Alexandre Sills en a gros sur le coeur

Alexandre Sills (10) ne détesterait pas voir certains... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Alexandre Sills (10) ne détesterait pas voir certains de ses coéquipiers fournir autant d'efforts que les joueurs de 20 ans de l'équipe.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Le centre Alexandre Sills souffrait d'une migraine au terme de l'entraînement des Remparts au Centre Vidéotron, mardi, mais ce n'est pas ce qui causait le plus gros mal de tête au vétéran de 20 ans. C'est plutôt l'apathie de certains de ses coéquipiers, à l'aube d'un duel de première ronde contre les Olympiques de Gatineau, qui lui posait problème.

Au lendemain d'une autre fin de semaine infructueuse, où l'équipe a encaissé trois défaites à la maison contre Chicoutimi, Gatineau et Baie-Comeau, Sills en avait gros sur le coeur. Rencontré après un entraînement qui s'est amorcé sur la glace pour se transporter au gymnase, l'ancien du Phoenix et des Huskies a constaté qu'il restait peu de temps aux Remparts - un doublé sans incidence au classement contre l'Océanic à Rimouski vendredi et à Québec samedi - pour mettre le vestiaire au diapason en vue des séries.

Il y a toutefois déjà un bon moment que les entraîneurs et les vétérans de l'équipe tentent de réveiller certains joueurs - les Impose, Moody et Dutra se retrouvent souvent au banc des accusés -, sans toutefois obtenir de résultat concluant, ce qui n'augure rien de bon pour la suite des choses.

«C'est tough de voir ça quand tu as 20 ans et qu'il ne te reste que quelques matchs à jouer. Jour après jour, on essaie de montrer l'exemple. Jour après jour, on essaie de trouver des façons de l'expliquer, mais il y en a qui ne veulent juste pas embarquer. Je vais prendre le blâme. Peut-être que je ne montre pas l'exemple comme il faut. Il nous reste une semaine pour trouver une façon. Rendus là où on est, on va y aller avec ceux qui veulent y aller. Rendus là, ceux qui ne veulent pas travailler, qu'ils prennent le bord ou qu'ils trouvent autre chose. On est un peu tannés...» a laissé entendre le centre à caractère défensif.

Manque d'ardeur au jeu

Auteur de 16 buts et 22 passes en 64 matchs cette saison, Sills ne s'explique pas le manque d'ardeur au travail de certains, alors que les Remparts évoluent dans un environnement exceptionnel et n'ont jamais autant attiré de spectateurs, depuis leur renaissance en 1997.

«Ça me fait mal au coeur de voir ça. Quand il y a 17 000 personnes qui se déplacent pour venir voir la game et on leur donne quelque chose comme [le match de dimanche]... C'est manquer de respect à la ville de Québec, aux fans. [...] On a des fans dédiés à l'équipe. Ils nous connaissent tous par nos noms. Ils viennent nous voir. Ils veulent le meilleur pour nous autres. Ils sont là à toutes les games, ils paient leurs billets, ils nous encouragent. Et il y a des gars qui ne comprennent pas que ça mérite le respect. J'ai vraiment de la misère avec ça...» a vociféré le numéro 10 des Remparts.

Ce dernier constate que malgré les efforts valables de certains, dont les vétérans Beaton et Boucher, trop peu suivent la parade.

«Je pense qu'il y en a une couple qui tire leur bout de la couverte, mais il y en a qui tirent sur le mauvais bord. J'essaie d'être le plus honnête possible, parce qu'au point où on est rendus, c'est ce qu'il faut que je sois. On ne gagnera pas avec deux lignes. [...] Il y en a qui ont eu des chances, qui ne les ont pas prises, et qui les gaspillent chaque fois qu'ils en ont. Ce sont des affaires impardonnables. En tant que coéquipier aussi. Tu regardes des gars qui se défoncent et qui ne jouent pas, et d'autres qui ont des chances et ne les prennent pas...» a déploré Sills.

Une occasion à saisir... si on veut la saisir!

