Remparts: place à la vraie saison

Maintenant bien installés au Centre Vidéotron et avec... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Maintenant bien installés au Centre Vidéotron et avec le retour de leurs cinq joueurs qui étaient à des camps de la LNH, l'entraîneur-chef Philippe Boucher et les Remparts pourront enfin commencer à bâtir leur cohésion d'équipe.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Pour les équipes de la LHJMQ, le calendrier régulier s'amorçait il y a deux semaines. Dans les faits, la plupart d'entre elles n'ont pu compter sur leur alignement complet que dans les dernières heures. C'est le cas des Remparts qui, avec leurs cinq joueurs de retours de camps professionnels, ont finalement eu l'impression d'amorcer leur saison, jeudi.

En plus de ces absences, la troupe de Philippe Boucher s'est beaucoup fait bousculer dans le brouhaha du déménagement du Colisée au Centre Vidéotron, depuis le début de son camp d'entraînement. Finalement dans «leurs affaires», les Diables rouges ont le sentiment de pouvoir enfin commencer à bâtir leur cohésion d'équipe.

«On a pratiqué dans quatre ou cinq arénas, on n'a pas eu le temps d'aller dans le gym... On a été éparpillés pas mal. Ce n'est pas des excuses, ce n'est pas une critique C'est normal. On arrivait dans le building. Il faut maintenant s'établir ici, rentrer dans notre routine. C'est ce dont on a parlé à nos vétérans aujourd'hui [vendredi]», a expliqué l'entraîneur-chef Philippe Boucher, qui a convoqué son groupe de leaders à son bureau, avant l'entraînement hors glace de l'équipe, au Centre Vidéotron, vendredi matin.

Son message à l'intention de ses hommes «lettrés», au lendemain d'une défaite où sa défensive s'est fait «découper en morceaux», était simple : c'est à eux de montrer le chemin aux plus jeunes en affichant l'attitude et l'éthique de travail souhaitées par la direction de l'équipe.

«On leur a dit : "Les gars, vous savez comment on veut faire les choses. Vous étiez là l'année passée, dans une année où il y avait beaucoup de pression sur nous autres. On vous a demandé de travailler fort et d'avoir du fun." [...] C'est ce qu'on veut qu'ils transmettent aux gars qui viennent d'arriver», a relaté Boucher.

De cette façon, le pilote espère que sa jeune troupe trouvera rapidement une cohérence d'ensemble, qui lui permettra de passer à travers les affres d'un calendrier comprenant une virée abitibienne de quatre matchs, au cours des prochaines semaines.

«Il faut se trouver une identité le plus rapidement possible, parce que notre cédule n'est vraiment pas facile, avec ce qui s'en vient au mois d'octobre», a-t-il noté.

Jeunes spectateurs...

L'entraîneur en tient pour exemple la façon dont sa jeune troupe a compté sur les vétérans de l'équipe fraîchement de retour de camps professionnels pour la propulser en première et deuxième périodes jeudi, avant que ces derniers ne se lèvent et prennent les choses en mains, en troisième. 

«On est tellement une équipe jeune que les gars se sont assis là et les ont regardé jouer. Mais si tu veux regarder Timashov jouer, paies un billet! Ne viens pas t'asseoir sur le banc! Ce sont cependant des réactions normales», a convenu Boucher.

Membre du groupe de leaders de l'équipe, le défenseur Nikolas Brouillard se souvient très bien de ce que ça signifie, être une recrue.

«Je me rappelle que lorsque j'avais 16 ans, c'était plus difficile de m'intégrer, parce que les plus vieux étaient ensemble. C'est pourquoi il faut se regrouper tous ensemble si on veut avoir une bonne chimie. C'est ça qui aide», a-t-il estimé.

Et tous devront mettre la main à la pâte. Même ceux dont le leadership ne s'accompagne pas d'une lettre sur leur chandail.

