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Rimouski l'emporte 5-4 en prolongation et force la tenue d'un 7e match

Il y aura un 7e match à Rimouski,... (Photo Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Il y aura un 7e match à Rimouski, puisque les Remparts ont cédé devant l'Océanic en prolongation.

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(Québec) Les partisans des Remparts de Québec étaient prêts à célébrer, mais l'Océanic de Rimouski a gâché la fête, dimanche après-midi au Colisée Pepsi, en comblant un déficit de trois buts pour l'emporter 5-4 en prolongation et forcer la tenue d'un septième match, lundi, dans leur château-fort du Bas-Saint-Laurent.

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Jan Kostalek a joué les héros pour l'Océanic après seulement 1:03 de temps supplémentaire pour semer la consternation dans un aréna prêt à souligner ce qui aurait été une première Coupe du Président depuis 1976 pour les Remparts. Mais voilà, les champions de la saison régulière de la LHJMQ n'avaient pas dit leur dernier mot dans cette finale excitante au possible.

«C'est un exploit peu commun, ce qu'on a fait. Les gars étaient survoltés de ravir la victoire pour revenir devant nos partisans, mais il faut vite retomber sur nos pattes. Qu'ils aient trouvé le moyen de revenir de l'arrière dans un Colisée bondé, chaud et fébrile, ça me rend très fier d'eux», disait l'entraîneur-chef de l'Océanic, Serge Beausoleil.

Pour la sixième fois depuis le début de cette série, l'équipe locale n'a pas encore été en mesure de l'emporter. Tout indiquait pourtant le contraire en milieu de deuxième période quand les Remparts ont pris une avance de 4-1. Dans les gradins, on avait le coeur à la fête, sauf que les visiteurs ont remonté la pente, petit à petit, créant finalement l'égalité avec à peine 61 secondes à écouler en troisième.

«On a eu quelques chances pour en mettre un autre, on en aurait eu besoin. On va donner le crédit à l'Océanic et se reprendre demain. Nous étions à un lancer de lever le gros trophée, là on est à un match de le faire», indiquait le coach des Remparts, Philippe Boucher.

Appelé en relève à Louis-Philip Guindon après le troisième but des Remparts, Sébastien Desrosiers a effectué deux arrêts majeurs contre Matt Murphy et Dmytro Timashov pour garder les siens à proximité de l'adversaire. À mi-chemin en troisième, Samuel Laberge a fait 4-3 pour ensuite voir Alexis Loiseau provoquer l'impasse avec son deuxième du match.

«En réduisant l'écart, on transférait tranquillement la pression. Lorsqu'on tire de l'arrière, on garde toujours la même approche, on reste ancré dans cette foi de revenir et on travaille sur le prochain tir. Ça en prend un pour marquer, pas 10, et on se disait que ça allait finir par virer de bord», illustrait Beausoleil.

Adam Erne (2), Massimo Carozza et Matt Murphy ont marqué pour les Remparts, dominés 40-18 dans les lancers. Il s'agissait de la deuxième fois de suite qu'un match se tranchait en prolongation.

«On n'a rien changé, on ne s'est pas assis ni essayé de protéger notre avance, mais on n'a peut-être pas assez testé Desrosiers. Rimouski a un bon club et n'a pas lâché. On peut laisser les gars être un peu déçus, mais pas trop longtemps. On va embarquer dans l'autobus avec la mentalité qu'on a eu toute la saison. On joue bien sur la route, on va voir ce qu'on peut faire demain», ajoutait Boucher.

À l'instar de l'Océanic, les Remparts ont mis le cap sur Rimouski en début de soirée. Septième et dernier chapitre de cette finale: lundi à 19h.

«On aurait aimé la gagner ici» - Marc-Olivier Roy

Malgré la défaite crève-coeur devant leurs partisans, les Remparts se faisaient un devoir de ne pas s'apitoyer sur leur sort. «Ça nous fait quelque chose, mais on sera prêt pour le prochain match», avouait le vétéran Marc-Olivier Roy.

Le joueur de 20 ans effectuait un retour au jeu après avoir raté les huit derniers matchs des siens. Comme plusieurs, il aurait aimé mettre le point final à cette série qui se rend plutôt à la limite.

«Ça fait longtemps que Québec n'a pas eu la Coupe du Président et on aurait aimé la gagner ici. C'est dommage, on était proche, mais on a quand même la chance de la gagner demain [lundi] dans le septième match», précisait le numéro 11.

Selon lui, les Remparts n'ont jamais eu le sentiment que la victoire était dans le sac malgré une avance de 4-1 et des partisans en liesse.

«Je n'ai pas d'explication pour la défaite, peut-être que Rimouski a travaillé plus fort que nous, ils ont un bon échec-avant. Ça finit mal, dans le fond, mais on a appris de ça et on va être prêt.»

À ses côtés, Adam Erne estimait que les Remparts avaient joué un peu trop d'une manière défensive après avoir pris les devants 4-1.

«On s'est un peu trop replié et éloigné de notre style de jeu, on aurait dû rester dans notre plan de match. Je ne crois pas qu'on s'est fait prendre dans l'excitation du moment», racontait celui qui a inscrit ses 20e et 21e buts des présentes séries. Il compte 29 buts éliminatoires en carrière, un de moins que le meneur (Mathieu Melançon) depuis la renaissance de l'équipe en 1997. «Leur but à la fin a fait mal, sauf qu'en séries, il faut rebondir. Maintenant, on s'en va jouer un match sans lendemain», ajoutait Erne.

Du côté de l'Océanic, la victoire était accompagnée d'un long soupir de soulagement, mais surtout, d'une grande source de motivation à la veille du match ultime.

«C'est le but le plus important de ma carrière. Je crois que nous avons le momentum, à nous de s'en servir dans le septième match», racontait le défenseur Jan Kostalek, auteur du but vainqueur, 63 secondes après le début de la prolongation. 

Son deuxième but de la rencontre a forcé les dirigeants de la LHJMQ à remiser la Coupe du Président dans son coffre. Mais tout juste avant, un lancer identique de sa part avait frappé le poteau. «Je ne l'avais même pas vu, juste entendu... Lorsqu'on tirait de l'arrière, nous n'avions surtout pas l'intention de lâcher et on savait qu'on lutterait jusqu'à la dernière seconde pour créer l'égalité et cela nous a rapportés.»

L'Océanic a justement égalisé la marque avec 1:01 à faire au tableau indication. Le capitaine Alexis Loiseau pointait plutôt en direction de celui de Samuel Laberge, qui faisait 4-3 à mi-chemin en troisième.

«Le but à Laberge a été très important pour nous, on s'est bâti une confiance à partir de ça. À 4-1, on ne voulait pas regarder trop loin, on voulait juste marquer le prochain but. On s'est déjà fait remonter dans le passé, là c'était à notre tour. On est vraiment content de s'en aller à Rimouski, où on a eu beaucoup de succès cette saison et on est super confiant», indiquait Loiseau.

Reste à savoir qui sera devant le filet pour l'Océanic, le partant du sixième match, Louis-Philip Guindon, ou Philippe Desrosiers, venu en relève ? «On va dormir là-dessus», répondait l'entraîneur-chef.

«Si Serge [Beausoleil] me fait confiance, je vais tout donner. Comme gardien, mon travail est d'être prêt, peu importe ce qui arrive. Je n'avais jamais entendu autant de bruit de toute ma vie [quand Erne a marqué], mais j'ai mis ça de côté et ça tourné de notre côté», disait Desrosiers.

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