Drummondville 10/Québec 2: Sortie gênante des Remparts

Les gardiens des Remparts Evgeny Kiselev et Samuel... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Les gardiens des Remparts Evgeny Kiselev et Samuel Carnal ont trouvé le temps long, dimanche après-midi.

Le Soleil, Erick Labbé

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L'entraîneur-chef Philippe Boucher avait averti tout le monde : l'actuelle saison de son équipe sera faite de hauts et de bas! Après un bon départ, vendredi, les Remparts de Québec ont été frappés par la réalité de la reconstruction, dimanche devant 7265 spectateurs au Centre Vidéotron, à l'occasion d'un cuisant revers de 10-2 aux dépens des Voltigeurs de Drummondville.

Les Remparts n'ont fait qu'acte de présence dans cette rencontre à sens unique disputée devant la plus petite foule de la jeune histoire du nouvel amphithéâtre, où l'on avait installé les rideaux autour de la cursive supérieure, une première depuis l'ouverture de l'aréna.

«Il y a toujours bien des limites à avoir des bas, et 10-2, c'est complètement inacceptable. J'ai juste envie de disparaître en dessous de l'amphithéâtre, c'est dégueulasse! J'ai mal au coeur pour l'organisation et les fans qui nous regardent. La dernière fois que j'ai eu ce sentiment-là, c'est lorsqu'on avait perdu 11-2 contre Val-d'Or, il y a trois ans», fulminait le vétéran Yanick Turcotte.

Comme une jeune formation peut l'être à l'occasion, les Remparts ont été dominés sur toute la ligne et n'ont rien fait de bon dans cette rencontre où ils tiraient de l'arrière 5-1 après une période et 9-2 après 40 minutes. «Il a vu la même chose que nous», a dit Boucher en prenant connaissance des propos du joueur de 20 ans.

«On va vivre avec la jeunesse, mais c'est l'effort qui m'a chatouillé. L'effort était inacceptable, j'ai même utilisé le mot stupidité dans le vestiaire après la première. On le dit depuis l'an passé que ça va être comme ça [des hauts et des bas]. On a eu un haut, vendredi, et là, on a vécu un bas tout de suite», a noté l'entraîneur-chef.

Congé annulé

Résultat, le congé prévu à l'horaire, lundi, a été annulé. En lieu et place, les joueurs sont conviés au vestiaire pour 8h et sauteront sur la glace du Pavillon de la jeunesse à 9h pour une séance d'entraînement imprévue.

«Nous avons été bons dans toutes les facettes, vendredi, mais aujourd'hui [dimanche], on a été exécrables. Tout ce qu'on a fait de bien depuis le jour 1 du camp a disparu. Tu peux être nerveux, la pression peut tomber, mais il y a une manière de jouer», a ajouté l'entraîneur-chef.

Même si le trio déjà redoutable de Charley Graaskamp (2-1), Joey Ratelle (2-1) et Alex Boulet-Barré (0-2) a participé à la fête avec une récolte de huit points, d'autres artilleurs ont mis leur touche sur ce festival offensif des Voltigeurs, comme Anthony Boucher (deux buts et une passe). Les autres marqueurs ont été Mathieu Sévigny, Kristian Afanasyev, Jean-Simon Dionne et Nathan Hudgin.

La faible réplique des Remparts a été celle de Turcotte et Olivier Garneau. Devant le filet, Evgeny Kiselev avait été retiré du match après avoir donné 5 buts sur 11 lancers en première période, mais il est revenu au jeu en deuxième après que l'auxiliaire Samuel Cardinal en eut concédé 3 à son tour sur 11 tirs.

Il s'agissait de la pire défaite des Remparts depuis leur arrivée au Centre Vidéotron. Il fallait remonter à septembre 2013 pour voir autant de buts marqués contre eux.

Graaskamp veut se démarquer

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Charley Graaskamp

Le Soleil, Erick Labbé

Retenu comme joueur de 20 ans chez les Voltigeurs, l'Américain Charley Graaskamp entreprend sa deuxième saison dans la LHJMQ avec beaucoup d'ambitions. «Il s'agit de ma dernière année, j'aimerais en connaître une bonne, contribuer à l'attaque et être un leader. Je suis honoré d'être un joueur de 20 ans dans cette ligue, j'espère répondre aux attentes, surtout qu'on s'attend toujours à beaucoup des vétérans qui sont là depuis un bout de temps», a indiqué l'ancien joueur des Remparts, qui s'est dit impressionné par la nouvelle dynamique mise en place par l'entraîneur-chef Dominique Ducharme. Graaskamp, qui n'a pas obtenu d'invitation à un camp professionnel, veut aussi prouver qu'il en méritait une, ce qu'il a fait dimanche avec quelques jeux très élégants et deux buts contre l'équipe lui ayant ouvert les portes du hockey junior québécois.

