André Savard s'apprête à entrer dans l'histoire

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Avant le match de vendredi, les Remparts vont retirer le chandail numéro 12 d'André Savard.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) Meilleur marqueur des deux générations des Diables rouges avec 451 points, André Savard fait son entrée dans l'histoire, vendredi au Centre Vidéotron, à l'occasion du retrait de son chandail par les Remparts de Québec. Mais l'ancien numéro 12 n'a pas seulement laissé son empreinte sur la LHJMQ, puisque sa carrière s'est étirée bien au-delà de ses quatre saisons passées au vieux Colisée.

C'est dans le nouvel édifice voisin qu'on l'honore. Mais des arénas, l'homme de hockey de 63 ans en a visité des centaines par ses différentes fonctions de joueur, d'entraîneur, de dépisteur et de directeur général.

«André a été l'un des grands leaders des Remparts, à son époque, il était le genre d'athlète que tout entraîneur rêve de diriger», note Maurice Filion, qui est allé le chercher à Amos, en Abitibi, pour se joindre aux Remparts même s'il n'avait que 16 ans.

«Il était toujours à 100 %, ne causait jamais de trouble, il était très droit dans la vie», ajoute Filion. «Ce n'est pas surprenant de voir qu'il a tout fait dans le hockey, c'était un gars fiable. André Savard, c'est un gars qui a de la classe, c'est un Monsieur!»

Savard connaîtra quatre saisons de 83, 139, 78 et 151 points malgré plusieurs blessures au genou avec les Remparts. Il sera ensuite repêché au sixième rang de la première ronde en 1973 par les Bruins de Boston et jouera pendant 12 saisons dans la LNH avant d'entreprendre une seconde carrière comme dépisteur, entraîneur et directeur général.

Un flair hors du commun

Au fil des ans, il a eu de l'influence sur plusieurs, dont un ancien défenseur promu deux fois au poste d'entraîneur-chef du Canadien de Montréal. «Sans le soutien d'André Savard, je n'aurais pas eu ce genre de carrière. Il a eu un gros impact pour moi dans la LNH et il a été tout un partenaire avec les Citadelles [de Québec], le Canadien et les Penguins», reconnaît Michel Therrien, qui doit à Savard sa première embauche comme entraîneur-chef du Canadien, mais aussi son... premier congédiement.

Ça ne l'avait pas empêché d'aller le chercher pour qu'il soit son adjoint lors de son séjour à la barre des Penguins de Pittsburgh. «Quand j'ai eu besoin d'un adjoint d'expérience à Pittsburgh, je n'ai pas eu peur de faire appel à ses services. C'était normal de l'amener avec moi. En plus d'être un méchant bon gars, et qu'il est plaisant d'être en sa compagnie, c'est quelqu'un de très loyal», a confié Therrien au Soleil lors de la visite du Canadien à Québec, au début du mois.

«J'ai toujours pensé qu'il avait un flair hors du commun pour analyser un joueur et voir le jeu. André a tout fait dans le hockey, ce qui est assez exceptionnel. Il a eu une très belle carrière, qui se poursuit encore d'ailleurs.»

Therrien, qui a joué 60 matchs avec les Remparts de 1980 à 1982, n'a pas souvenir du passage de Savard dans le junior, à part les clins d'oeil de l'histoire. Il l'a aussi peu vu dans la LNH.

«Quand t'es jeune et que tu arrives à Québec, tu en viens à connaître assez vite l'histoire des Remparts. André, qui a toujours eu le sens de l'humour, me disait souvent : "Ti-Guy était à mes côtés, ça m'aidait." Rien empêche qu'il a connu une carrière junior exceptionnelle et que l'honneur qu'on lui fait est pleinement mérité.»

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Le Soleil

Les 12 travaux d'André Savard

Au cours de sa carrière, André Savard a occupé presque toutes les fonctions dans le monde du hockey. Voici ce qu'il a retenu de chacun.

  • 1. Capitaine des Remparts (1972)
«Je ne parlais pas pour rien, je montrais l'exemple. J'encourageais les gars, je les félicitais pour leurs bons coups.»

  • 2. Joueur autonome à Buffalo (1976)
«Après mes trois premières saisons avec les Bruins, je voulais rester à Boston, qui m'offrait un contrat de deux ans, mais j'ai choisi la sécurité d'un contrat de quatre ans à Buffalo parce que je me demandais si mon genou allait tenir le coup. J'ai joué toute ma carrière avec une douleur au genou et c'est ce qui a mis fin à ma carrière.»

  • 3. Dépisteur (Québec)
«J'ai adoré ça, je pense qu'il s'agit de la base pour développer une équipe.»

  • 4. Dépisteur-chef (Ottawa)
«Il faut faire le bon choix, on avait recruté de bons joueurs, comme Marian Hossa.»

  • 5. Entraîneur adjoint (Québec, Ottawa, Pittsburgh)
«Il faut être loyal, tu es là pour appuyer le coach, donner son opinion sans toujours dire oui, mais respecter les décisions.»

  • 6. Directeur du personnel (Montréal)
«Ça fait quoi donc... Un poste où tu touches à la fois aux niveaux professionnel et amateur.»

  • 7. Directeur général Ligue américaine (Fredericton)
«J'avais le titre de dg, mais pas le pouvoir.»

  • 8. Entraîneur-chef (Québec)
«Je ne l'ai pas été assez longtemps, et c'est arrivé au mauvais moment après les échanges de Dale Hunter et Clint Malarchuk.»

  • 9. Directeur du développement des joueurs (Québec)
«Un poste qui te permet de suivre les jeunes de l'organisation. À Boston University, le coach ne nous aimait pas, il fallait convoquer les joueurs à l'hôtel...»

  • 10. Dépisteur professionnel (Pittsburgh, New Jersey)
«Il faut bien connaître les joueurs des équipes de la LNH que l'on suit pour d'éventuelles transactions, joueurs autonomes, etc.»

  • 11. Directeur général (Montréal)
«J'étais bien préparé et fait pour être dg. J'avais décidé qu'on ne pouvait pas juste reconstruire avec des jeunes, nous avions mis sous contrat des joueurs autonomes, effectué quelques transactions et on avait fait les séries.»

  • 12. Analyste à la télévision (RDS)
«Ç'a l'air tellement facile de l'extérieur, mais ce n'est pas aussi simple qu'on pense. J'avais une entente jusqu'en décembre, mais en novembre, ils m'ont dit d'aller m'acheter deux habits, alors ça devait bien aller...»

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