«L'arme secrète» des Remparts

L'entraîneur adjoint Daniel Renaud est dépeint comme un... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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L'entraîneur adjoint Daniel Renaud est dépeint comme un gars qui adore son métier, qui veut bien le faire et qui le fait très bien, mais qui n'est pas à la recherche d'attention, selon l'entraîneur-chef Philippe Boucher.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Il ne marque pas de but, n'applique pas de mises en échec et n'arrête pas de rondelles. Il est tout de même l'un des principaux artisans du début de campagne inespéré des Remparts de Québec.

À la lumière des récents succès de l'équipe, l'entraîneur adjoint Daniel Renaud s'attire de nombreux éloges, à commencer par ceux de son patron, Philippe Boucher, qui n'hésite pas à le qualifier de «secret le mieux gardé des Remparts». Détenteur d'une maîtrise en psychologie sportive de l'Université d'Ottawa, le Gatinois de 34 ans se veut une force discrète, mais hautement compétente, à la droite de l'entraîneur-chef. 

«Dan, c'est peut-être quelqu'un qui, dans la confrérie des entraîneurs, n'est peut-être pas reconnu à sa juste valeur. Moi, j'ai eu la chance de le connaître avec Équipe Québec U15. C'était un assistant à Donald Audette. De là, le lien entre nous et ce qui l'a amené à Rimouski, puis à Québec. Je pense qu'il est apprécié de tout le monde, de l'organisation, du personnel d'entraîneurs. C'est quelqu'un qui a un lien très fort avec nos joueurs», a indiqué Boucher. 

Ferré en psychologie sportive, mais aussi excellent technicien en hockey, Daniel Renaud est responsable de la brigade défensive, de l'unité de désavantage numérique, du système de jeu à forces égales, des activités visant à bâtir l'esprit d'équipe, en plus de faire beaucoup d'enseignement individuel avec les joueurs par l'entremise de la vidéo.

Un être accessible

«Sa maîtrise en psychologie du sport et sa personnalité font en sorte qu'il est capable de connecter avec tout le monde de différentes façons. [...] Certains joueurs vont être très à l'aise de fermer la porte de mon bureau et de venir me parler. Mais plusieurs vont être plus à l'aise avec les adjoints. Plus souvent qu'autrement, c'est avec Dan que les jeunes qui se cherchent sur le plan du hockey, ou qui vivent certaines difficultés, ont plus d'aisance à parler», a constaté Boucher, au sujet de celui qui a amorcé sa carrière comme entraîneur aux niveaux bantam AAA, midget espoir et midget AAA (Intrépides de Gatineau), dans sa région natale.

L'entraîneur n'hésite d'ailleurs pas à consulter son adjoint quand vient le temps de planifier une intervention, que ce soit pour motiver ses joueurs ou pour les pousser à performer. Et à vanter ses qualités, quand le moment se présente. C'est lors d'une de ces conversations que l'ancien pilote des Olympiques de Gatineau, Benoît Groulx, avait déploré que Renaud lui ait filé sous le nez.

«C'est un gars qui adore son métier, qui veut bien le faire et qui le fait très bien, mais il n'est pas à la recherche d'attention. Il se valorise par ce qu'il apporte à l'organisation, à moi comme entraîneur-chef et aux jeunes», a conclu Boucher, qui a laissé les rênes de l'entraînement sur glace de mardi à celui qu'il considère être «la meilleure tête de hockey qu'il ait jamais rencontrée», avant de quitter pour Chicoutimi, où il assistait au match de la Série Canada-Russie, mardi soir.

Mis au courant des louanges de son patron, Daniel Renaud a fait preuve d'humilité, rappelant que les entraîneurs des Remparts, incluant le deuxième adjoint Marc Fortier et l'entraîneur des gardiens Ghyslain Rousseau, effectuaient leur travail en équipe. Un travail qui n'est toutefois un travail que de nom. «Je m'en viens le matin et je me réveille avant le cadran! Je ne dirais pas que je viens m'amuser, mais je suis vraiment content d'être à l'aréna. [...] Quand j'ai fini mes études, je savais que je voulais travailler dans le hockey, mais est-ce que je savais que j'allais travailler dans le junior majeur avec les Remparts de Québec? C'est pas mal dans le top de mes rêves les plus fous!» a lancé le sympathique Renaud.

Les juniors aux Olympiques?

Le président de la Fédération internationale de hockey sur glace (IIHF), René Fasel, a étonné le monde du hockey, mardi, lorsqu'il a déclaré être prêt à transformer le tournoi de hockey olympique, advenant l'absence de la LNH, en un tournoi des moins de 20 ans (junior). C'est en tout cas ce qu'a rapporté le journaliste Chris Johnston (Sportsnet). «Pourquoi pas!» a lancé le directeur général et entraîneur-chef des Remparts de Québec, Philippe Boucher, qui n'avait jamais entendu parler d'un tel scénario auparavant. Chez Hockey Canada, on a préféré ne pas commenter cette «hypothèse». «Nous travaillons toujours en fonction de la présence de la LNH aux Jeux olympiques. À nos yeux, les JO représentent une opportunité unique de présenter notre sport à des gens qui, à travers le monde, ne regardaient pas le hockey autrement. Hockey Canada croit que les JO sont une occasion pour les meilleurs de s'affronter. Dans notre définition, cela inclut une participation des joueurs de la LNH. Nous sommes toujours engagés dans les discussions visant à une participation de la LNH aux Olympiques et nous nous préparons en fonction de cela», a indiqué une porte-parole de la fédération nationale.

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