Boucher et Larionov blessés

Une mauvaise nouvelle ne venant jamais seule, les Remparts ont perdu les services de leur capitaine Matthew Boucher et d'Igor Larionov fils en cours de match pour des blessures au bas du corps. Ils seront réévalués, lundi... Le gardien Callum Booth a été retranché du camp des Hurricanes de la Caroline, dimanche, en compagnie de six autres espoirs de cette équipe et il sera de retour avec les Remparts, cette semaine... Cas douteux avant le match, le défenseur Aaron Dutra était de l'alignement pour les Remparts... Le seul changement à la formation québécoise a été l'insertion du vétéran Alexandre Drapeau à la place de la recrue Darien Kielb... Les Remparts ont observé un moment de silence à la mémoire de Dean Stock, un ancien membre de la LHJMQ décédé à la suite de la maladie. Il était le frère de P.J. Stock, maintenant analyste à la télévision.

La vie plus simple de Dominique Ducharme

Dominique Ducharme... (La Presse, Robert Skinner) - image 6.0

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Dominique Ducharme

La Presse, Robert Skinner

À l'aréna, le travail reste le même, que l'on dirige les Mooseheads de Halifax ou les Voltigeurs de Drummondville. Mais pour bien remplir son rôle de père, Dominique Ducharme trouve la vie beaucoup plus simple au centre du Québec que dans l'est du pays.

À la barre des Mooseheads pendant cinq ans, Ducharme s'est rapproché des siens au cours des derniers mois en s'associant aux Voltigeurs, où il occupe désormais la double fonction d'entraîneur-chef et de directeur général avec la formation basée au Centre Marcel-Dionne.

«On a une idée de ce qu'on veut faire, on ajuste le plan en conséquence. Il s'agit d'un nouveau défi, autant pour ce qu'on veut faire présentement, mais aussi pour implanter notre philosophie et bâtir pour l'avenir», a expliqué l'homme de hockey.

Ducharme a quitté la capitale néo-écossaise avec ses lettres de noblesse. Là-bas, il a connu beaucoup de succès, remportant la Coupe Memorial en 2013. Il y a dirigé plusieurs jeunes vedettes d'aujourd'hui dans la LNH, comme Nathan MacKinnon et Jonathan Drouin.

«Il faut savoir s'adapter aux joueurs qu'on a en place, mais l'approche ne change pas. Il faut construire des bases solides, créer de bonnes habitudes de travail, développer l'attitude et s'assurer que cette mentalité soit inculquée pour les années à venir, autant pour les jeunes qui arrivent que les joueurs de retour.»

Ducharme dirige présentement un club rapide qui doit apprendre à encore mieux jouer ensemble. «Les gars sont vraiment engagés depuis le début, j'aime la façon dont ils se présentent à l'aréna et leur engagement est récompensé dans les matchs. Je vois l'équipe progresser, petit à petit.»

Nouvelle mission : Équipe Canada junior

Lui aussi peut s'adapter à sa nouvelle mission. Il dit s'être entouré d'un personnel hockey au même diapason que lui. Une nécessité, d'autant plus qu'il s'absentera pendant la période des Fêtes pour diriger l'équipe canadienne junior (ÉCJ), dont il sera l'entraîneur-chef pour le Championnat mondial disputé à Toronto et Montréal.

«Je voulais être bien entouré, et je sais qu'à mon retour, les choses auront continué à progresser. Il y aura la période des échanges en même temps, mais à cause de cela, ça n'est pas quelque chose qui m'agace ou me stresse», a confié celui qui était l'un des adjoints d'ECJ l'an passé.

Pour l'instant, Hockey Canada laisse aux trois ligues de hockey junior le temps de lancer leur saison respective et entamera bientôt le processus d'évaluation menant à la composition de l'équipe. Le Canada l'avait emporté en 2015, tandis que la Finlande est championne (2016) en titre.

Ducharme, lui, peut maintenant se permettre de passer un après-midi avec ses enfants après un entraînement matinal, ce qu'il ne pouvait pas faire souvent à Halifax, où il s'envolait vers Montréal dès qu'une journée de congé se pointait à l'horaire. «J'ai adoré mes années à Halifax, l'appui de la ville, des partisans et d'une organisation de première classe, mais je voulais me rapprocher de ma famille, de mes enfants. Le moment était idéal pour avoir un défi comme celui-là», disait-il à propos de son arrivée avec les Voltigeurs.

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