L'Océanic cherche des excuses, estime Boucher

Philippe Boucher a rejeté l'idée que les Remparts... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Philippe Boucher a rejeté l'idée que les Remparts aient pu influencer la Ligue dans la préparation de l'horaire de la finale. «Personne n'est assez puissant pour faire ça», a-t-il commenté.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Ayant pris un retard de 2-0 dans la finale de la Coupe du Président, avant de couper ce déficit à 2-1 dimanche, l'Océanic de Rimouski est à la recherche d'excuses, croit Philippe Boucher. C'est du moins la seule explication trouvée par l'entraîneur-chef des Remparts afin de justifier les propos de son vis-à-vis, Serge Beausoleil, voulant que les Diables rouges soient avantagés par le calendrier de la série.

Boucher n'a pas beaucoup apprécié sa lecture du Soleil, mardi matin. Le pilote y a appris que son équipe manquait de profondeur, que des matchs espacés lui permettaient de reposer ses éléments les plus utilisés, voire que son organisation pourrait avoir influencé l'élaboration du calendrier de la série. Il y a en outre découvert que son attaquant Marcus Cuomo, tout juste de retour d'une blessure au genou, avait du mal à patiner.

«Je n'ai pas l'habitude de commenter ce genre de chose. Mais c'est vraiment le fun de lire sur notre rapport de blessures, notre manque de profondeur et la gérance de cédule... D'enlever du crédit à des joueurs qui ont travaillé fort pour se rendre en finale, je trouve ça plate un petit peu. C'est enfantin, mais ce n'est pas surprenant», a laissé entendre Boucher, peu impressionné par les remarques de Beausoleil.

Se livrant rarement à des joutes verbales avec ses homologues de la LHJMQ, Boucher ne voulait visiblement pas ajouter d'huile sur le feu, pesant chacun de ses mots. Il a toutefois rejeté l'idée que les Remparts aient pu influencer la Ligue dans la préparation de l'horaire de la finale. «Personne n'est assez puissant pour faire ça.»

Selon lui, il s'agit d'une manière pour l'Océanic de tenter de transférer la pression sur les Remparts et d'expliquer son début de série mitigé. «On gère tous la pression différemment. Certains cherchent des excuses. Ça fait longtemps que c'est comme ça», a-t-il laissé planer, sans expliquer davantage.

TEMPS D'UTILISATION

Contrairement à ce que suggère Beausoleil, l'entraîneur-chef des Remparts estime normal d'utiliser certains éléments à outrance rendu en finale de la Coupe du Président. Mais même s'il a fait un usage abondant de ses quatre premiers défenseurs, dimanche, il se défend d'avoir cloué les Ross McDougall et Giancarlo Fiori sur le banc.

«J'ai assisté à la Coupe Memorial à Shawinigan, en 2012. Ils ont joué à quatre défenseurs tout le tournoi. Dans le junior majeur, tes meilleurs joueurs jouent beaucoup de minutes. Frédérik Gauthier, ça va me faire plaisir de le chronométrer, demain [mercredi]. Et c'est normal, [qu'il joue beaucoup]. Malgré ça, nos gars ont joué deux games de suite toute l'année et ça ne les a jamais dérangés», s'est-il défendu.

Boucher a décliné de commenter la suggestion d'un journaliste voulant que, s'il l'avait voulu, Beausoleil aurait pu lui aussi n'utiliser que ses quatre meilleurs défenseurs. «Lui, il veut gérer notre club, mais moi, je ne gérerai pas le sien...» a-t-il ironisé.

L'entraîneur-chef préfère concentrer ses énergies sur son club, ce qu'il a fait mardi, en effectuant quelques changements à son alignement, dont la rétrogradation de Massimo Carozza sur la quatrième ligne. Le centre avait écopé de la pénalité qui a mené au but d'assurance de l'Océanic, dimanche. Mesure punitive?

«Oui et non. Il n'a pas joué son meilleur match. Il ne filait pas non plus. À ce temps-ci de l'année, on a plusieurs joueurs qui ne filent pas. Mass n'était pas à 100 % pour le match. Il va quand même avoir un rôle important, demain [mercredi]. Il joue sur la première unité de désavantage numérique. Ça ne changera pas.»

L'attaquant des Remparts Jérôme Verrier... (Photothèque Le Soleil) - image 2.0

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L'attaquant des Remparts Jérôme Verrier

Photothèque Le Soleil

Verrier muté au centre

L'absence prolongée de Marc-Olivier Roy a forcé Philippe Boucher à revoir la composition de sa ligne de centre, où l'on retrouvera l'attaquant Jérôme Verrier, lors du quatrième match de la série, au Colisée Pepsi, mercredi.

Le vétéran de 20 ans pivotera une troisième ligne, complétée par Vladimir Tkachev, à gauche, et par Yanick Turcotte, à droite. Un trio qui avait accompli du bon boulot, pendant la demi-finale face aux Wildcats de Moncton.

«Il va commencer au centre, demain [mercredi]. C'est un joueur polyvalent et physique. Ces trois joueurs-là ont joué ensemble contre Moncton et on a aimé ce qu'ils nous ont apporté. Les trios sont toujours sujets à changer pendant le match, mais ça nous donne de l'expérience au centre en l'absence de Marc-Olivier. Tkachev et Verrier jouent bien ensemble. Et on aime l'apport de Yanick quand il est sur un de nos trois premiers trios», a expliqué Boucher.

Le principal intéressé a accepté sa nouvelle affectation avec plaisir, lui qui a déjà joué une saison au centre, lorsqu'il évoluait à Drummondville.

«Si Philippe me veut au centre, parce qu'il a besoin de plus de physicalité [sic] et de constance, je vais faire ça. J'ai déjà joué à cette position-là, à 18 ans, avec les Voltigeurs. Ça ne me stresse pas. J'ai eu un peu de misère avec mes mises au jeu lors du dernier match, mais on va se concentrer là-dessus durant la pratique», a indiqué Verrier, mardi.

L'attaquant se croit en mesure de bien s'acquitter des responsabilités défensives supplémentaires qui incombent aux joueurs de centre. C'est toutefois en attaque que sa ligne sera la plus dangereuse, croit-il.

«Je pense qu'on va être capable d'amener de l'offensive. Tkachev et moi, on l'a prouvé qu'on était capables de scorer. Et je pense qu'on va avoir une ligne très physique aussi. Turcotte, ça va être mise en échec, par-dessus mise en échec. Il va juste falloir suivre le rythme», a estimé le 77. 

Fucale : «Bénéfique pour tout le monde»

Le portier des Remparts Zachary Fucale se veut ambivalent quant au calendrier de la finale de la Coupe du Président, qui a jusqu'à maintenant comporté deux pauses de deux jours. «D'un côté, c'est une bonne chose. Ça nous donne du repos et du temps pour se regrouper, oublier ce qui s'est passé dans le dernier match, et revenir fort pour le prochain ou avoir une meilleure performance. C'est bénéfique pour tout le monde. Pour les deux équipes, les deux gardiens, pour les joueurs», a d'abord estimé le 31. D'un autre côté, Fucale rappelle que tous les gardiens préfèrent jouer des matchs rapprochés, question de garder leurs réflexes aiguisés. «C'est bon d'avoir du rythme, de jouer aux deux jours. Quand tu joues sans arrêt, tu ne penses plus à des petits détails, à des petites distractions. Tu fais juste jouer. Ce n'est pas nous qui contrôlons la cédule et la fréquence des matchs. On est prêts à n'importe quoi.» 

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