Victoire-surprise contre les puissants Cataractes

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Le gardien Evgeny Kiselev a repoussé 28 des 29 tirs des Cataractes de Shawinigan dans la victoire de 2-1 des Remparts. Charles Taillon (97) n'a pu percer sa muraille sur cette séquence.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Dans une ligue où règne la parité, une équipe peut battre n'importe quelle autre, en autant qu'elle travaille, prêche Philippe Boucher à ses hommes depuis le début de la nouvelle année. C'est ce que les Remparts ont prouvé en défaisant des Cataractes beaucoup plus talentueux par la marque de 2-1, devant 14 127 amateurs, au Centre Vidéotron, mardi.

En collant finalement 60 bonnes minutes de hockey, les Remparts sont parvenus à aligner une deuxième victoire d'affilée pour la première fois en près de deux mois. Une bouffée d'air frais pour un groupe qui en avait grandement besoin.

«On a demandé aux gars de s'appliquer sur les détails et de démontrer de la fierté. Et c'est ce qu'on a vu, ce soir. On s'est donné des notes après chaque période, et les notes ont été bonnes», a révélé l'entraîneur-chef Philippe Boucher, après la rencontre.

Malgré la bonne sortie des Remparts, les Cataractes avaient été les premiers à s'inscrire à la marque, lorsqu'Alexis D'Aoust, oublié par Ethan Crossman, a logé un bon tir des poignets dans la partie supérieure du filet d'Evgeny Kiselev, en milieu de première.

Poursuivant leur travail inlassable en deuxième, les Remparts ont bombardé Philippe Cadorette de 16 lancers, mais ne sont pas parvenus à tromper sa vigilance.

Ils se sont repris tôt en troisième, quand la recrue de 16 ans Derek Gentile a battu le gardien de l'heure dans la LHJMQ d'un tir précis des poignets, en avantage numérique. En milieu d'engagement, Olivier Garneau, bien posté au haut de l'enclave, a à son tour mystifié le cerbère des Cataractes d'un tir imparable, donnant la victoire à son équipe.

S'arracher les cheveux

«Des fois, je m'arrache quelques cheveux en me disant que j'aurais peut-être pu garder Carozza et Graaskamp. Mais quand on voit des games comme ce soir, qu'on voit Côté, Gentile et Garneau progresser, on continue de penser qu'on a fait la bonne chose. Côté et Gentile jouent quand même sur notre premier trio et notre premier avantage numérique. Garneau, il lui reste juste à trouver le fond du filet. C'est probablement notre joueur d'avant le plus constant», a noté Boucher, au sujet de son attaquant de 17 ans.

Ce dernier touchait la cible pour la première fois en 14 matchs, grâce à un superbe but, qui a non seulement donné l'avance aux siens, mais également la victoire.

«Scorer un but, c'est le deuxième meilleur feeling après gagner. Quand tu fais les deux dans un match, c'est que tu fais des bonnes choses. [...] On a joué une partie presque parfaite. On fait la preuve que le travail va toujours battre le talent, même si Shawinigan, c'est une très bonne équipe. On n'a jamais lâché. On a joué 60 minutes et si on continue comme ça, on va en gagner plus qu'on va en perdre», a estimé le produit du Blizzard du Séminaire Saint-François.

Les Remparts ont surtout été en mesure d'éviter le genre d'erreurs défensives qui leur ont coûté plusieurs matchs, dernièrement.

«On n'a pas fait beaucoup d'erreurs. Et quand on en a fait, notre gardien a été très très solide. [...] Kiselev en donne beaucoup. Il faut avouer qu'il n'a pas coûté cher [réclamé au ballottage]. On l'a envoyé deux fois dans la gueule du loup à Gatineau, il a répondu comme un homme. On va sûrement le revoir devant le filet samedi», a indiqué Boucher, dont les Remparts visiteront l'Océanic, à Rimouski.

Dans le vestiaire adverse, l'entraîneur-chef Martin Bernard affichait une mine qui en disait long. Selon lui, ses hommes ne peuvent se fier uniquement sur leur talent et doivent payer le prix, s'ils veulent l'emporter.

«J'espère qu'ils se sont mis la main sur le rond de poêle et se sont brûlés solide, ce soir! Il faut rebondir immédiatement demain», a-t-il affirmé.

De la pression sur le coach!

