Pas de rumba pour Val-d'Or

Les Remparts ont travaillé fort pour empêcher Mathieu... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

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Les Remparts ont travaillé fort pour empêcher Mathieu Nadeau et les puissants Foreurs de faire la rumba, vendredi.

Le Soleil, Caroline Grégoire

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(Québec) Le défi était de taille : battre une équipe quasiment invincible! Même s'ils n'ont pas été une proie facile, les Remparts de Québec se sont ajoutés à la liste des récentes victimes des Foreurs de Val-d'Or en s'inclinant 4-1, vendredi soir, devant 14 484 spectateurs au Centre Vidéotron.

Pendant que les visiteurs l'emportaient une huitième fois de suite, il s'agissait d'une troisième défaite d'affilée et d'une 10e en 11 matchs pour les Remparts, qui n'auront plus à affronter les deux puissantes formations de l'Abitibi jusqu'à la fin du calendrier régulier.

Les Foreurs avaient marqué deux buts en première période pour prendre une sérieuse option sur la rencontre. En un clin d'oeil, une égalité de 3-3 aux lancers s'est transformée en domination de 16-5 pour l'adversaire au bout des 20 minutes initiales. Mais les Remparts n'ont pas baissé les bras pour autant, offrant du jeu combatif dans les deux autres périodes pour compliquer la tâche de l'une des meilleures équipes de la LHJMQ. Sauf qu'ils n'ont pas été en mesure, encore, d'aller chercher le gros but.

«Il faut donner du crédit aux Remparts, ils ont travaillé plus fort que nous. Le talent et l'expérience ont fait la différence. Après la première, on pensait que ça allait être une rumba. On voyait les gars chialer les uns après les autres, je n'ai pas trouvé qu'on avait une belle chimie d'équipe. Quand ça ne marche pas à ton goût, il faut travailler plus fort et non pas être frustré», analysait l'entraîneur-chef des vainqueurs, Mario Durocher.

«Si on avait marqué...»

Après avoir réduit l'écart à 2-1 en deuxième, les hommes de Philippe Boucher ont menacé sans parvenir à créer l'égalité en début de troisième. Les Foreurs ont marqué deux fois par la suite pour sceller l'issue du match. Auguste Impose a réussi l'unique but des Remparts, la réplique de Val-d'Or aux dépens de Callum Booth étant celle d'Alexis Pépin, de Shawn Ouellette-St-Amant, de Jan Mandat et d'Anthony Beauregard.

«On a bien commencé, on a amélioré nos débuts de match, mais après, on s'est fait mal nous-mêmes. On les a peut-être surpris par notre éthique de travail. Et si on avait marqué, ça aurait pu être un autre match. Ce que j'ai aimé, c'est qu'on n'a pas lâché en deuxième et on a essayé de tenir le coup en troisième, mais on a encore de la misère à trouver le fond du filet. Nos jeunes ont bien fait ça, il y en a qui vont débloquer bientôt, tandis que d'autres se cherchent encore», résumait Boucher.

Originaire de Québec, le gardien Dereck Baribeau jouait devant parents et amis, une première pour ce produit du Blizzard du SSF (midget AAA) repêché en première ronde par Val-d'Or en 2015 et qui seconde le numéro 1, Étienne Montpetit. «Ç'a été un peu difficile au début, mais j'ai pris confiance et je pense avoir bien fait ça. Ils essayaient de lancer de partout pour me tester. En tant que numéro 2, je dois être prêt lorsqu'on m'utilise et je suis content d'avoir contribué à cette victoire-là», racontait le longiligne gardien de L'Ancienne-Lorette.

En vitesse...

Le défenseur Austin McEneny a joué à l'avant au cours de la rencontre et pourrait rester à cette position jusqu'à nouvel ordre... Le vétéran Alexandre Sills sur la défaite des Remparts : «Ça fait un bout que je roule ma bosse dans cette ligue pour savoir qu'il n'y a rien d'impossible quand tu travailles. On a été longtemps dans le coup, j'ai espéré que ça finisse autrement»... Les Foreurs ont dominé 39-22 aux lancers... Remis d'une commotion cérébrale, l'arrière Bryce O'Brien a repris sa place dans l'alignement des Remparts, qui avaient laissé de côté l'autre O'Brien (Sean) et les blessés Raphaël Maheux, Matthew Boucher, Mikaël Robidoux et Alexandre Drapeau... Le juge de lignes Denis Drolet, de Québec, travaillait dans un 1016e et dernier match en 28 saisons dans la LHJMQ... Les Remparts disputent leur prochain match mercredi, à Victoriaville, et devraient miser sur le retour au jeu de Raphaël Maheux à la ligne bleue.

 

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Mario Durocher

Durocher près du plateau des 450 victoires

Évoluant dans la discrétion des marchés les plus éloignés depuis huit ans, Mario Durocher n'en connaît pas une carrière moins impressionnante pour autant. Il s'approche du plateau des 450 victoires, celle de vendredi étant sa 448e. Il vient au cinquième rang de l'histoire, seul Benoît Groulx (Gatineau) le devançant parmi les entraîneurs-chefs actifs.

La recette du coach des Foreurs de Val-d'Or? «La discipline, le respect et l'adaptation. Ce dont je suis le plus fier, c'est de voir des joueurs venir me saluer plus tard, de voir qu'ils ont réussi dans la vie, même à l'extérieur du hockey, de voir qu'ils sont devenus des hommes.»,

À sa 16e saison en charge derrière le banc, Durocher trouve son équilibre dans son travail d'ingénieur forestier, qui lui permet de se ressourcer entre les campagnes. «On dit aux jeunes qu'il est important d'aller à l'école et d'avoir un plan B. Ça et le fait de ne pas avoir d'enfant m'ont permis de me promener d'un bord et de l'autre. Mon but est de gagner, mais j'ai une sécurité si je me fais tasser. Je vais dans le bois parler à mes arbres, compter les ours...»

Ce n'est pas ce printemps qu'il ira se promener en forêt, les Foreurs détenant vendredi matin la deuxième fiche en importance de la LHJMQ et la seconde position au top 10 de la LCH. «On n'en parle pas pantoute. On a déjà assez de misère dans notre division comme ça! Nous avons une saison de rêve, et on est deuxième dans la Ligue. Le travail reste à faire. Ça fait quatre ans que je suis à Val-d'Or et on a toujours été dans une division qui nous prépare bien pour les séries. La différence, cette année, c'est que la première place pourrait être importante», disait celui qui bataille avec la ville voisine de Rouyn-Noranda. «Il se joue du bon hockey en Abitibi. Ça les écoeure de voir nos trois petites coupes en haut...», disait-il à propos des trois conquêtes de la Coupe du Président contre aucune pour les Huskies. 

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