâche de relever le Real Madrid après les mauvais résultats du club sous la gouverne de Rafael Benitez. Pour l'ancienne légende du Real, il s'agit d'un prolongement logique de sa nomination à la tête de la réserve à l'été 2014.

AFP, Gerard Julien

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Harold Heckle
Associated Press
Madrid

Le salut du Real Madrid est entre ses mains et c'est un sacré défi : Zinédine Zidane a été nommé entraîneur, lundi, après l'éviction de Rafael Benitez, avec la mission de sauver le club merengue d'une deuxième saison blanche d'affilée.

Un rude baptême du feu attend l'icône du football français (43 ans), dont les débuts de technicien dans l'élite auraient été plus tranquilles à la tête d'un autre club que le Real, géant planétaire 10 fois titré en Ligue des champions.

Mais Zidane, ancienne légende du club, était sans doute destiné à y entraîner un jour, dans le prolongement logique de sa nomination à la tête de la réserve à l'été 2014. Et en tant qu'entraîneur, il a ainsi l'opportunité de se montrer d'entrée à la hauteur du joueur d'exception qu'il a été.

«Zidane est à partir de maintenant le nouvel entraîneur du Real Madrid. Et pour moi, c'est une fierté de t'avoir à mes côtés parce que pour toi, le mot impossible n'existe pas», a dit le président du Real Florentino Pérez lors d'un court discours au stade Santiago-Bernabeu, en présence du Français et de sa famille.

Cette nomination est un aboutissement pour Zidane, même si le calendrier a sans doute été un peu précipité par le départ de Benitez, victime de ses mauvais résultats et qui laisse le Real à la troisième place de la Liga, à quatre longueurs de la première place occupée par l'Atletico Madrid.

Fin novembre, Zidane a d'ailleurs reconnu que malgré l'obtention en mai 2015 de son diplôme d'entraîneur, il lui manquait «beaucoup de choses» pour franchir le pas. Mais il s'est montré plus affirmé lundi pour sa première prise de parole, regard droit, chemise blanche et veste bleue.

«Je vais faire de mon mieux pour que cette équipe gagne à la fin de l'année, a dit Zidane. C'est un jour très important pour moi et certainement comme pour tous les entraîneurs, j'ai un peu d'émotion, plus que lorsque j'ai signé comme joueur, mais c'est normal. Je vais tenter d'y mettre tout mon coeur, a-t-il ajouté. Je crois que tout va bien se passer.»

Candidat idéal

«Zizou» est apparu ces dernières semaines comme le candidat idéal, outre le fait d'être immédiatement opérationnel : il reste adulé par les supporteurs du Real, qui se souviennent de sa volée d'anthologie en finale de la C1 2002, il connaît bien le club pour y avoir joué cinq ans (2001-2006) avant de rejoindre l'encadrement en 2009, et c'est un protégé du président Florentino Pérez. «Il sait mieux que personne ce que c'est que d'être dans l'équipe première du Real Madrid, il connaît ce banc difficile et ces joueurs», a souligné le dirigeant, lundi.

La question reste de savoir comment le Ballon d'or 1998 parviendra à remettre d'aplomb une équipe déboussolée par la gestion de Benitez et démoralisée par une année 2015 catastrophique : aucun trophée majeur, une hécatombe de blessures et des scandales extrasportifs à répétition, comme la mise en examen de Karim Benzema par la justice française dans l'affaire de chantage présumé à la sex-tape de son partenaire de l'équipe de France Mathieu Valbuena, ou bien l'incroyable bourde de la titularisation en Coupe du roi d'un joueur suspendu.

Mais Zidane connaît bien les joueurs, qui l'apprécient : il était l'adjoint de Carlo Ancelotti (2013-2014) lors de la conquête de la «Decima», la fameuse 10e C1 de l'histoire du club, et il a souvent été qualifié de «grand frère» par Benzema.

Sera-t-il à la hauteur du défi? Sur le banc de la réserve, «ZZ» a raté la montée en deuxième division au printemps dernier, même s'il laisse aujourd'hui le Real Madrid Castilla à une très bonne deuxième place de la Segunda B (troisième division).

Le Français va devoir s'adapter très vite à l'élite, avec un premier match samedi contre le Deportivo La Corogne en Liga. Sa priorité devrait néanmoins être la Ligue des champions, où le Real affrontera l'AS Rome en huitièmes de finale (17 février au 8 mars).

Et pour commencer sa nouvelle vie, «Zizou» ne sera pas trop dépaysé : il débutera mardi par un entraînement ouvert au public dans le stade Alfredo Di Stéfano du centre d'entraînement du club.

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