Les rumeurs rendent Philippe Boucher grincheux

Philippe Boucher était de mauvais poil, mercredi, n'appréciant... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Philippe Boucher était de mauvais poil, mercredi, n'appréciant guère entendre et lire toutes les rumeurs concernant ses joueurs des Remparts.

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(Québec) À l'approche de Noël, Philippe Boucher se transforme en grincheux.

Pas parce que le directeur général des Remparts n'aime pas les célébrations de fin d'année, mais parce qu'il sait que les jours précédant l'ouverture du marché des échanges dans la LHJMQ s'accompagneront de leur lot de rumeurs, comme celle qui envoyait l'attaquant Charley Graaskamp à Drummondville, mardi.

Véridiques ou non, les informations circulant dans les jours menant au début de la période des échanges ont le don de créer de l'émoi chez les joueurs concernés. Inquiété de lire des rumeurs à son sujet sur les réseaux sociaux, Graaskamp avait d'ailleurs cru bon passer un coup de fil à son dg, afin de s'informer de son sort, mardi soir.

«C'est ce que je déteste le plus de ce temps-ci de l'année. Je comprends que certaines choses ne peuvent pas être inévitables, mais j'ai le droit de ne pas aimer ça quand même...» a laissé entendre Boucher, qui n'a pas voulu confirmer si l'Américain de 19 ans allait effectivement se joindre aux Voltigeurs, contre un choix au repêchage, samedi.

Graaskamp muet

De son côté, le principal intéressé est demeuré muet sur l'issue de sa conversation avec le directeur général, réitérant son amour pour l'organisation des Remparts. «Tout ce que je vais dire, c'est que j'aime Québec. J'aime être ici. Dans un monde idéal, j'aimerais rester ici, mais Phil a une job à faire. Ce qu'il fera à Noël, ce sera pour le bien des Remparts», a jugé l'auteur de 12 buts et 9 passes en 23 matchs, cette saison.

Affirmant comprendre la réalité médiatique de 2015, le grand manitou des Remparts ne s'est jamais caché pour dire qu'il préférerait que ses tractations avec ses homologues du circuit Courteau demeurent secrètes jusqu'à ce qu'elles soient confirmées par la registraire de la LHJMQ. D'abord parce qu'elles concernent des jeunes de 16 à 20 ans, mais aussi parce qu'aucune transaction n'est réellement bouclée avant d'être approuvée. Il en tient pour preuve l'échange avorté de Cody Donaghey aux Wildcats de Moncton, après que ce dernier eut été blessé, l'an dernier.

«Certains journalistes me disent que c'est la même affaire que dans la LNH, avec des joueurs qui gagnent 4 millions $. Mais justement. Dans la LNH, ça vient avec le territoire. Dans le junior, ça ne devrait pas arriver. C'est ce que je pense. Je ne dis pas que j'ai raison. Ça change quoi d'avoir un scoop sur un échange dans le junior?» demande Boucher.

Si des informations coulent, c'est toutefois que certains dirigeants se font un plaisir de les répandre. La responsabilité est donc partagée, convient le directeur général. Ce dernier se rappelle d'ailleurs une réunion semi-annuelle de la LHJMQ, où le résultat d'un vote avait été ébruité sur Twitter avant même que la porte de la salle de réunion eut été ouverte.

«C'est quelqu'un qui était assis autour de la table, qui avait envoyé des choses. Ça m'avait mis dans tous mes états. [...] Ce jour-là, ça n'avait rien à voir avec le métier de journaliste. Il n'y avait que des gars de hockey dans la place. Je le sais qu'on est en 2015 et que l'information va vite, mais bon...»

Le Diable rouge en chef dit en outre comprendre l'intérêt des médias et des amateurs pour ce qui se brasse dans la Ligue à cette période déterminante de l'année, même si, selon lui, cet engouement ne justifie pas tout. «La période des transactions, c'est différent. Le monde est curieux, le monde veut savoir. Les partisans ont hâte de voir qui va venir améliorer leur équipe...»

Autre temps, même rengaine!

Ce n'est pas d'hier que des joueurs apprennent par les médias que leurs droits ont été transigés. Considération future dans le pacte qui avait fait passer Mike Ribeiro de Rouyn-Noranda à Québec au milieu de la saison 1999-2000, l'actuel entraîneur des gardiens de but des Remparts Maxime Ouellet avait appris de la bouche d'un journaliste québécois qu'il partirait pour l'Abitibi la saison suivante, avant la demi-finale du Mondial junior, en Suède. «Tu le savais à Noël que l'année suivante, ce serait comme ça. Ça, au moins, ç'a changé. Ç'a donné une situation bizarre...» a laissé entendre l'ancien gardien de but, qui partageait alors le vestiaire d'Équipe Canada junior avec... Ribeiro!

À l'époque, aucune règle n'était en place afin d'encadrer la divulgation des échanges. Aujourd'hui, c'est l'instantanéité de l'information, avec l'omniprésence des médias sociaux, qui rend le contrôle de l'information quasi impossible. «Dans le temps, ils n'essayaient pas de le cacher. Aujourd'hui, dans le monde où l'on vit, essayer de garder de quoi avec Twitter et Facebook, c'est difficile...»

Plusieurs opportunités à saisir d'ici le 6 janvier

Ryan McReynolds est promu dans le troisième trio... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet) - image 4.0

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Ryan McReynolds est promu dans le troisième trio

Photothèque Le Soleil, Yan Doublet

En l'absence d'éléments offensifs tels que Dmytro Timashov et Auguste Impose (Mondial junior), Philippe Boucher a rappelé à ses joueurs l'importance de jouer avec cohésion en défensive, à la veille de la visite des Tigres de Victoriaville, jeudi.

«On a fait des pratiques plus longues. C'est certain que de prendre le temps de repasser sur certaines phases de jeu, d'aller chercher l'attention des gars, de comprendre ce qu'on veut faire, d'être systématique, c'est important quand il te manque certains de tes meilleurs éléments», a-t-il convenu mercredi.

Face aux Tigres (15-12-2-3), il sera essentiel pour les Remparts, moins bien servis qu'à l'habitude en attaque, de limiter les erreurs. «Tu veux avoir le moins de gaffes défensives possible. Tu veux donner la vie dure à l'adversaire. On a une équipe qui travaille, acharnée. On a un élément physique. C'est ce qu'on veut».

Nouvelles opportunités

Plusieurs joueurs seront appelés à jouer de nouveaux rôles  alors que Jesse Sutton et Ryan McReynolds  seront intégrés aux trois premiers trios. Yanick Turcotte se joindra à l'unité d'avantage numérique.

«Il y a de nouvelles opportunités. J'espère qu'ils vont en profiter, que ce soit "Turk" sur l'avantage numérique ou Jesse dans le top 6. On pense qu'éventuellement, il jouera là. Dans le cas de Ryan, c'est un gros bonhomme, qui vient compléter une troisième ligne qu'on aime pour l'aspect physique, avec Garneau et Turcotte. Tant mieux s'il saisit sa chance», a -t-il noté, ajoutant que leurs performances pourraient influencer certaines décisions d'ici la fermeture du marché des échanges, le 6 janvier.

Outre Raphaël Maheux et Austin McEneny (blessés), Massimo Carozza a raté l'entraînement en raison d'un examen scolaire.

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