Des Madelinots prêts pour les Nordiques

Le chauffeur attitré des Remparts pendant leur séjour... (Photo collaboration spéciale Kathleen Lavoie)

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Le chauffeur attitré des Remparts pendant leur séjour aux Îles-de-la-Madeleine, Germain Bourque, dit avoir déjà recueilli assez de noms pour remplir un autobus et demi pour un voyage à Québec afin d'assister à un match des Nordiques.

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(Cap-aux-Meules) Le Madelinot Germain Bourque est si convaincu du retour des Nordiques à Québec qu'il a déjà commencé à organiser un voyage pour assister à leur premier match au Centre Vidéotron!

Chauffeur d'autobus attitré aux Remparts de Québec pendant leur séjour aux Îles-de-la-Madeleine, l'employé de la compagnie Autobus les Sillons et ancien membre du fan club des Nordiques, n'a jamais vu sa flamme pour les Fleurdelisés s'éteindre, même après leur déménagement au Colorado, en 1995.

Possédant une collection d'une centaine d'objets à l'effigie des Nordiques, Germain Bourque n'hésitait pas, dans les années 80, à répandre la bonne nouvelle, en vendant des cartes de membres du fan club, parmi les autres «croyants» de l'archipel. «J'en ai vendu 1700!»,se targue encore aujourd'hui le quinquagénaire, qui pouvait assister à quatre ou cinq matchs des Bleus au Colisée, par saison.

Son activité au sein du fan club l'avait même amené à souper avec Peter Stastny. Une rencontre qu'il n'est pas près d'oublier. Mais elle lui permettait surtout d'entretenir une guerre amicale avec les partisans du Canadien des Îles.

«Mon père avait un bar, dans ce temps-là. On laissait seulement entrer les fans des Nordiques!» Comment faisaient-ils pour les reconnaître? «On connaît tout le monde, aux Îles!» a-t-il lancé.

À l'époque, la ferveur des partisans madelinots des Nordiques était telle, qu'elle menait parfois à quelques débordements. «J'ai vu, dans une maison, où on était à peu près sept ou huit, tous des gros fans, une scie mécanique. Dès que les Canadiens entraient dans la zone des Nordiques, on faisait vroum, vroum, vroum! Il y avait tellement de boucane bleue qu'on ne se voyait plus!»

Long deuil

La belle aventure des Nordiques s'est toutefois terminée en 1995. Germain Bourque, lui, n'a tourné la page que sept ans plus tard.

«Moi, j'ai fait mon deuil des Nordiques en 2002, lorsque l'Avalanche est venu jouer un match hors-concours contre le Canadien au Colisée. Peter Forsberg, Joe Sakic et Adam Foote avaient porté le chandail des Nordiques. Mes larmes ont coulé. Mon fils m'a dit : "Papa, tu es malade." Je lui ai répondu "Non. Je viens de faire mon deuil."»

La flamme des Nordiques néanmoins toujours allumée, le chauffeur d'autobus a repris son militantisme dans la perspective d'un éventuel retour de ses favoris. Il vient d'ailleurs de créer un t-shirt portant la mention «Fier d'être un Anti-Canadien et membre à vie», orné d'un logo des Nordiques, dont une centaine d'unités a déjà trouvé preneurs.

Il prendra possession des gaminets, lorsqu'il viendra travailler à Québec en septembre et en octobre, période de l'année où Intercar réquisitionne ses autocars en région pour la saison des croisières.

Il organise également un voyage pour le premier match des Nordiques au Centre Vidéotron. Il a déjà recueilli suffisamment de noms pour remplir un premier véhicule (51) et en occuper partiellement un second. «Le premier voyage, l'autobus, les billets sont vendus, à l'heure actuelle... Full! J'ai un autobus de vendu, et un deuxième qui s'en vient bien. Nous serons là!» a-t-il promis.

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