Comme l'Amiral a terminé en deuxième place lors du calendrier régulier - n'étant devancé que par le Fury d'Ottawa, qui accueille le Final Four -, les protégées de Ghrib ont obtenu le droit de disputer à domicile le tournoi qui regroupe les équipes ayant terminé entre les deuxième et cinquième places (Québec, Laval, Toronto et Hamilton).
Aujourd'hui, Québec se mesurera au Rage de Hamilton (13h), tandis que les Comètes de Laval croiseront le fer avec les Lady Lynx de Toronto (16h). Les deux équipes gagnantes ont rendez-vous demain (13h) pour déterminer l'identité du club qui se rendra dans la capitale fédérale.
«Notre groupe est bien soudé. Nous avons eu deux très bons entraînements cette semaine. Les filles étaient décontractées et enthousiastes. Je leur ai rappelé que le très beau travail que nous avons accompli au cours de la saison régulière ne voudrait plus rien dire si on ne parvenait pas à profiter du fait que nous allions passer la fin de semaine à la maison contrairement aux trois autres équipes», a expliqué Ghrib, qui considère ce tournoi comme une porte d'entrée pour se mesurer ensuite à l'élite nord-américaine féminine du ballon rond.
«J'ai souligné à plusieurs reprises aux filles que de telles occasions ne se présentent pas tous les ans. Avec un alignement jeune et dynamique, nous avons surpris beaucoup de gens cette année avec une fiche de 8-2-2, ce qui nous a permis d'accueillir les séries chez nous. À nous d'en profiter maintenant.»
Afin de s'imposer en fin de semaine, Ghrib pourra compter sur 18 athlètes en santé, malgré un calendrier chargé au cours des dernières semaines. Mélissa Roy, qui revient de Suisse aujourd'hui après un court séjour avec l'équipe nationale (U-20), pourrait donner un coup de main à l'Amiral demain, si, bien entendu, la formation québécoise participe à la finale. Une chose est sûre : le sélectionneur pourra encore compter sur Marie-Pier Bilodeau, la gardienne et capitaine qui a bien hâte de revoir ses «amies» de Hamilton.
«La dernière fois que l'on a joué contre elles, certaines joueuses ont préféré ne pas participer à la traditionnelle poignée de main après la rencontre. Une de leurs attaquantes affectionne particulièrement le jeu physique et ça ne semble pas faire une grande différence pour elle, même si j'ai le ballon dans les mains. J'ai bien hâte de reprendre ''contact'' avec elle en fin de semaine.»
Occasion exceptionnelle
À 29 ans, Bilodeau a suffisamment d'expérience pour réaliser à quel point les occasions de participer à des matchs aussi importants ne se présentent pas souvent. «Ça fait neuf ans que je joue dans cette ligue, et c'est seulement la deuxième fois que ça m'arrive. Nous avons l'occasion de disputer deux matchs à notre portée devant nos partisans et il faut saisir la chance qui s'offre à nous», a-t-elle répété à quelques reprises à ses jeunes coéquipières au cours des derniers jours.
Postée devant le but, Bilodeau est bien placée pour constater les progrès réalisés par l'Amiral au fil des semaines. «Les filles se sont adaptées rapidement au calibre de jeu de la ligue. Au début de la saison, elles me renvoyaient souvent le ballon parce qu'elles manquaient de confiance pour le faire avancer. Depuis quelques matchs, le ballon revient beaucoup moins souvent vers moi...»
NOTES: La Tunisienne Imen Troudi a enfilé six buts en seulement huit matchs dans l'uniforme de l'Amiral... Les protégées de Samir Ghrib sont invaincues depuis le 22 juin... Cette saison, Québec a conservé une fiche d'une victoire (2-1) et d'un verdict nul (3-3) contre Hamilton.