Il y a toujours une atmosphère particulière lors du match des Remparts disputé au cours du Tournoi pee-wee. D'abord parce que l'amphithéâtre est plein, puis parce que les yeux du monde du hockey se tournent vers les Diables rouges. Une pression suffisante pour que l'entraîneur-chef Philippe Boucher ait eu de la difficulté à enfiler son repas d'avant-match, mardi! «C'est la première game en trois ans où je ne mange pas avant. J'avais un certain brin de nervosité aujourd'hui et c'est rare que ça m'arrive. Je pense que les joueurs avaient la même nervosité, avant que ça commence, à l'idée de jouer contre un club comme Shawinigan», a admis Boucher, après la rencontre. Il faut dire que son travail était épié par des hommes de hockey avertis. «J'avais plein de chums dans le building, plein d'anciens coéquipiers qui sont en ville. J'ai vu Jere Lehtinen [ancien coéquipier chez les Stars de Dallas] à l'épicerie, hier. J'ai fait un saut! J'ai écouté une game avec [Stéphane] Robidas, aujourd'hui. [L'agent de joueurs] Pat Brisson est ici.  [Jozef] Stumpel et [Glen] Murray, avec qui j'ai joué, sont ici avec leurs enfants. C'est une semaine vraiment le fun pour tout le monde.

Yanick Turcotte sous haute surveillance

Chaque fois qu'il laissera tomber les gants d'ici... (Le Soleil, Pascal Ratthé) - image 4.0

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Chaque fois qu'il laissera tomber les gants d'ici la fin de la saison, Yanick Turcotte, à droite, sera suspendu.

Le Soleil, Pascal Ratthé

L'attaquant des Remparts Yanick Turcotte n'a finalement pas été suspendu par le commissaire de la LHJMQ, Gilles Courteau, au terme de son audience avec ce dernier, mardi. Le dur à cuire demeurera toutefois sous haute surveillance tout le reste de la saison et écopera d'une suspension d'un match chaque fois qu'il laissera tomber les gants.

Appliquant pour la première fois la nouvelle règle limitant les joueurs à 10 combats, le commissaire a entendu le plaidoyer du directeur général Philippe Boucher et son attaquant, lors d'un appel-conférence tenu en fin d'avant-midi, mardi.

«Yanick s'est très bien exprimé pendant la conversation. Il faut dire qu'il n'a pas exagéré, cette année. Il connaît son rôle, mais il n'a reçu aucune pénalité d'instigateur, d'agresseur. Il n'a pas non plus eu de combats arrangés ni de suspension. Yanick est un joueur important, qui joue des grosses minutes pour notre équipe. Il sait qu'il est plus important sur la glace qu'en dehors de la glace. Et on veut qu'il reste sur la glace», a indiqué Boucher, se disant en accord avec la sentence décernée par Gilles Courteau.

Un premier cas

Le principal intéressé s'est dit heureux de la teneur de la discussion qu'il a eue avec le commissaire, qualifiant même ce dernier de «compréhensif».

«J'ai été capable de faire valoir mon point de vue à M. Courteau, dans le sens que mes 10 combats, je les ai faits pour les bonnes raisons. Pas pour donner un spectacle, le genre de combat qui n'a plus sa place dans le hockey d'aujourd'hui. Ç'a été soit pour défendre un coéquipier, soit pour me défendre, ou soit pour donner de l'énergie à mon équipe. Je lui ai expliqué que des fois, je n'ai pas eu le choix, parce qu'on est une jeune équipe et que j'étais le seul joueur qui est capable de prendre cette responsabilité-là», a relaté Turcotte.

Première victime de la règle entérinée le 3 décembre par le Bureau des gouverneurs, une règle qui a son équivalent dans la Ligue de hockey de l'Ontario (OHL) et vise à progressivement éliminer les combats dans la LHJMQ, le robuste attaquant a-t-il servi d'exemple pour le reste de la ligue?

«Je ne sais pas si on a fait un exemple avec lui, mais chose certaine, M. Courteau a tracé la ligne de conduite pour les prochains. J'imagine que pour les prochains, le résultat va être similaire, selon l'épaisseur de leurs dossiers. Ils sauront à quoi s'attendre...» a laissé planer Boucher.

Le directeur général ne croit pas que l'épée de Damoclès qui pend désormais au-dessus de la tête de Yanick Turcotte incitera ses adversaires à prendre plus de liberté à son endroit.

«Non, parce que s'il y a un agresseur contre lui, ou un instigateur contre lui, ça ne comptera pas», a expliqué le dg, convenant qu'il s'agissait d'une nuance «très importante».

Style de jeu

Celui qui porte également le chapeau d'entraîneur-chef des Remparts ne pense par ailleurs pas que son joueur changera son style de jeu, lui qui a su doser ses interventions musclées, cette saison.

«Il a été de longues périodes sans rien faire. Ce ne sera donc pas un problème. C'est un gars qui patine, qui frappe, qui est respecté dans la ligue. Je pense qu'il peut nous amener beaucoup, même avec le nuage d'une suspension au-dessus de lui», a jugé Boucher, qui préfère voir son joueur «dans l'alignement avec la possibilité d'une suspension que de le voir suspendu pendant cinq matchs».

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