Avec quelques matchs à jouer dans le junior, Alexandre Sills voit ses chances de savourer la victoire lui filer tranquillement entre les doigts. «Ça passe tellement vite et il y en a beaucoup qui ne s'en rendent pas compte. [...] Mais un moment donné, si tu ne saisis pas les occasions qui te sont données, c'est quelqu'un d'autre qui va les prendre. C'est ça, le monde du hockey», a philosophé le vétéran de 20 ans, mardi. En quatre saisons dans la LHJMQ, le Québécois né en Allemagne n'a jamais remporté une série. «Tu arrives dans la ligue et tu penses qu'un jour tu vas avoir une chance d'aller à la coupe. Ça fait quatre ans que je suis dans la ligue et je n'ai gagné que deux matchs en séries dans ma vie...» C'est cette réalisation que Sills avec les deux autres joueurs de 20 ans de l'équipe, Bronson Beaton et Anthony Gingras, cherche tant bien que mal de communiquer à leurs coéquipiers. «Je sais qu'on n'a peut-être pas l'équipe pour tout casser. Travailler, c'est tout ce que je demande comme joueur de 20 ans. Et je pense que les partisans vont l'apprécier aussi. Des erreurs, on va en faire, parce qu'on est jeunes, mais au moins, si on travaille, on va gagner un peu de respect.»

Rendez-vous avec les Olympiques au premier tour

L'entraîneur-chef des Olympiques de Gatineau, Benoît Groulx... (Le Soleil, Yan Doublet) - image 4.0

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L'entraîneur-chef des Olympiques de Gatineau, Benoît Groulx

Le Soleil, Yan Doublet

Il y avait un petit moment déjà qu'un affrontement de première ronde se dessinait entre les Remparts (12es) et les Olympiques (5es). La chose s'est finalement confirmée, à la suite des matchs de la fin de semaine. Un scénario qui n'a rien d'idéal pour la troupe de Philippe Boucher.

Qu'on étudie le bilan de la saison régulière entre les deux équipes - 3-1 en faveur des Olympiques - ou les statistiques de chacun des adversaires, la confrontation entre Québec et Gatineau semble d'entrée de jeu inégale.

D'une part, la formation de Benoît Groulx mise sur la meilleure défensive du circuit Courteau (seulement 168 buts accordés), menée par le surprenant gardien de but Mathieu Bellemare, en plus de figurer au premier rang de la ligue en désavantage numérique.

À l'opposé, les Remparts peinent dans tous les aspects du jeu, que ce soit à l'attaque, où les buts ne viennent pas facilement depuis Noël (13es), ou à la défensive (15es), privée du gardien Callum Booth (bas du corps) jusqu'à nouvel ordre. Les Diables rouges présentent en outre la pire unité de désavantage numérique de la LHJMQ (73,3 %).

«On sait que Benoît a une façon bien particulière de préparer ses équipes pour les séries. Ils vont arriver reposés et prêts. On a été victimes de ça à Rimouski, une année. On avait quand même une bonne équipe et ça n'a pas été facile», s'est rappelé Boucher.

Des choses à travailler

Ce dernier espère que sa troupe pourra profiter de ses deux derniers matchs de la saison contre l'Océanic pour se préparer. «On a des choses à travailler. L'éthique de travail doit être meilleure, même si ce sont des matchs qui ne changeront pas grand-chose. On va voir s'il y a des joueurs à reposer, des blessures à soigner. On ne peut pas mettre l'interrupteur à "on" la semaine prochaine», a estimé le pilote.

L'attaquant Alexandre Sills abonde dans le même sens. «Rimouski joue de façon assez hermétique. Il va falloir essayer de trouver des failles là-dedans. C'est aussi ça qu'il va falloir faire contre Gatineau.»

Dans le camp adverse, l'entraîneur-chef Benoît Groulx a déjà fait savoir qu'il n'abordera «volontiers» le sujet des Remparts qu'après le dernier match de la saison, samedi. 

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