Coupe du Président: match impair, match pivot

L'entraîneur-chef des Remparts, Philippe Boucher, s'est dit très... (Collaboration spéciale Rémi Sénéchal)

Agrandir

L'entraîneur-chef des Remparts, Philippe Boucher, s'est dit très satisfait du travail de ses vétérans lors des deux victoires à Rimouski. Un de ceux-ci, le gardien Zachary Fucale, a été particulièrement solide vendredi, effectuant 40 arrêts.

Collaboration spéciale Rémi Sénéchal

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Sans souscrire à la croyance voulant que les matchs impairs soient les plus importants d'une série, Philippe Boucher est d'avis que l'issue de la troisième rencontre de la finale de la Coupe du Président, présentée cet après-midi au Colisée Pepsi, sera déterminante pour la suite du duel entre les Remparts et l'Océanic.

Une victoire sur la troupe de Serge Beausoleil porterait l'avance des Diables rouges à 3-0 dans la finale, alors qu'une défaite resserrerait la série 2-1. Un écart significatif.

«Il y a une grosse différence entre être 2-1 ou 3-0. Tous les matchs sont importants. Surtout que l'Océanic, c'est un club qui n'a pas perdu sur la route depuis le début des séries. C'est aussi un club qui a l'habitude de bien jouer ici, au Colisée Pepsi. On s'attend à leur meilleur match des séries, demain [dimanche]», a indiqué Boucher, dont les hommes se sont inclinés deux fois en quatre matchs à domicile face à Rimouski, cette saison.

Si l'Océanic a parfois pris ses aises dans le vieil amphithéâtre limoulois cette année, les Remparts y ont été rois et maîtres (27-7-0-0), toute la campagne. Le choc de début de match escompté à Rimouski se produira peut-être dimanche.

«Ça peut venir d'une part comme de l'autre. On espère qu'il va venter plus fort pour nous autres. Ça fait longtemps qu'on n'a pas joué dans notre building, et les gars ont hâte de jouer. [...] Mais va-t-on être capables de maintenir le niveau d'énergie? Rimouski n'est sûrement pas content du début de la série, mais ils ont quand même joué du bon hockey par moments. Nous, on a été très opportunistes. On va voir le meilleur de l'Océanic, demain [dimanche]», a prédit Boucher.

Dans les circonstances, ce dernier se réjouit de la manière dont sa troupe avait amorcé le deuxième match de la série vendredi, au Colisée Financière Sun Life.

«Nos leaders, nos vétérans, ont prouvé qu'ils ont du millage dans cette ligue-là et, pour certains, ailleurs. Je ne pense pas qu'ils aient été intimidés par le fait qu'on soit en finale ou qu'on soit sur la route, dans un building dérangeant comme celui de Rimouski. On parle de Zach [Fucale], de la ligne d'Etchegary, de Graves, de Murphy... Ce sont tous des gars qui en ont vu d'autres, des gars d'expérience, qui ont déjà passé par une finale. Et ç'a paru, en première période», a jugé Boucher.

Mot d'ordre : discipline

S'il y a un aspect que l'entraîneur-chef espère voir s'améliorer chez sa troupe dimanche, c'est la discipline, que ce soit par rapport à «une certaine manière de jouer» ou à l'adversaire.

Au nombre des gestes discutables posés par les deux équipes en fin de match vendredi, un seul a vraiment déplu à Boucher, soit un dardage de François Beauchemin à l'endroit de Ryan Graves.

«Ça n'a pas sa place dans le hockey. Le reste, une mise en échec dans le dos de DeLuca et un geste de Morin sur Duclair, je pense que ça aurait pu être des pénalités. Même Duclair aurait pu avoir une punition sur la réplique, mais il n'y avait rien de disgracieux dans ça», a-t-il soutenu.

Atteint dans les bijoux de famille par Beauchemin, Graves était pour sa part soulagé que son support athlétique eût fait le boulot, samedi!

«Le bâton a atteint ma coquille. L'autre joueur a eu deux minutes pour ça. Il a été chanceux...» a-t-il laissé entendre, confirmant que plusieurs coups vicieux s'étaient échangés en fin de match.

Philippe Boucher était pour sa part heureux que les choses n'aient pas dégénéré davantage. «Je ne pense pas qu'on soit deux entraîneurs à envoyer nos joueurs faire des choses comme ça...»

L'Océanic n'est pas les Flames!

Comme son homologue des Remparts, l'entraîneur-chef de l'Océanic Serge Beausoleil n'a pas beaucoup apprécié certains gestes posés par les joueurs des deux équipes, en fin de match, vendredi. Il se défend toutefois d'avoir demandé à sa troupe de «préparer» le troisième match de dimanche, au Colisée Pepsi.

«On n'est quand même pas les Flames de Calgary! De toute façon, je crois plus ou moins à ça, surtout dans le junior, où les sanctions sont sévères. Personnellement, j'apprécie le jeu physique, qui vise à séparer un opposant de la rondelle. Mais je n'ai jamais été un fervent des coups de bâton. Je n'ai pas plus aimé celui de Beauchemin que celui de Timashov», a laissé entendre Beausoleil, dont la troupe ralliait la capitale à l'heure du souper, samedi.

