Une sieste payante pour les Remparts

L'attaquant des Remparts Louis-Filip Côté a fait un... (Le Soleil, Erick Labbé)

Agrandir

L'attaquant des Remparts Louis-Filip Côté a fait un Brendan Gallagher de lui-même en voilant la vue du gardien du Drakkar, Antoine Samuel, sur cette séquence.

Le Soleil, Erick Labbé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Les tirs de barrage ont été nécessaires pour faire un maître entre les Remparts et le Drakkar, devant 7996 partisans, au Centre Vidéotron, vendredi.

Unique marqueur de la fusillade, Matthew Boucher a tranché le débat avec un lancer entre les jambières d'Antoine Samuel, pour donner une victoire de 3-2 aux locaux, dans un match qui aura mis deux périodes avant de lever. Comme le reste de son équipe, le capitaine des Remparts, fatigué par le voyage à Baie-Comeau en milieu de semaine, avait pourtant mis du temps à se réveiller après sa sieste d'avant-match, vendredi.

«Mon alarme a été réglée à 15h10, mais je ne me suis pas réveillé avant 16h10! Je ne me souviens même pas que mon alarme ait sonné! Peut-être que d'avoir dormi une heure de plus, ç'a aidé. Manger ton spaghetti dans l'auto avant une game [...], c'est la première fois que ça m'arrive!»

Boucher n'était pas le seul joueur à sembler engourdi, en début de rencontre. Même qu'il a fallu attendre le début de la deuxième avant d'assister aux premières étincelles entre les deux formations, soit lorsque l'attaquant du Drakkar Antoine Girard a frappé tardivement le défenseur Étienne Verrette. Alexandre Drapeau est venu à sa défense, ce qui lui a valu une majeure pour avoir été l'agresseur, une extrême inconduite de partie et une audience quasi assurée avec le préfet de discipline de la LHJMQ, Raymond Bolduc.

«Alex adore le rôle de grand frère. Il veut protéger ses coéquipiers, mais c'était la bonne décision de la part des officiels. Ce n'était pas nécessaire comme geste. C'est de valeur parce qu'il a joué une très bonne game à Baie-Comeau et on aurait aimé ça que ça continue», a fait savoir l'entraîneur-chef des Remparts, Philippe Boucher.

Coxhead force la prolongation

Les Remparts auront été les premiers à s'inscrire à la marque, en milieu de troisième. Faisant dévier un tir de Ross MacDougall avec son patin, Louis-Filip Côté a trompé Samuel avec son cinquième but de la saison, en avantage numérique.

La réplique du Drakkar est venue à peine 28 secondes plus tard, lorsque Matt Jones s'est infiltré dans l'enclave pour battre Callum Booth d'un tir précis des poignets. Le même Jones a récidivé grâce à un lancer qui s'est logé entre les jambières du portier, avec la supériorité d'un homme. C'est un filet d'Andrew Coxhead, inscrit sur une passe de Mikaël Robidoux avec 1:09 à faire dans la rencontre, qui a forcé la prolongation.

«C'est Dan [Renaud], qui gère le six contre cinq. Je lui ai demandé une couple de fois s'il était sûr [d'envoyer les jeunes Coxhead et Robidoux dans la mêlée] et il m'a dit oui. Je lui ai fait confiance. On aime avoir un droitier en avant du but, on aime avoir un droitier sur la ligne des buts et ç'a été payant pour nous. Ça fait partie du processus d'utiliser nos jeunes. Et ç'a porté fruit, ce soir», a jugé Philippe Boucher.

L'entraîneur-chef du Drakkar, Martin Bernard, a aimé la hargne de son équipe en troisième, malgré la défaite. «On a travaillé fort pour se forger une avance. Dans la dernière minute, les gars sont venus énervés, mais il ne faut pas paniquer. Un mauvais rebond de rondelle libre et on n'a pas réussi à fermer», a-t-il déploré.

NOTES : Natif de l'Arizona, Matt Jones a joué son hockey mineur en compagnie de la nouvelle sensation des Maple Leafs, Auston Matthews... En troisième, Yanick Turcotte et Jamey Lauzon ont laissé tomber les gants. Un furieux combat à la faveur du premier... Vincent Deslauriers (Drakkar) a été blessé en bloquant un tir en fin de rencontre.

