Impose pas sûr de revenir

Derek Gentile tentait de consoler Auguste Impose, qui... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Derek Gentile tentait de consoler Auguste Impose, qui a éclaté en sanglots après l'élimination des Remparts, mercredi.

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(Québec) Ceci expliquait cela! Après l'élimination de l'équipe, mercredi, contre les Olympiques de Gatineau, Auguste Impose a fondu en larmes, d'abord sur la patinoire, ensuite devant les journalistes. Le joueur de la Suisse pourrait fort bien avoir disputé son dernier match avec les Remparts de Québec.

Sera-t-il de retour l'an prochain? «On verra, laissez-moi digérer cela un peu», disait-il après s'être excusé de son surplus d'émotion.

Le numéro 97 ajoutait ne pas être trop pressé de prendre une décision. Encore faudra-t-il que les Remparts lui ouvrent à nouveau la porte du vestiaire, au Centre Vidéotron.

«Je ne peux pas vous dire ce que je ferai, on aura le temps de discuter avec mes conseillers, avec les Remparts et mon club en Suisse, avec qui je suis encore sous contrat. Mais peu importe où je jouerai, je pourrai toujours relever mon jeu d'un cran», ajoutait le patineur de 18 ans, dont les droits appartiennent à la formation de La Chaux-de-Fonds, en Suisse.

«J'ai grandi»

Le choix de première ronde (43e) au repêchage européen en 2015 a connu une première saison d'apprentissage dans la LHJMQ, bouclant celle-ci avec une récolte de 32 points, dont 15 buts, en 50 matchs. S'il pouvait montrer des éclairs de vitesse par moments, Impose pouvait parfois disparaître complètement.

«Mes objectifs sont très relevés. Il est vrai qu'on est dur avec moi. Parfois, ce n'est pas facile, on m'a mis dans les tribunes, mais c'est ce dont j'ai besoin pour devenir un meilleur joueur. Je pense avoir tout amélioré dans mon jeu, surtout l'aspect défensif, car avant, j'étais comme paresseux, si on peut dire...

«Défensivement, offensivement, le langage corporel, la semaine d'entraînement, j'ai beaucoup appris, vous savez. J'étais loin de mon pays, je n'étais pas avec ma famille, j'arrivais dans une nouvelle équipe, une nouvelle ligue, de nouveaux entraîneurs, c'était un autre style de hockey, j'ai grandi comme être humain et hockeyeur, c'est une année que je n'oublierai pas», résumait celui qui a compris qu'un joueur européen devait à la fois se faire respecter et montrer sa valeur en débarquant dans la LHJMQ.

Comme plusieurs, Impose a rencontré jeudi l'entraîneur-chef Philippe Boucher et son adjoint, Martin Laperrière, histoire de tracer le bilan de la saison et suggérer les pistes à améliorer. «Que ce soit à Québec ou en Suisse, tout ce qu'ils font n'est pas contre moi, mais pour moi. Tous mes entraîneurs ont toujours été derrière moi.

«J'étais - 6, mardi, et il a continué à m'embarquer. Sur 100 entraîneurs, 99 ne m'auraient plus fait jouer alors que lui, il a continué à le faire. Ça prouve une certaine confiance, et rien que pour ça, je dois le remercier. Mais pour l'an prochain, on verra», ajoutait-il en parlant de Philippe Boucher.

Peu importe sa décision, Impose ne remet pas en question celle d'avoir goûté au hockey nord-américain. «Je ne regrette vraiment pas d'être venu à Québec. J'ai eu la chance de jouer devant un minimum de 14 000 personnes à chaque partie, ç'a été une très belle année. Elle finit un peu mal, mais avec le temps, je pourrai retenir les choses positives. C'est dur, mais plus tard, ça ira mieux...»

Gingras à Concordia

Anthony Gingras a tourné un chapitre de sa vie, mercredi, en disputant son dernier match dans la LHJMQ. Le vétéran de 20 ans, dont la carrière junior est terminée, s'est récemment engagé avec les Stingers de Concordia, où il pourra jouer au hockey universitaire et étudier en administration. Là-bas, il retrouvera plusieurs connaissances de la LHJMQ. «On discutait depuis le début de la saison, mais ça s'est réglé tout récemment. Je réalise qu'une carrière junior, ça passe vite. On se le fait dire lorsqu'on a 16, 17 ou 18 ans, mais tu ne comprends pas trop. Là, ça prend tout son sens. Je ne pensais pas que c'était mon dernier match [mercredi] parce que j'espérais qu'on gagne, j'y ai cru jusqu'à la fin», disait celui qui n'oubliera pas les «bonnes personnes» rencontrées au fil des ans, comme des coéquipiers, entraîneurs, préposés à l'équipement... 

De Waterloo à Moscou

Le gardien Evgeny Kiselev séjournera pendant quelques semaines à Waterloo en compagnie de sa mère et de sa soeur avant de retourner passer l'été chez son père, à Moscou. Le Russe reprendra graduellement l'entraînement en prévision du prochain camp d'entraînement des Remparts, et ce, dans l'espoir de reprendre là où il a laissé. «À 17 ans, j'étais une vieille recrue et ç'a été une saison d'expérience. J'ai connu un début difficile, mais je suis vraiment satisfait de l'ensemble. Il n'y a pas beaucoup de gardiens de première année qui ont la chance de jouer aussi souvent que j'ai pu le faire. J'ai encore des choses à prouver et je dois me développer physiquement si je veux atteindre un plus haut niveau. Je vais essayer d'être l'un des meilleurs gardiens de la Ligue, l'an prochain.» Kiselev a protégé le filet dans 17 matchs réguliers et 4 éliminatoires avec «l'une des meilleures organisations au Canada», ajoutait-il, jeudi, en quittant le Centre Vidéotron avec son équipement... et le sourire. 

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