Pour l'emporter dimanche, le pilote estime que les siens devront améliorer leur gestion de la rondelle et leur défensive collective.

«Québec a un premier trio en feu que nous nous devons de contrer. Vendredi, Anthony Duclair a soutiré deux rondelles à nos joueurs, et deux buts ont été marqués là-dessus. Ça ne peut pas arriver. Sinon, offensivement, il n'y a pas une équipe qui a eu plus de chances que l'autre», a-t-il estimé.

Selon Beausoleil, plusieurs erreurs commises par ses vétérans à la ligne bleue, dont Samuel Morin (photo) et Jan Kostalek, peuvent être attribuables à un manque de concentration.

«Les gars ont besoin de se recentrer. On arrive à 90 matchs joués cette saison. Ils savent ce qu'ils ont à faire sur la glace. Mais il faut donner le crédit aux Remparts. Ils jouent une game simple défensivement. Ils commettent peu de revirements et ferment le jeu comme jamais.»

Ayant sorti le crochet avec ses deux gardiens lors des deux premiers matchs de la finale, l'entraîneur n'a pas voulu annoncer qui, de Louis-Philip Guindon ou Philippe Desrosiers, défendra la cage de l'Océanic, dimanche.

«Nous avons de la profondeur à cette position-là. Ce sera une opportunité pour l'un ou l'autre de se faire valoir», s'est contenté de commenter Beausoleil.

***

L'intelligence contre le physique

Opposé aux gros attaquants de l'Océanic, le petit défenseur des Remparts Nikolas Brouillard a dû s'adapter afin de tirer son épingle du jeu contre les Frédérik Gauthier de ce monde. «Il faut que je joue différemment et que je me serve mieux de mon bâton. Je ne suis pas un gros bonhomme, alors quand je me retrouve dans les coins avec lui, je n'essaie pas de jouer plus physique, mais de jouer plus intelligemment», a laissé entendre le vétéran, qui connaît de bons moments à la ligne bleue québécoise. Ce dernier s'est fait bousculer dans les deux dernières périodes du deuxième match, mais il s'y attendait. Selon lui, la frustration a gagné les adversaires, qui ont cherché à «préparer» le troisième match de dimanche. «Ils ont eu un cinq contre trois, un quatre contre trois, ils ont dominé toute la deuxième période et ils n'ont pas été capables de marquer. C'est sûr que la frustration s'est installée [...] Je pense que c'est ce qui est arrivé et qu'ils ont essayé de se défouler en troisième période et en fin de match aussi.»

Un arrêt «par-derrière» qui fait jaser!

Le gardien de but des Remparts Zachary Fucale a épaté la galerie avec 40 arrêts dans le deuxième match de la finale de la Coupe du Président, vendredi. Un seul de ses arrêts a toutefois retenu l'attention, soit celui qu'il a effectué dos à l'action, en deuxième période. «Il joue bien, mais il a fait un arrêt pour le moins inorthodoxe! Et peut-être même un peu dangereux! Je ne suis pas certain que les gardiens aient beaucoup de protection derrière les jambes», a lancé en riant l'entraîneur-chef de l'Océanic, Serge Beausoleil, qui demandera à ses hommes de compliquer davantage la vie du portier, dimanche. Jouant présentement avec assurance, Fucale inspire confiance à toute son équipe. «Ça donne de l'aplomb à l'équipe quand son gardien joue bien. Nous sommes très heureux de le voir jouer de cette façon», a fait savoir Ryan Graves. Ce dernier a lui aussi impressionné par l'arrêt de son coéquipier. «C'était quelque chose! Mais comme la rondelle était entre ses jambes, il ne pouvait pas vraiment se virer de bord!»

En vitesse...

Blessés au genou, Marc-Olivier Roy et Marcus Cuomo ont tous les deux patiné lors de l'entraînement optionnel des Remparts, samedi matin. Le second serait plus près d'un retour que le premier, qui ne prendra pas part aux deux prochaines rencontres... L'entraîneur-chef Philippe Boucher n'apprécie pas seulement l'opportunisme de ses hommes, depuis le début de la finale contre l'Océanic, mais également leur sens du timing. «On a des buts quand on en a besoin. Le but d'Anthony [Duclair] vendredi, il ne pouvait pas tomber à un meilleur moment», a soutenu l'entraîneur, qualifiant la réussite de l'espoir des Coyotes de «but des ligues majeures»... Les unités de désavantage numérique des Remparts abattent du bon boulot face à l'Océanic, qu'elles ont blanchi en sept occasions. «C'est un aspect de notre game qui n'était pas à son meilleur. On faisait quand même une bonne job pendant la saison, mais "Lappy" [l'entraîneur adjoint Martin Laperrière] a travaillé extrêmement fort avec nos gars», a félicité Boucher...

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer