André Savard rejoint les immortels des Remparts

André Savard était accompagné de sa famille pour... (Le Soleil, Yan Doublet)

Agrandir

André Savard était accompagné de sa famille pour vivre ce grand moment : ses petits-enfants Rose et William, sa belle-fille Maggy, ses garçons Patrick et Dany et sa femme Marie-France.

Le Soleil, Yan Doublet

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) «Cette reconnaissance est la preuve que le passé n'a pas été oublié!» Joueur de la toute première édition des Remparts de Québec, André Savard a rejoint le club sélect des immortels des Diables rouges, vendredi au Centre Vidéotron, à l'occasion du retrait de son numéro 12.

Plus de 40 ans après sa carrière junior, le meilleur compteur de l'histoire de l'équipe était ému de voir une bannière à son nom être hissée aux côtés de celles de Guy Lafleur, Simon Gagné, Alexander Radulov, Marc-Édouard Vlasic et Patrick Roy. Clin d'oeil du destin, Savard habitait en pension chez les grands-parents maternels de Gagné sur la 12e Rue, à Limoilou, à son arrivée à Québec!

«C'était émotif, mais j'ai été capable de me contrôler. Il s'agit d'un grand moment de ma vie, c'est un souvenir que je n'oublierai jamais. Et le gilet va toujours être là, je le verrai quand je reviendrai ici comme dépisteur», racontait le héros de la fête après la cérémonie.

Boucher même pas né!

Savard a fait rigoler la foule en rappelant que l'entraîneur-chef actuel Philippe Boucher n'était même pas né lorsqu'il a commencé à jouer pour les Remparts en 1969.

«Je n'ai pas parlé aux joueurs dans le vestiaire, mais j'ai voulu leur faire comprendre [dans son discours] que le succès venait avec le travail et le plaisir, qu'il fallait aussi être persévérant. Pour moi, le travail était devenu une habitude. Si je n'avais pas été travaillant, je ne m'aurais pas aimé», disait celui qui était accompagné de son épouse Marie-France, de ses fils Patrick et Dany, de ses deux petits-enfants Rose et William et de sa belle-fille Maggy.

Quelques-uns de ses anciens coéquipiers étaient présents, notamment Michel Brière, Richard Nantais, Réal Cloutier, Charles Constantin, Daniel Beaulieu, Réjean Giroux, Alain Côté et Gilbert Perreault.

«Je n'aurais pas manqué ça, c'est un bel honneur pour André. Nous sommes devenus des amis à Buffalo, on l'est encore 30 ans plus tard. Je ne savais pas ça qu'il était le meilleur marqueur de l'histoire des Remparts, c'est quelque chose, avec tous les grands joueurs qui sont passés avec eux», disait Perreault, plus grand joueur de l'histoire des Sabres de Buffalo.

Réal Cloutier, qui aura droit au même honneur plus tard cette saison, n'a pas oublié son ancien capitaine. «Quand tu arrives dans le junior à 16 ans, t'as pas le choix de suivre l'exemple des plus vieux. André, c'était un travailleur infatigable. Il avait la pédale au plancher à chaque match, chaque pratique. L'équipe de 1972-1973 était à son image», racontait le sportif de Saint-Émile, qui a plus tard été échangé aux Sabres par les Nordiques avec un choix de première ronde en retour de trois joueurs... dont André Savard.

Richard Nantais était heureux pour celui qui fut son coéquipier pendant deux ans avec les Remparts. «Il le méritait pleinement, ça aurait pu être fait avant, mais vaut mieux tard que jamais. Si les Remparts ont une aussi belle tradition, c'est grâce à des gars comme lui, qui ont montré le chemin, et les autres ne pouvaient pas faire autrement que de suivre. André, c'était vraiment un joueur en or.»

Le bon moment

Le retrait du chandail de Savard était le premier de l'ancienne génération, exception faite de celui de Guy Lafleur. Jusque-là, des joueurs de la seconde cuvée des Remparts avaient eu droit à un tel honneur.

«Lorsqu'on a repris le nom des Remparts, Patrick [Roy] et moi, c'était pour faire renaître la tradition, mais on n'a jamais voulu s'approprier l'histoire des Remparts en or», expliquait le président des Remparts, Jacques Tanguay. « Nous avons écrit l'histoire des nouveaux Remparts, mais il n'y a jamais eu de moment idéal pour souligner le passé. Mais pour le 20e anniversaire, c'est le temps de le faire, et autant André, Guy [Chouinard] et Buddy [Cloutier] méritent d'avoir leur chandail retiré.»

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer