L'Amiral plus local

À sa dernière saison, la capitaine Marie-Pier Bilodeau,... (Le Soleil, Jocelyn Bernier)

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À sa dernière saison, la capitaine Marie-Pier Bilodeau, au centre, s'appliquera à passer le flambeau à des jeunes coéquipières comme Frédérique Paradis et Gabrielle Lapointe.

Le Soleil, Jocelyn Bernier

Olivier Bossé
Le Soleil

(Québec) Après trois années de recrutement provincial, national et même international, l'Amiral de Québec revient à sa base locale. L'équipe semi-professionnelle de soccer féminin amorce un virage jeunesse et puise ses effectifs auprès de joueuses d'ici. Moins expérimentées, mais plus déterminées.

La campagne commence vendredi (19h), au stade du cégep F.-X.-Garneau. Premier de 12 matchs réguliers jusqu'au 15 juillet. Les dirigeants du club espèrent attirer plus de spectateurs que par le passé à leurs six programmes locaux.

Car si de 40 000 $, la première année, les pertes ont diminué à 12 000 $ au terme de la dernière saison, l'objectif est de faire ses frais pour la première fois en quatre ans d'existence. Le recours aux talents d'ici sert donc deux objectifs : sauver de l'argent et bâtir l'avenir.

Les vétérans Myriam Bouchard (Richmond, VA), Mélissa Lesage (Trois-Rivières), Cristina Di Ielsi (Montréal), Laura Chénard (Mtl) et Véronique Laverdière (Mtl) ont quitté. Les trois dernières évolueront encore dans la W-League, mais à Laval. Andréanne Gagné (Sherbrooke) se remet d'une blessure, tandis que Josée Bélanger (Sherbrooke) et Geneviève Marcotte (Québec) joueront les réservistes de luxe. Huit des 11 partantes de l'an passé manquent à l'appel.

«On savait que ç'allait venir, mais c'est arrivé une année plus tôt», expose le sélectionneur, Samir Ghrib. «On manque d'expérience, surtout en défensive. Mais les filles se connaissent, elles ont beaucoup de cohésion, d'ambition et d'orgueil. Elles le prennent personnel de se faire dire qu'elles vont se faire battre.»

Cette relève s'appelle Kathleen Bérubé-Garneau, Joëlle Gosselin, Mélissa Roy, Frédérique Paradis, Audrey Lagarde, Gabrielle Lapointe. «Les attentes sont basses à notre endroit au sein des autres équipes, mais elles sont hautes dans la nôtre. Celles qui vont nous prendre à la légère vont payer le prix», promet Lapointe, milieu de terrain de 19 ans.

«Je me suis dit que c'était le moment où jamais pour embarquer dans la construction d'une équipe», poursuit la recrue. «On veut recréer la génération 93 [leur année de naissance]. Et avec les années, ça va être encore meilleur.»

Le retour de Marie-Pier Bilodeau préserve de la crédibilité. Avec le départ d'amies qu'elle avait elle-même recrutées, la gardienne et capitaine a aussi songé à abandonner. À 29 ans, elle disputera sa neuvième saison dans le circuit.

«Ça risque d'être ma plus difficile» au plan des résultats, reconnaît-elle. «Mais je me suis fait un devoir de passer le flambeau. Quand le camp d'entraînement a commencé, j'étais vraiment sceptique. Mais l'intensité est plus élevée que jamais !» assure celle qui fera sans doute partie du personnel d'entraîneurs, l'an prochain.

Aux deux Haïtiennes de l'an passé se substituent deux Tunisiennes, Imen Troudi et Sabrine Mamay, qu'on ne verra pas avant la troisième rencontre. Une troisième Tunisienne est au rendez-vous, Marwa Chebbi. Membre de la formation inaugurale, en 2009, Chebbi a été réserviste, l'an dernier.

La Lavalloise Lagarde et la Française Roxane Cavallo proviennent aussi de l'extérieur. Si l'équipe canadienne la retranche, Marie-Ève Naud pourrait gonfler les rangs en fin de parcours.

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