Cloutier et Marois dans l'histoire

Réal «Buddy» Cloutier et Mario Marois ont connu... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Réal «Buddy» Cloutier et Mario Marois ont connu de belles carrières autant chez les juniors que chez les pros.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Réal Cloutier et Mario Marois, deux anciens joueurs des Remparts de Québec dans les années 70, feront leur entrée au Temple de la renommée de la LHJMQ, le 6 avril, en compagnie de Daniel Brière, de José Théodore et de Ron Lapointe, ce dernier à titre posthume.

«À la fin de ma carrière, je disais que j'allais être au "Hall of Shame" pas au "Hall of Fame"», illustrait Mario Marois, mélangeant à la blague les termes anglophones des temples de la honte et de la renommée.

«Il s'agit d'une belle marque de reconnaissance pour ce que j'ai accompli dans le junior, j'y ai quand même eu quelques bonnes saisons», commentait Réal Cloutier, prolifique buteur à l'époque des Remparts en or.

Tout a commencé en 1972-1973 pour le surdoué de Saint-Émile. À l'âge de 16 ans, il se joignait à une équipe qui allait participer deux fois de suite à la finale de la Coupe Memorial. À sa deuxième saison, il marquera 93 buts et amassera 216 points pour finir... au troisième rang des marqueurs de la LHJMQ, derrière les étoiles des Éperviers de Sorel Pierre Larouche (94-157-251) et Michel Déziel (92-137-227).

«Je jouais avec Jacques Locas Jr et Richard Nantais, qui n'a pas été reconnu comme il le méritait. Quand ça brassait un peu, il venait grogner et c'était plus facile ensuite... Il y avait plus de jeux de puissance dans le temps, ça aidait les joueurs offensifs. Locas avait marqué 99 buts, moi 93 et Nantais 64, ça commence à faire des buts», racontait celui que l'on surnomme encore «Buddy» et qui a assisté au match des Remparts au Centre Vidéotron, vendredi.

Natif de L'Ancienne-Lorette, où ses parents s'occupaient notamment de la patinoire extérieure, Marois a aussi eu le privilège d'évoluer avec l'équipe de sa région.

«Je ne sais pas si je pensais à faire carrière quand j'ai commencé dans le junior. Par contre, j'avais en tête de foncer et ce côté de ma personnalité m'a bien servi. Je n'y allais pas de reculons, et des fois, j'en mettais peut-être trop, mais en bout de ligne c'est ce qui m'a amené dans la meilleure ligue [LNH] au monde», racontait celui qui est dépisteur pour les Red Wings de Detroit depuis six ans.

Des journées entières au Colisée à l'époque

Jouer contre Marois, qui a amassé plus de 500 minutes de punitions dans le junior n'était pas de tout repos. «Il faudrait demander à mes anciens adversaires, mais certains disent ça...», répond l'ancien capitaine des Remparts à sa dernière année junior en 1976-1977. Il pouvait passer des journées entières au Colisée à l'époque, s'entraînant avec son équipe et observant les Nordiques de l'AMH.

À l'aube de la soixantaine, Cloutier a l'impression que le temps a défilé très vite depuis l'époque où il portait le numéro 10 des Remparts. Il s'est ensuite fait connaître avec le 9 des Nordiques de l'AMH et de la LNH. En raison de l'implantation du repêchage des joueurs de 18 ans, il n'a joué que deux ans dans le junior avant de faire le saut chez les professionnels, où il a bouclé sa carrière avec 662 buts dans les deux circuits.

«Ça fait 42 ans, on me parle un peu moins de mes années chez les Remparts, mais c'est comme si c'était hier. Guy Chouinard et moi, on a été repêchés en même temps, ç'a vidé le club d'une claque! Si c'était à recommencer, je ferais la même chose. Je suis content de ma carrière, même si je trouve que j'ai arrêté trop jeune. Ça avait brassé avec [Michel] Bergeron et [Scotty] Bowman, mais je ne peux pas croire que j'étais un joueur fini à 29 ans», dit celui qui a amassé 910 points en 11 saisons à Québec et à Buffalo.

Mario Marois à 18 ans ... (Archives Le Soleil) - image 2.0

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Mario Marois à 18 ans 

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Racette, un gars qui marchait droit

À sa deuxième saison avec les Remparts, en 1976-1977, Mario Marois jouait sous la houlette de Ron Racette, un entraîneur-chef ayant marqué son époque. «Ron était un gars qui marchait droit, si tu ne travaillais pas, tu ne jouais pas. Il n'y avait pas de demi-mesure avec lui. Mon père était aussi un homme travaillant, mais ç'a été bon pour moi d'avoir Ron Racette comme coach, il m'a montré qu'il n'y avait rien de donné dans la vie. J'ai aussi été influencé par Jean Gagnon, qui a été mon capitaine. Quand on s'endormait, le coach l'envoyait brasser pour nous réveiller et on devait éteindre les feux, on était des genres de pompiers.» Parmi ses autres bons souvenirs : il a joué avec une recrue nommée Michel Goulet. 

Réal «Buddy» Cloutier en 1973 ... (Archives Le Soleil) - image 3.0

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Réal «Buddy» Cloutier en 1973 

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«Buddy», un marqueur naturel

Mario Marois n'a jamais été le style de joueur à prendre des détours, autant sur la glace qu'avec les journalistes. Il se disait heureux d'être intronisé au Temple de la renommée de la LHJMQ en compagnie de Réal Cloutier, un autre joueur natif de la région de Québec qui fut son coéquipier avec les Nordiques. «"Buddy" était tout un joueur de hockey. Je trouve que le monde est dur envers lui. Quand tu regardes ses chiffres dans la LNH et l'AMH, ça se compare avec n'importe qui. Le monde disait qu'il n'allait pas dans les coins, mais y'avait pas besoin de le faire parce qu'il savait où se trouvait le filet et il la mettait dedans. Il nous disait : "Avance la rondelle..." Il avait un talent de marqueur naturel, c'était tout une tête de hockey», notait Marois. 

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