Soccer: la chasse aux jeunes talents est ouverte!

Le milieu de terrain mexicain Claudio Zamudio a... (AFP, Andres Pina)

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Le milieu de terrain mexicain Claudio Zamudio a retenu l'attention des milliers de chasseurs de talents qui assistent au Mondial des moins de 17 ans disputé jusqu'à dimanche, au Chili.

AFP, Andres Pina

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Agence France-Presse

SANTIAGO - Ils ne les quittent pas du regard. Au Chili, pendant que 500 jeunes disputent le Mondial des moins de 17 ans, dans les gradins près de 2000 chasseurs de talents rêvent de dénicher les futures stars du ballon rond.

Organisé jusqu'au dimanche, le tournoi fait déjà émerger quelques noms. L'attaquant nigérian Victor Osimhen ou le milieu de terrain mexicain Claudio Zamudio sont les plus évoqués par ces professionnels, dont certains sont envoyés par de grands clubs européens.

«Le business à la mode, dans le football, c'est l'achat et la vente de joueurs mineurs», explique Juan Pablo Meneses, journaliste chilien et auteur du livre Niños futbolistas (Enfants footballeurs). Il a lui-même traversé pendant deux ans l'Amérique latine et l'Espagne pour acheter un de ces adolescents prodiges.

«Le Mondial est l'endroit propice pour acheter et la majorité des spectateurs sont des hommes d'affaires» du secteur, assure-t-il.

Difficile d'approcher ces agents, dont la majorité se montrent réservés et fuient la presse. Mais dès la première journée du tournoi, le journal local La Tercera avait déjà repéré des émissaires de Chelsea, de Liverpool, du Bayern de Munich ou de la Juventus.

Des enfants de moins de 10 ans

Rien de mieux que l'Amérique latine pour faire son marché, avec huit pays, dont le Brésil et le Mexique, représentés au Mondial des moins de 17 ans. La région, berceau de très nombreuses stars du foot, attire des fonds d'investissement qui font tout pour obtenir les services d'un jeune joueur - dans certains cas, des enfants de moins de 10 ans - en espérant pouvoir le vendre ensuite au prix fort à un club européen. «Aujourd'hui, trouver un enfant doué en Amérique latine qui ne soit pas déjà sous contrat, c'est quasi-impossible», affirme Meneses.

L'Amérique latine, région la plus inégalitaire au monde selon les économistes - 167 millions de personnes pauvres selon l'ONU - est le terrain idéal pour les chasseurs de talents, qui peuvent obtenir les droits d'un enfant footballeur pour à peine 500 $, assure le journaliste.

Le rêve de ces hommes d'affaires? Répéter la même success-story qu'avec l'Argentin Lionel Messi. «Messi a été vendu à 12 ans au Barça pour très peu d'argent, si l'on compare aux millions d'euros qu'il coûte maintenant», note Meneses.

Et, «dans le business du football, il n'y a pas moyen de freiner l'achat et la vente de mineurs, surtout parce que les parents sont les principaux intéressés pour que ces affaires réussissent».

Pour aller plus loin encore, certains clubs européens, comme le Paris Saint-Germain, ont installé des écoles de football en Amérique du Sud. Pour y entrer, les enfants ne doivent pas seulement bien manier le ballon. Ils doivent aussi céder d'emblée leurs droits à l'équipe.

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