Québec 1/Gatineau 2: Kiselev laissé à lui-même

Le gardien des Remparts, Evgeny Kiselev, a fait... (Le Droit, Martin Roy)

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Le gardien des Remparts, Evgeny Kiselev, a fait sa large part pour garder les siens dans le match en stoppant 49 des 51 tirs des Olympiques dans la défaite de 2-1 de Québec à Gatineau samedi.

Le Droit, Martin Roy

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(Gatineau) Malgré une autre performance dominante du gardien Evgeny Kiselev, les Remparts se sont inclinés par la marque de 2-1 devant les Olympiques dans une autre guerre de tranchées qui a enflammé les 2544 amateurs, réunis au Centre Robert-Guertin samedi. Les hommes de Philippe Boucher rentrent donc à Québec avec un déficit de 0-2 dans la série huitième de finale.

C'est sur un tir au ras de la glace en apparence anodin qu'Alexandre Alain est parvenu à donner la victoire aux Olympiques, alors que Kiselev avait la vue voilée, en milieu de troisième. La rondelle a lentement glissé à sa gauche pour se loger dans sa cage. Le portier des Remparts avait jusque-là été magistral dans une rencontre où il a repoussé 49 rondelles sur 51 tirs, cumulant 76 arrêts en deux rencontres (,962).

«Ce sont les séries, et en séries, je dois me battre pour chaque rondelle. C'est la même chose pour l'offensive et la défensive. C'est ce que j'ai essayé de faire», a indiqué le cerbère russe.

Il est vrai que la formation de Philippe Boucher n'a pas donné de coussin très confortable à son gardien, peinant toujours autant à trouver le fond du filet, avec un maigre total de 11 tirs vers Mathieu Bellemare.

Complètement dominés au chapitre des lancers en première et deuxième période (37-7 après 40 minutes), les Remparts sont tout de même parvenus à sortir de l'engagement avec une avance de 1-0. Parti seul en échappé devant le gardien gatinois, le capitaine Bronson Beaton a trompé Bellemare d'un tir précis du côté du bloqueur, immédiatement après la reprise du jeu (0:28).

Il aura fallu attendre le 42e lancer des adversaires pour que les Olympiques percent finalement la muraille de Kiselev, en début de troisième. Bien placé dans l'enclave, Tristen Élie a battu le gardien russe d'un tir sur réception, pour créer l'égalité 1-1. Alain donnait la victoire aux siens en milieu de période.

«L'histoire du match, c'est un gardien de but, Kiselev, qui a été extraordinaire. On a mieux fait les choses en troisième quand on a marqué nos buts. On connaît ses forces et ses faiblesses. On doit mieux exploiter ses faiblesses. Mais au-delà de tout ça, c'est un gardien de but qui a été en pleine possession de ses moyens», a constaté Benoît Groulx.

Panne offensive

Dans le camp des Remparts, la défaite laissait visiblement un goût amer au sein du groupe, qui a offert une bonne performance défensive malgré sa panne offensive.

«Notre but, c'est de les frustrer, que ce soit un petit peu plus difficile pour eux autres, et ça l'a été difficile pour eux. Ça leur a pris du temps avant de marquer. De notre côté, je ne sais pas ce qu'il faut pratiquer, boire ou manger pour avoir plus de confiance offensivement... On a eu des trois contre un, des quatre contre deux, plusieurs situations où on aurait pu être dangereux et malheureusement, on ne l'est pas», a constaté Boucher.

Le pilote a néanmoins aimé l'effort fourni par ses troupiers, et notamment par son gardien, qui «a fait des arrêts qu'il n'était pas supposé de faire».

«Il se démène, il travaille et nous donne une chance de gagner. Ça aurait été le fun d'aller chercher un autre but», a-t-il laissé entendre.

Belle situation pour Groulx

La série opposant les Remparts aux Olympiques se transporte maintenant à Québec, où le troisième match sera disputé mardi. En avance 2-0, les Olympiques ne pouvaient espérer meilleur scénario.

«On sait qu'on va avoir un défi de taille parce que c'est une équipe qui n'est pas venue faire acte de présence. Je pense que ça donne un spectacle quand même intéressant, même s'il y a une équipe qui se défend plus que l'autre», a estimé Benoît Groulx.

De son côté, Philippe Boucher espère que le retour au Centre Vidéotron donnera un regain de confiance à son attaque anémique.

«Défensivement, on a fait certains ajustements en début de série et ç'a fonctionné. On avait donné un seul but en cinq périodes. Je ne pense pas que personne pensait ça de nous autres. À l'inverse, on n'en a pas marqué assez. On va se reposer. On va essayer de trouver un moyen. On a des gars qui sont capables de la mettre dedans, mais il faut être plus dangereux», a admis le pilote québécois, dont les hommes n'ont pas su profiter de deux avantages numériques samedi.

En contrepartie, les Remparts sont parfaits en désavantage numérique depuis le début de la série (6/6), un contraste éclatant avec la saison régulière, où ils occupaient le 16e rang de la ligue.

Moody fini pour la saison

Zachery Moody s'est fait frapper durement tout le... (Le Droit, Martin Roy) - image 4.0

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Zachery Moody s'est fait frapper durement tout le long du match de vendredi.

Le Droit, Martin Roy

Frappé durement tout le long du match de vendredi, le vétéran des Remparts Zachery Moody s'est blessé en tombant bêtement à la suite d'une mise en échec, en fin de rencontre. Il s'est infligé une luxation de l'épaule, qui met un terme à sa saison.

L'attaquant de 20 ans, qui était sorti de la glace en se tenant le bras, a été assisté par le médecin des Olympiques, la Dre Isabelle Martin, après la rencontre. Cette dernière a validé le diagnostic du thérapeute sportif des Remparts, Steve Bélanger. Une visite à l'hôpital a quant à elle confirmé qu'il n'y avait pas de fracture. Moody en aura pour environ deux mois de rééducation.

«Beau cadeau de fête! Quoi demander de mieux? Certainement pas un but... Un but aurait été trop demander!» a lancé Moody, qui célébrait son anniversaire vendredi et avait le bras en écharpe samedi matin.

L'attaquant entamera sa rééducation avec pour objectif d'être totalement remis en vue du camp d'entraînement, en août. «Ç'a toujours été mon but de jouer à 20 ans dans cette ligue. C'est ce que je vise.»

Pas de patience avec les médias sociaux

Benoît Groulx n'a jamais caché être allergique aux médias sociaux. L'entraîneur des Olympiques n'empêche pas pour autant ses joueurs de les utiliser en séries.

«On a toujours dit à nos joueurs d'être prudents avec ces affaires-là. Et ce n'est pas juste en séries. C'est tout le temps. Les personnes publiques doivent s'attendre, surtout les joueurs de hockey, à ce que les gens tentent de communiquer avec eux. Il faut être prudents. Ce qui ne se dit pas dans les journaux ne devrait pas se dire à nulle part ailleurs.»

Groulx préfère faire confiance au jugement de ses troupiers. «La dernière chose que je veux faire, c'est restreindre nos joueurs et les empêcher de vivre. Je souhaite qu'ils soient assez responsables pour que ça ne revienne pas à mon bureau!»

Parce que s'il y a une chose dont il est certain, c'est que chaque faux-pas lui sera rapporté! «Je ne pense pas que nos joueurs voudraient que ça vienne à mes oreilles! Ils me connaissent et ils savent que je n'ai pas trop de patience avec ces niaiseries-là.»

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