Les Remparts à la porte de l'histoire

L'entraîneur-chef des Remparts, Philippe Boucher, que l'on voit... (Collaboration spéciale Rémi Sénéchal)

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L'entraîneur-chef des Remparts, Philippe Boucher, que l'on voit ici lors du match de vendredi à Rimouski, espère que ses joueurs mettront fin à la série finale contre l'Océanic dès dimanche après-midi.

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(Québec) Une victoire, voilà tout ce qui manque aux Remparts de Québec pour remporter la Coupe du Président. Ils auront l'occasion de le faire, dimanche (15h) au Colisée Pepsi, où l'on dispute le sixième match de la finale de la LHJMQ qu'ils mènent 3-2 contre l'Océanic de Rimouski. Scénario de rêve?

«Le plus beau scénario est de gagner tout court. La dernière [victoire] est toujours la plus difficile à aller chercher», convenait l'entraîneur-chef Philippe Boucher, attablé dans le hall de l'hôtel, à Rimouski, puisque les siens y ont passé la nuit après le but le plus rapide de l'histoire en finale québécoise par Massimo Carozza à la 10e seconde, vendredi.

Les Remparts pourraient imiter leurs grands frères de la première génération, qui avaient signé cinq conquêtes en sept finales de 1970 à 1977, dont la dernière de 1976 fait partie du discours de Philippe Boucher depuis le début de l'aventure éliminatoire. L'ajout d'une bannière - et même de deux - à la veille de la fermeture vieil aréna de Limoilou n'était pas seulement une source de motivation, mais un objectif à la fois symbolique et concret.

«Les gars réalisent qu'il s'agit de la chance d'une vie de remporter quelque chose d'aussi important que la Coupe du Président. Il y a plein de slogans dans le vestiaire, dont l'un qui dit de ne pas regarder plus loin que la présente journée. Depuis le 7e match contre Cap-Breton, les gars sont calmes, confiants et s'amusent, ils sont en train de prouver qu'ils peuvent réaliser quelque chose de bien. Reste à savoir si on va faire quelque chose dont les gens vont se souvenir longtemps», disait-il.

Pas de charité

Boucher le sait bien, l'Océanic ne jettera pas l'éponge même le dos acculé au mur. Et pour se motiver, l'adversaire pourra se dire qu'aune équipe n'a encore gagné à domicile dans cette finale. En fait, Québec et Rimouski n'ont pas perdu à leurs neuf derniers matchs à l'étranger et les deux pourraient égaler un record de Ligue à cet effet. «On espère ne pas l'avoir», avouait Boucher, laissant entendre qu'il préférait boucler la série, dimanche.

«Notre plus gros test depuis le début, c'est l'Océanic, et il n'y a jamais rien de réglé contre eux. Mais on n'a pas de pression, car personne ne nous voyait là, n'avait prédit qu'on serait là ou voulait nous voir là, mais il y a une raison pour laquelle on y est tout comme Rimouski. Il n'y a pas de charité dans le hockey, on est deux bons clubs», ajoutait celui qui pourrait devenir le premier entraîneur-chef depuis la renaissance des Diables rouges en 1997 à remporter la Coupe du Président, exploit que n'ont pas réalisé Guy Chouinard, Éric Lavigne et Patrick Roy.

Pour cela, les siens devront mieux jouer sur leur patinoire qu'ils ne l'ont fait dans les matchs 3 et 4 ayant permis à Rimouski de créer l'égalité 2-2 dans la série.

«Il faut jouer comme on l'a fait la majorité de la saison à Québec. On ne gagnera pas si on ne donne pas un effort de "60 minutes +", comme il est écrit sur la manche de nos t-shirts», ajoutait Boucher, dont l'équipe est rentrée à Québec en milieu d'après-midi.

Par ailleurs, si plus de 8176 spectateurs se pointent au match, dimanche, les Remparts dépasseraient le cap des 100 000 en séries pour la quatrième fois de leur histoire, leur marque la plus élevée étant de 153 869 spectateurs en 2006 lorsqu'ils avaient participé à la finale de la Coupe du Président contre Moncton (défaite en six matchs) avant de remporter la Coupe Memorial, là-bas.

Couture : suspension et amende

William Couture, de l'Océanic, a écopé d'une suspension d'un match et d'une amende de 1000 $ pour avoir fait le geste du coupe-gorge envers Marcus Cuomo, des Remparts, vendredi. Il s'agissait de la seule sanction dans les séquences transmises à la Ligue après le cinquième match. «Je ne peux pas le commenter, mais je déplore le geste. Je vois beaucoup d'éducation à faire avec le hockey, on lui en a parlé. Ce n'est pas moi qui ai parti le bal [pour les vidéos], j'ai juste suivi la tendance. Pour le reste, le coup le plus salaud a été celui de Cuomo», estimait Serge Beausoleil à propos de la guerre télévisuelle qui sévit.

De son côté, l'entraîneur-chef des Remparts trouvait regrettable d'être encore montré du doigt. «Je suis un peu tanné de me faire accuser de ne pas gérer la pression, de faire le calendrier, d'envoyer des clips. J'ai fait du hockey toute ma vie et je n'ai qu'un secondaire 5, mais je suis quand même assez bon en mathématiques pour calculer le nombre de vidéos qui ont été envoyées à la Ligue. Et jusqu'à date, les gestes déplorables ont tous été sanctionnés», répliquait Philippe Boucher, en répétant que tout geste douteux en finale devrait être analysé par la LHJMQ et non pas soumis par les équipes.

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Serge Beausoleil

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«Ça se vend cher la livre, let's go»

«On est loin d'avoir la tête entre les jambes», admettait Serge Beausoleil, samedi, au lendemain du revers de 3-2 en prolongation qui plaçait l'Océanic en situation d'urgence.

L'entraîneur-chef tenait un discours positif même si les siens doivent absolument l'emporter afin de forcer la tenue d'un match ultime à Rimouski, lundi. «Je ne veux surtout pas entendre parler du septième match. Nous avons plutôt des objectifs à court terme», disait-il avec conviction.

Beausoleil a pris acte du résultat, vendredi, mais confiait ne pas pouvoir en demander beaucoup plus à ses joueurs. À ses yeux, les siens ont disputé un match de grade A, mais le sort a voulu que son club s'incline dès le début de la prolongation.

Depuis le début de la finale, toutes les victoires sont survenues sur les patinoires adverses. Jusqu'à présent, les deux formations revendiquent neuf gains en territoire ennemi. En saison régulière, Rimouski avait signé 19 victoires à l'étranger tandis que Québec n'en a compté que 13. Ce fait inusité pourrait-il servir comme source de motivation à l'Océanic, visiteur pour une troisième fois au Colisée Pepsi dans cette série?

«Les statistiques prennent de la valeur à long terme. Or, il en s'agit d'une à court terme qui ne nous permet pas de dire qu'on va gagner. La ligne est mince entre la victoire et la défaite, on l'a bien vu depuis le début de cette série enlevante et les gens sont émerveillés par le spectacle qu'ils ont sous leurs yeux. Il ne reste que quatre clubs actifs au Canada [les deux finalistes québécois, Oshawa et Kelowna], ça se vend cher la livre, alors let's go!» ajoutait Beausoleil, dont l'équipe a roulé vers la capitale en fin d'après-midi, samedi, afin d'y tenir un repas d'équipe.

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