Les Remparts inaugurent leur nouvelle maison avec une défaite

À 11:17 en première période, Ross MacDougall a... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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À 11:17 en première période, Ross MacDougall a marqué le premier but de l'histoire du Centre Vidéotron avec l'aide d'Austin McEneny et de Justin Samson.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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Vers un nouveau Colisée

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Vers un nouveau Colisée

Un groupe de gens d'affaires veut doter Québec d'un nouvel amphithéâtre multifonctionnel pouvant accueillir tant des matchs sportifs que des spectacles. Le projet a ses partisans comme ses détracteurs. »

(Québec) Trois ans et neuf jours après la première pelletée de terre de son chantier, le Centre Vidéotron se dévoilait finalement à la population de Québec, à l'occasion du match d'ouverture des Remparts, samedi.

Pour souligner l'événement, les Diables rouges désiraient offrir une victoire à leurs partisans. L'Océanic de Rimouski en aura décidé autrement, défaisant les hommes de Philippe Boucher 4-2. Ce n'est toutefois pas ce que l'histoire retiendra de ce happening, qui marquait l'inauguration du nouvel amphithéâtre affichant complet, avec ses 18259 amateurs.

«Ç'a été une journée exceptionnelle pour tout le monde, une production de première classe. Tout le monde avait hâte, depuis le temps que M. le maire nous parle de son building. Je pense que d'avoir fait partie des célébrations d'avant-match, c'était quelque chose», a indiqué Boucher. «Nos joueurs vont se souvenir de ça toute leur vie. On aurait aimé ça gagner, mais j'espère qu'ils vont se souvenir de tout ce qui s'est fait ici.»

C'est un trio, ni offensif ni défensif, qui avait lancé les festivités au Centre Vidéotron, quelque quatre heures auparavant. Il s'agissait plutôt des rappeurs de Loco Locass, avec leur très à propos Hymne à Québec, qui avaient la mission d'installer une ambiance festive dans le nouvel amphithéâtre, sur le coup de 19h.

Leur enlevante prestation a été suivie du dévoilement des joueurs des Remparts, chacun étant présenté dans un bain d'éclairages rouges, où scintillaient de multiples lumières blanches. Ces dernières avaient été remises à chacun des amateurs, sous la forme d'un bracelet, à leur entrée dans l'aréna.

Les spectateurs ont ensuite eu droit à un montage vidéo retraçant les grandes lignes de l'histoire du hockey à Québec, de la belle époque des Remparts en or de Guy Lafleur, jusqu'à la renaissance des Diables rouges avec Patrick Roy et Philippe Boucher, en passant par l'épopée des Nordiques.

Les exploits des Marc Tardif et Michel Goulet, chez les Nordiques, ainsi que de Marc-Édouard Vlasic, Simon Gagné et Guy Lafleur, chez les Remparts, ont également été soulignés par le lever symbolique de leurs bannières dans les hauteurs du Centre Vidéotron.

Rêve réalisé

Plus grand promoteur d'un nouvel amphithéâtre de Québec, le maire Régis Labeaume s'est ensuite adressé à la population, qu'il a accueillie avec un enthousiasme non dissimulé.  «Messieurs, dames! Notre rêve s'est réalisé!» a-t-il lancé, suscitant une réaction chaleureuse d'une foule un brin timide.

Il a profité de sa présence au centre de la glace pour remettre un cadeau à l'ancien entraîneur-chef des Nordiques, Michel Bergeron. À la requête de ce dernier, il a retrouvé les deux bancs rouges du Colisée d'où l'épouse du «Tigre», Michelle, assistait aux matchs de son mari et les lui a offerts.

