Roxane Cavallo, un cadeau du ciel de France

Roxane Cavallo (à droite) est la nouvelle entraîneure... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Roxane Cavallo (à droite) est la nouvelle entraîneure de l'équipe senior des filles du Royal Beauport. On la voit ici avec Joëlle Morasse, gardienne de but, et Samir Ghrib, directeur technique.

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

Marie-Pier Duplessis
Le Soleil

(Québec) En décembre, Samir Ghrib passait des nuits blanches parce qu'il ne savait pas comment il ferait pour dénicher suffisamment d'entraîneurs pour toutes les équipes de soccer qu'il dirige à Beauport. Puis, en janvier, une certaine Roxane Cavallo, de France, l'a contacté par courriel.

Joueuse et entraîneure d'expérience dans son pays d'origine, elle se cherchait un boulot au Québec pour relever un nouveau défi. Quinze minutes plus tard, elle était engagée! Du coup, l'équipe du Royal senior féminin avait trouvé sa nouvelle entraîneure, et l'Amiral de Québec, une nouvelle joueuse.

Samir Ghrib ne tarissait pas d'éloges envers sa «nouvelle recrue de taille», hier, en conférence de presse. Il parlait même de véritable «cadeau du ciel». «Année après année, on a ce stress et cette pression de trouver de nouveaux entraîneurs, ce n'est pas évident. On a de plus en plus d'équipes, mais on n'a pas assez de relève. Les saisons s'allongent de plus en plus et nos entraîneurs s'épuisent», a-t-il lancé comme un cri du coeur.

Beaucoup à apprendre

Or, ces épreuves sont bien loin de décourager celle dont la candidature a été référée par Philippe Eullaffroy, directeur de l'Académie de l'Impact de Montréal. «On connaît les mêmes difficultés de recrutement d'entraîneurs en France, sauf que chez nous, les saisons sont plus longues, indique Cavallo. On commence début août et on finit fin juin, alors qu'ici, le rythme est très différent parce que les saisons se chevauchent avec l'université et le cégep, et je prends un groupe qui est déjà en état de fatigue parce qu'elles ont eu une grosse saison hivernale.»

Installée à Québec depuis à peine deux mois, l'athlète de 33 ans convient qu'elle en a beaucoup à apprendre sur la dynamique québécoise du sport qu'elle appelait «football» jusqu'à tout récemment. «Je sais qu'il y avait un peu d'appréhension de la part des joueuses parce qu'elles ne me connaissaient pas du tout [...] C'est vraiment une question de confiance à mettre en place rapidement parce qu'un entraîneur qui n'a pas la confiance de son équipe, c'est une équipe qui ne peut pas fonctionner.»

Avec cinq victoires et deux matchs nuls depuis le début de la saison, Cavallo veut amener ses filles, réputées comme étant de très bonnes joueuses dans la ligue, hors de leur zone de confort. «Il ne faut pas laisser les autres nous rattraper. Je veux leur apprendre un nouveau style de jeu, question de les déstabiliser pour déstabiliser l'adversaire en bout de ligne», a-t-elle expliqué.

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