«Un gars comme Timashov, c'est sûr que ça va être un leader. Il va falloir qu'il le montre par son jeu sur la glace. Il faut vraiment montrer c'est quoi notre identité aux jeunes et  le chemin vers où il faut qu'on aille», a conclu Brouillard.

Du mouvement au centre

C'est avec une fiche peu enviable de 27 réussites en 77 occasions dans le cercle des mises en jeu que les Remparts ont complété la rencontre de jeudi face aux Huskies de Rouyn-Noranda. Une facette qu'ils se doivent d'améliorer. C'est par un mouvement de personnel au centre que Philippe Boucher entend, dans un premier temps, remédier à la situation.

«Il faut qu'on arrive à solidifier le plus possible notre ligne du centre. On ne peut pas gagner un tiers de nos mises en jeu à chaque match. On va essayer des choses. Matt [Boucher] jouait bien à l'aile avec Mass [Carozza], mais on va le remettre au centre, parce que sur les mises au jeu, il est quand même pas si pire. Et on va laisser Beaton aussi au centre, parce que c'est un vétéran», a indiqué l'entraîneur.

En séparant Carozza et Boucher, le pilote permettra à ses deux ailiers européens, Auguste Impose et Dmytro Timashov, de compter sur celui qui jusqu'à maintenant - Carozza - s'est affirmé comme le meilleur centre des Remparts.

«On aimait ce que Matt et Carozza nous amenaient ensemble. C'était notre duo offensif. Mais bon jeudi, on l'a brisé parce qu'on voulait mettre les deux Euros ensemble. Et Mass, c'est probablement notre centre numéro un. [...] Ce qu'on veut, c'est trouver de l'attaque sur différents trios.»

Signal d'alarme pour Moody

Laissé de côté jeudi, le vétéran Zachery Moody s'est vu envoyer un message clair par ses entraîneurs, qui en attendent davantage de l'attaquant de 19 ans. Ne cumulant que deux passes et affichant un différentiel de - 5, le Néo-Écossais est pressenti pour occuper un poste parmi les six premiers attaquants de l'équipe... pourvu qu'il performe.

L'entraîneur-chef Philippe Boucher admet que sa décision d'envoyer Moody dans les estrades face aux Huskies se voulait une tentative de «fouetter» son joueur, qu'il aimerait voir plus dédié sur la patinoire.

«C'est le but. On a eu conversation, ce matin [hier]. Et quand on passe un message à quelqu'un, habituellement, on lui donne une autre opportunité de se faire valoir. Et il va en avoir une bonne, dimanche [demain]. On a des attentes envers lui. C'est un joueur de 19 ans. On veut qu'il joue dans notre top 6, on veut qu'il se développe et devienne un joueur de 20 ans pour notre équipe, ou dans la ligue. C'est ce qu'on lui a dit», a révélé le pilote.

De son côté, le centre pouvant évoluer à l'aile affirme avoir bien compris ce qui lui était reproché par ses patrons.

«Je comprends que je dois produire un petit peu plus et mettre des rondelles au filet. Je ne génère pas suffisamment d'attaque. Je pense que le message est clair. Mais ça m'a causé un choc au système», a confié le longiligne 96. Tout comme son entraîneur, l'attaquant se voit lui aussi évoluer parmi les six meilleurs attaquants des Remparts. Il convient toutefois qu'il devra changer son attitude sur la glace pour faire partie de ce groupe.

«C'est là que je veux jouer, même si je peux jouer n'importe où. Ça ne me dérange pas. Mais je suis un vétéran et je dois commencer à montrer un peu de leadership», a-t-il convenu.

À son retour dans l'alignement face au Drakkar demain, Moody tentera de s'inspirer de son coéquipier Dmytro Timashov, qui a épaté la galerie avec quelques jeux spectaculaires, à son retour avec les Remparts, jeudi.

«Il nous a montré toute l'étendue de son talent. Le reste du groupe, à commencer par moi, doit élever son jeu au même niveau, et ce, dès le prochain match.» 

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