Les cérémonies se sont terminées par une présentation multimédia 3D, l'oeuvre de BlackOut Design, une firme de Québec. L'heure était ensuite au hockey, avec la mise au jeu protocolaire, qui a été effectuée par une brochette de personnalités, les Mario Bédard, Maurice Tanguay, Sam Hamad, Pierre Dion, Régis Labeaume, Benoît Robert, Pierre Karl Péladeau, Gilles Courteau et Agnès Maltais. Ces derniers ont laissé tomber la rondelle entre les assistants-capitaines des Remparts, Yanick Turcotte, un natif de Québec, et de l'Océanic, Anthony Chapados.

Une fois l'hymne national interprété par Marie-Josée Lord terminé, les deux équipes ont finalement brisé la glace. Une bagarre entre Turcotte et Evan Scott aura été le premier fait marquant de ce match, à 21 secondes. Le défenseur Ross MacDougall a été le premier à faire scintiller la lumière rouge dans l'histoire du Centre Vidéotron, lançant les Remparts 1-0, en première.

L'Océanic a répliqué avec trois buts consécutifs, ceux de Tyler Boland, Evan Scott et Antoine Dufort-Plante, pour prendre une sérieuse option sur la rencontre. Mikaël Robidoux a réduit l'écart 3-2 pour les Remparts en troisième, mais Dufort Plante, avec son deuxième du match, a anéanti tout espoir des locaux de revenir de l'arrière.

Un moment inoubliable

Les joueurs des Remparts ne sont par prêts d'oublier leur premier match au Centre Vidéotron, même s'ils auraient préféré célébrer une victoire. C'est néanmoins l'un des leurs, le défenseur Ross MacDougall, qui passera à l'histoire comme étant le premier marqueur du nouvel amphithéâtre.

Rares sont les partisans des Remparts qui auraient misé sur MacDougall pour enfiler ce premier but, une déviation qui n'a laissé aucune chance à Louis-Philip Guindon, en début de première. Le principal intéressé non plus!

«Je ne pouvais pas le croire! J'étais très excité. Je pense que ça va prendre quelques années avant de réaliser que mon nom sera toujours lié à cette journée», a indiqué le timide Néo-Brunswickois, qui a oublié de ramasser la rondelle.

Comme la majorité de ses coéquipiers, MacDougall n'a pas caché avoir été très nerveux, pendant la longue cérémonie de près d'une heure, qui a précédé le match. Son coéquipier Yanick Turcotte, désigné pour prendre la mise au jeu protocolaire, a lui aussi vécu de grandes émotions.

«Je me suis senti un peu comme à 17 ans quand j'ai joué ma première game dans le Colisée. T'es nerveux, t'es stressé, tu regardes en haut et tu trouves que ça ne se peut quasiment pas qu'il y ait autant de monde pour une game junior majeur, mais après l'échauffement, quand tu as fait ta première présence, tu es correct», a indiqué le natif de Québec.

À court de mots

Ce n'est pas son habitude, mais l'entraîneur-chef de l'Océanic était à court de mots pour commenter les cérémonies d'ouverture auxquelles ses joueurs ont assisté. «Les cérémonies étaient grandioses, c'était colossal, féerique, les épithètes me manquent», avouait Serge Beausoleil, encore plus ravi de la première victoire de la saison de son équipe.

L'Océnic a joué le trouble-fête, comme Shawinigan l'avait fait à Rimouski, jeudi, lorsqu'on a hissé la bannière de la Coupe du Président. Cette fois, les bannières portaient les noms de Lafleur, Tardif, Goulet, Gagné et Vlasic.

«Ti-cul, j'étais Guy Lafleur dans la ruelle. De voir ces grands joueurs, ça touche, c'était bouleversant. Mais on ne pavoisera pas sur le fait qu'on a "cassé le party" ou pas, ce qu'on voulait, c'était les deux points. Dans l'ensemble, les gars ont bien fait ça. Ils avaient des papillons dans l'estomac, ils devaient vivre ça, et après, tu joues au hockey.

«Dans nombre d'années, on va pouvoir dire qu'on était là pour le premier match et qu'on l'a remporté. On va rapporter la rondelle au Temple de la renommée de Rimouski...» Avec Carl Tardif

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