Virtue choisit Québec

Fils du défenseur ontarien Terry Virtue, qui a... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Fils du défenseur ontarien Terry Virtue, qui a évolué dans la Ligue de l'Ouest avant de connaître une carrière de 16 ans dans divers circuits professionnels nord-américains dont la LNH, Braeden a tourné le dos aux collèges américains.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Les Remparts ont confirmé mardi la mise sous contrat de leur choix de huitième ronde en juin, l'Américain Braeden Virtue. En se joignant à la formation québécoise, le défenseur de 16 ans devient le premier joueur des États-Unis repêché par l'organisation à se joindre à l'équipe depuis l'attaquant Todd Chinova, en 2005.

Entre les deux joueurs, l'attaquant Ryan Bourque (7e ronde, 2008), fils de Raymond, avait bien défendu les couleurs des Remparts, mais l'amitié entre Bourque père et Patrick Roy avait contribué à sceller l'alliance.

Dans le cas de Virtue, il s'agit d'un joueur ayant dû être convaincu par l'organisation de tourner le dos à l'option des collèges américains pour choisir la voie de la Ligue canadienne de hockey. Fils du défenseur ontarien Terry Virtue, qui a évolué dans la Ligue de l'Ouest avant de connaître une carrière de 16 ans dans divers circuits professionnels nord-américains dont la LNH, Braeden estime avoir pris une décision éclairée.

«J'ai des amis qui m'ont fait la remarque que je ne jouerais jamais pour un collège. Pour moi, ce n'est pas une grosse affaire. Ce sera meilleur pour mon développement de jouer ici et ça me donnera une meilleure opportunité d'être repêché dans les années à venir. À la fin de la journée, c'est mieux pour moi», a estimé la nouvelle acquisition des Remparts, qui a été présentée aux médias en grandes pompes, mardi.

L'arrivée de l'arrière originaire de Worcester fait espérer à Philippe Boucher qu'une percée puisse être effectuée par son organisation auprès des joueurs américains au cours des prochaines années. Selon le grand manitou des Remparts, le produit de la LHJMQ est encore mal connu au Sud de la frontière, et plus particulièrement dans les États qui forment le territoire de recrutement de la ligue, soit le Maine, le Connecticut et le Massachusetts, où se trouvent plusieurs prestigieux programmes universitaires.

«Le père de Braeden, qui avait une expérience du hockey au Canada, comprend qu'on n'est pas juste un plan B pour un joueur américain, mais qu'on peut être leur plan A, s'ils désirent jouer dans la LHJMQ. On se vend mal, dans notre ligue. Si on compare la manière dont les bourses d'études sont données aux États-Unis, on donne l'équivalent sinon plus qu'une université américaine peut donner. Beaucoup de choses négatives sont dites sur l'option de venir au Québec, ou dans la LHJMQ, mais on couvre 100 % des études pendant qu'ils sont ici», a rappelé Philippe Boucher, dont le discours a également séduit la famille de Ben McGlashing, malgré qu'elle ait préféré rentrer aux États-Unis.

Invité au Centre Vidéotron

Avec Virtue, l'opération charme avait été lancée dès la saison dernière, alors que le défenseur à caractère offensif et sa famille avaient été invités à venir assister à un match des Remparts, au Centre Vidéotron. Le nouveau numéro 71 des Remparts ne cache pas que l'expérience avait laissé une forte impression.

«Absolument! De voir 9000 fans à un match de hockey junior, c'était très impressionnant. Ce sera spécial d'évoluer dans cette atmosphère», a estimé l'arrière de 6 pieds et 183 livres.

C'est pourquoi ce dernier s'est présenté au camp d'entraînement des Remparts avec la ferme intention de mériter un poste au sein de l'équipe. «Je savais que je serais heureux de jouer ici, alors je me suis présenté avec l'attitude de me battre pour un poste et de faire l'équipe. Dès le début, j'ai eu le sentiment que je pouvais tirer mon épingle du jeu à ce niveau. Même que mon père m'a demandé comment je faisais pour jouer avec autant de confiance avec la rondelle. Je ne sais pas, mais ça m'a aidé, c'est sûr!» a lancé celui qui a suivi des cours de français pendant cinq ans.

Boucher a dit non au club-école du Lightning

Au lendemain du dernier repêchage de la Ligue nationale de hockey en juin, Philippe Boucher a reçu une offre du club-école du Lightning de Tampa Bay, le Crunch de Syracuse, pour occuper un poste d'adjoint à Benoît Groulx, a-t-il révélé sur les ondes du 91,9 Sports (Montréal), mardi.

C'est par voie de texto que l'ancien l'entraîneur-chef des Olympiques de Gatineau a tendu, avec son humour caractéristique, une perche au pilote des Remparts, en lui demandant : «Est-ce que tu connais un ancien défenseur de la LNH qui a gagné la Coupe Stanley et qui pourrait venir coacher avec moi?»

«Une offre venant d'ailleurs, je n'aurais pas écouté. Mais là, j'étais curieux. Julien Brisebois [directeur général adjoint du Lightning] m'a appelé tout de suite après. Je respecte beaucoup de personnes dans le monde du hockey, mais Julien Brisebois, je l'aime beaucoup. L'organisation de Tampa Bay, j'ai eu affaire avec eux, parce qu'on a eu Adam [Erne] ici. J'ai pu voir comment ils traitent leurs joueurs. Je suis aussi proche de Michel Boucher, leur dépisteur. J'ai beaucoup de respect pour l'organisation...», a laissé entendre Boucher, qui a considéré l'offre suffisamment longtemps pour en discuter avec son actuel patron, Jacques Tanguay.

Pas son plan de carrière

Au bout de sa courte réflexion, l'homme de hockey des Remparts en est toutefois venu à la conclusion que «ce n'était pas [son] plan de carrière».

«Moi, je suis bien à Québec. Je suis très bien à Québec. Si Jacques et le propriétaire sont satisfaits de mon travail et veulent que je continue, je vais être ici longtemps», a encore fait savoir Boucher, qui s'est toutefois dit flatté par l'offre du Lightning, qui avait été approuvée par le dg Steve Yzerman.

Le patron hockey des Remparts s'est par ailleurs dit étonné que l'offre du Crunch ait autant piqué sa curiosité, lui qui n'ambitionne pas de gravir rapidement les échelons du coaching.

«J'ai apprécié l'intérêt. Tout était là pour que ça m'intéresse. Jeff Halpern est l'un de mes bons chums. J'ai joué avec lui [Dallas]. Et l'année passée, lorsque Ben a embauché Jeff Halpern, il m'a appelé pour demander comment il était. Je lui ai dit comment Jeff était et ç'a tout de suite cliqué entre les deux. Tout était là pour que j'écoute. Ultimement, je suis bien ici. [...] Si on me dit que je suis ici pour les 10 prochaines années, c'est bien parfait. C'est ça, mon plan de carrière», a-t-il soutenu.




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