L'élan inarrêtable des filles de Garneau

Les joueuses des Élans de Garneau sont parties... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Les joueuses des Élans de Garneau sont parties lundi pour Peterborough, où est présenté le championnat canadien.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) La dernière fois que l'équipe féminine de soccer du Cégep Garneau n'a pas été championne québécoise, Bernard Landry était premier ministre du Québec...

Début novembre, les Élans ont remporté leur 14e titre consécutif, des succès qui remontent à 2002. Lundi, elles ont pris la route de Peterborough (Ontario) avec comme seul objectif de protéger leur titre de championnes canadiennes acquis l'an dernier. Le tournoi s'amorcera mercredi, alors que les Élans affronteront l'équipe hôte.

Entraîneur-chef depuis 2006, David Desloges assure que ses protégées ne l'ont pas toujours eu facile au fil des ans, contrairement à l'impression que laissent leurs statistiques.

«Je pourrais raconter des histoires où, année après année, ç'a passé proche [de ne pas se produire]. On a gagné de toutes les façons possibles en 14 ans», relate-t-il.

N'empêche, les Élans ont été dominantes en 2015. En 10 matchs - 10 victoires -, elles ont inscrit 40 buts et en ont accordé... trois. Leurs succès se sont poursuivis au championnat provincial, malgré l'absence de leur meilleure joueuse, Évelyne Viens, blessée à la cheville. Elles ont alors battu Lionel-Groulx 4-0 avant de vaincre leurs ennemies jurées d'Ahuntsic 3-1 en finale.

Comment expliquer ces succès récurrents? Loin de prendre le crédit, Desloges se tourne plutôt vers l'attitude de ses joueuses, qui, malgré leur talent au-dessus de la moyenne, embarquent dans un concept d'équipe. «Les meilleures joueuses, en général, acceptent de venir à Garneau, acceptent de faire des sacrifices pour être ici, parce qu'elles savent qu'elles vont devoir partager le temps de jeu et un paquet de choses. Mais elles savent aussi qu'en faisant ce sacrifice, elles contribuent à ce qu'on ait une meilleure équipe», explique l'homme de soccer de 38 ans.

Jeu collectif

Desloges met l'accent sur le jeu collectif et non sur les résultats. Pour une équipe remplie d'athlètes qui peuvent gagner des matchs «seulement sur leur individualité», jouer de la bonne façon devient le facteur d'évaluation bien plus que les buts marqués. «On a gagné le premier match de la saison 9 à 1. Après le match, on n'était pas contents, raconte Desloges. Fallait faire attention à la manière dont on passait le message, mais ce n'était pas la bonne façon de jouer.»

Le succès des Élans se répercute au niveau supérieur. Plus de la moitié des joueuses de l'édition actuelle du Rouge et Or, meilleure équipe au pays, ont fait leurs classes avec Desloges. Sans compter celles qui évoluent ailleurs sur le circuit universitaire.

Le premier objectif de la saison est atteint, mais Desloges et ses joueuses en veulent davantage. Plusieurs ont goûté au grisant triomphe national de l'an dernier et comptent revivre les mêmes émotions. «On a tout ce qu'il faut pour aller jusqu'au bout», lance l'entraîneur.

Les Élans y retrouveront les Ooks de NAIT, qu'elles ont vaincues l'an dernier, en 2011 et en 2010, lors de leurs trois dernières conquêtes. L'équipe albertaine est classée deuxième au pays. Derrière les Élans, bien sûr. Celles-ci avaient aussi été les meilleures Canadiennes en 2002, 2003, 2004 et 2007.

Évelyne Viens jouera à South Florida

Joueuse par excellence du championnat canadien en 2014, Évelyne Viens a poursuivi sur sa lancée en 2015, remportant ce même honneur au Québec . L'attaquante a inscrit 13 buts en 10 matchs, cinq de plus que ses plus proches poursuivantes, ses coéquipières Marie-Mychèle Métivier et Karyna Fiset.

L'an prochain, Viens poursuivra sa prometteuse carrière à l'Université de South Florida, qui lui a offert une bourse d'études. La jeune athlète a fait écarquiller les yeux des dépisteurs venus observer une autre joueuse, l'an dernier. «Ils sont venus voir le match d'une fille de Champlain. Ils m'ont regardée, m'ont approchée après les championnats canadiens», raconte celle qui fait aussi partie de l'équipe canadienne des U18.

Avant de s'avancer sur ses objectifs de carrière, Viens attend de voir comment elle se débrouillera à l'échelon supérieur. «Si je vois que je suis de calibre, je pourrais peut-être espérer aller plus haut. Sinon... j'aurai vécu des belles années», lance-t-elle en riant.

En plus de Viens, Métivier et Fiset, les Élans comptent sur le brio de la défenseure Mireille Patry. 

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