Bernard fier de Beauvillier

Ce n'est pas tous les jours qu'un entraîneur voit l'un de ses anciens protégés graduer dans la LNH. C'est ce qu'a vécu le pilote du Drakkar Martin Bernard, cette semaine, quand son ex-attaquant avec les Cataractes, Anthony Beauvillier (photo), a donné ses premiers coups de patin avec les Islanders de New York. «Quand tu es entraîneur, c'est le fun de voir un jeune réussir. Lui, ça en est un avec qui on avait fait un plan. Malgré tout le talent qu'il pouvait avoir et le fait qu'il brûlait le hockey mineur, il a acheté le plan et regardez ce que ç'a donné. [Jeudi], il me textait encore pour me dire merci de lui avoir fait confiance en bas âge. Le mérite lui revient, parce que c'est lui qui a tout fait, mais c'est le fun de voir ça.» Le Sorelois de 19 ans a inscrit une passe à son premier match avec les Islanders, au Madison Square Garden. Selon Bernard, c'est la polyvalence de Beauvillier qui lui a permis de commencer la saison dans la LNH. «C'est sa grande force. Il est capable de jouer à toutes les positions offensives, dans toutes les situations. Ça aide.»

En vitesse...

Originaire de Lac-Etchemin, le gardien du Drakkar Antoine Samuel jouait devant parents et amis, vendredi. «Ç'a l'air qu'il y a une section Samuel au complet!» a rigolé Martin Bernard, au sujet de son portier, qui a obtenu une invitation au camp des Ducks d'Anaheim, en début de saison... Par ailleurs, Bernard estime que l'attaquant Shawn Element et le défenseur Xavier Bouchard - deux choix de première ronde du Drakkar en juin - tirent bien leur épingle du jeu, malgré leur manque d'expérience. «Ils sont en bas âge, mais souvent, quand on fait du vidéo, on constate qu'ils font bien les choses. C'est encourageant», a indiqué le pilote, dont la formation a tenu un entraînement matinal au Centre Vidéotron vendredi, afin que ses recrues puissent chasser les papillons en vue du match disputé en soirée.

Le quatrième trio comme punition

Ross MacDougall... (Photothèque Le Sleil, Yan Doublet) - image 5.0

Agrandir

Ross MacDougall

Photothèque Le Sleil, Yan Doublet

Identifié comme un des arrières responsables des fautes défensives des Remparts à Baie-Comeau mercredi, Ross MacDougall s'est vu passer un sérieux message par l'entraîneur-chef Philippe Boucher, qui l'a utilisé comme attaquant au début du match retour vendredi, à Québec.

Amorçant sa deuxième saison complète avec les Remparts, le Néo-Brunswickois de 19 ans était, depuis son arrivée en 2014-2015, identifié comme celui qui pourrait éventuellement prendre la relève de Nikolas Brouillard comme quart-arrière. Il n'a toutefois pas montré cette progression jusqu'à maintenant.

C'est pourquoi il complétait une quatrième ligne en compagnie de Jérémy Laframboise et de Mikaël Robidoux. L'expulsion d'Alexandre Drapeau au début de la deuxième période a toutefois eu pour effet de mettre un terme au purgatoire de MacDougall.

«On veut qu'il fasse les choses plus simplement. On les laisse aller à l'attaque, mais tu ne peux pas être celui qui mène l'attaque. Tu ne peux pas oublier la défensive au profit de l'offensive. Si on gagne des games cette année, ça va être collectivement, ce ne sera pas par efforts individuels. Les games où on n'a pas donné beaucoup de buts cette année, c'est parce qu'on a bien joué collectivement. C'est ce qu'on s'attend de Ross, qu'il fasse bien les choses défensivement, et son attaque va venir. Il a quand même marqué 36 points l'année passée...» a laissé entendre Philippe Boucher, au sujet de son défenseur, qui présentait également un différentiel de - 11.

Maheux en exemple

Ce n'est pas la première fois que Boucher déplore les mauvaises prises de décision de MacDougall, auteur de 10 buts et de 26 passes en 2015-2016. «Ç'a été long pour lui à partir l'année passée. C'est pour ça qu'on lui a envoyé un message. On l'a également fait avec Olivier Garneau tôt en saison, l'année passée, avec de bons résultats. Ross va quand même jouer, mais on trouvait important de lui envoyer ce message.»

Boucher soutient que c'est parce qu'il compte sur son vétéran de 5'10" et de 160 livres qu'il a ressenti le besoin d'intervenir de la sorte. «Si on ne s'attendait à rien de lui, on ne dirait rien non plus. Les joueurs veulent tous avoir des rôles importants, ils veulent tous jouer dans toutes les situations, jouer à la défense 25 minutes par match. Mais quand tu arrives là, ça vient avec certaines attentes envers le joueur pour garder ces minutes-là.»

Boucher cite en exemple le vétéran de 20 ans Raphaël Maheux, qui a pris un virage résolument défensif cette saison et, du même coup, s'est mis à cumuler les points au classement des marqueurs. «"Raph" a commencé la saison en disant : "Moi, je vais bien jouer défensivement, je vais bien faire les choses et je vais m'amuser à jouer au hockey." Et il joue du bon hockey. Il n'était pas sur l'avantage numérique au début de l'année et il est rendu là. Que ce soit Dutra ou MacDougall, c'est ce qu'on veut voir.»

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer