Guy Chouinard rejoint ses idoles

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Guy Chouinard a joué trois saisons avec les Remparts de 1971 à 1974 et reste à ce jour le sixième pointeur au total des deux époques des Remparts.

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(Québec) «Tu peux y penser tant que tu veux, mais quand ça arrive, c'est là que ça fesse.»

Guy Chouinard a vu son numéro 7 hissé dans les hauteurs du Centre Vidéotron de Québec, samedi soir, le sixième chandail retiré dans l'histoire des Remparts. L'auteur de 359 points en 179 matchs juniors et plus jeune buteur dans l'histoire de la LHJMQ à 14 ans et 353 jours a rejoint ses idoles de jeunesse Jean Béliveau et Guy Lafleur, qui ont aussi un immense fanion à leur nom.

«Je le réalise et pas, en même temps. Peut-être plus quand je vais revenir et que je vais voir que ma bannière est encore là!» a dit l'homme de 60 ans revendiquant aussi 575 points en 578 rencontres dans la LNH et de très nombreuses années derrière le banc dans le hockey mineur.

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Guy Chouinard était accompagné de sa femme, ainsi que de sa fille, son gendre et sa petite-fille venus de Toronto pour l'occasion.

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Pour la cérémonie d'avant-match, sur le tapis rouge, au centre de la glace, Chouinard était accompagné de sa femme, ainsi que de sa fille, son gendre et sa petite-fille venus de Toronto pour l'occasion. Il a approché la petite Léa, logée dans ses bras, de l'immense banderole noire, blanche et rouge au début de son ascension vers le plafond.

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Guy Chouinard a approché la petite Léa, logée dans ses bras, de l'immense banderole noire, blanche et rouge au début de son ascension vers le plafond.

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Un geste symbolique qui associait une quatrième génération de Chouinard aux Remparts après son père, un des premiers actionnaires de l'équipe, et son fils, qui a aussi porté le numéro 7. Retenu à Grenoble où il joue justement au hockey, Éric avait enregistré un message vidéo pour son paternel.

Pour son épouse Danielle, l'émotion était donc double. «De voir le numéro 7 monter dans les airs, c'est le chandail que mon chum portait, que mon mari portait et que mon fils aussi a porté», a confié celle qui avouait revivre son premier amour en revoyant les photos de Guy à 15, 16 et 17 ans.

Ils se sont connus au parc Ferland, l'été. Coup de foudre. Il l'a plus tard invitée à venir le voir jouer; elle a accepté, même si le hockey ne l'intéressait pas trop. Ça fait 45 ans et bientôt 40 de mariage avec deux enfants et trois petits-enfants.

Un tir à la Mike Bossy

Au rang des statistiques sportives, Chouinard a joué trois saisons avec les Remparts de 1971 à 1974 et reste à ce jour le sixième pointeur au total des deux époques des Remparts. Sa meilleure et dernière campagne, à 17 ans seulement, lui avait valu 160 points au côté de ses compagnons de trio Daniel Beaulieu et André Perreault. Deuxième ligne d'attaque derrière Réal Cloutier (216 points), Jacques Locas (206) et Richard Nantais (194)!

«Avec le départ de Guy Lafleur et d'André Savard, tout le monde voyait les Remparts décliner. Mais avec l'arrivée de Guy et de Buddy [Réal Cloutier], ç'a été le contraire!» se remémore Nantais, présent samedi. L'ailier gauche vante la vision et le tir du poignet foudroyant de Chouinard, «un des meilleurs que j'ai vus dans le junior», un peu à la Mike Bossy.

Après Savard, le 28 octobre, et Chouinard, les Remparts feront un troisième immortel de cette 20e saison de la nouvelle ère en retirant le 10 de Réal Cloutier, le 4 février. Nantais avoue qu'il aimerait obtenir un tel honneur, mais même avec 313 points en 193 matchs, il conçoit que ses 663 minutes de pénalité et sa réputation de bagarreur pourraient l'en priver.

Le défenseur Michel Lachance trouve pour sa part en Chouinard un ancien coéquipier, mais aussi un ami d'enfance qu'il a côtoyé dès les pee-wee. Jumelé à Jean Gagnon à la ligne bleue, Lachance garde frais en mémoire le voyage à Calgary pour la Coupe Memorial de 1974, où les Remparts s'étaient inclinés en grande finale.

Diane Chouinard : «Il a bien écouté mes conseils!»

Les quatre frères Chouinard ont joué pour les Remparts : Pierre, Guy, Jean et Jacques. Mais ils avaient aussi une soeur! «Guy me suivait en âge, alors étant jeune, j'étais plus proche de lui. On voit qu'il a bien écouté mes conseils pour arriver où il est arrivé!» lance Diane Chouinard, confirmant que l'humour fait autant partie des gènes familiaux que le hockey.

Logé sur la 4e Avenue, dans Limoilou, le clan Chouinard réquisitionnait la cour du voisin chaque hiver pour dresser «une patinoire presque aussi grande que celle du parc Victoria. Tout le quartier se ramassait chez nous», s'est-elle rappelé, samedi soir, juste avant le retrait du chandail numéro 7 de son frère Guy par les Remparts, au Centre Vidéotron. Dès l'âge de «4 ou 5 ans, tu voyais déjà qu'il était habile avec un bâton de hockey. Il avait des bonnes mains, comme on dit. Et quand j'étais choquée contre mes frères, je disais à mon père : "On siffle et on va faire du patin artistique!"» rigole cette jeune retraitée de Bell revenue s'installer à Québec après 15 années à Montréal.

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