Des fleurs et... un pot pour Yanick Turcotte

L'entraîneur-chef des Remparts, Philippe Boucher, apprécie la dimension... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

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L'entraîneur-chef des Remparts, Philippe Boucher, apprécie la dimension physique du jeu de Yanick Turcotte. Toutefois, il sera absent du premier match de la finale, lui qui a écopé d'une punition d'agresseur dans le dernier match de la série contre Moncton, lui valant une suspension automatique.

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(Québec) Il n'y a pas encore de révélation dans l'équipe, mais si Yanick Turcotte continue de jouer comme il le fait depuis le début des séries éliminatoires, notamment en troisième ronde, le robuste ailier des Remparts de Québec pourrait fort bien hériter du titre symbolique. «On a toujours su qu'il pouvait nous en donner plus avec plus de temps de glace», admet l'entraîneur-chef Philippe Boucher.

Le rendement de Turcotte n'a pas empêché Boucher de lui reprocher sa punition d'agresseur dans le quatrième match de la série précédente, où il s'est porté à la défense de son coéquipier Vladimir Tkachev. Résultat, il a écopé d'une suspension automatique et ratera le premier match de la finale de la Coupe du Président, mardi, à Rimouski.

«Avec nos blessés, on aurait aimé compter sur lui. Je trouve ça malheureux, car ce n'était pas nécessaire. On s'est parlé dans le blanc des yeux, il le savait. Cela étant dit, on va l'oublier et attendre qu'il revienne pour le deuxième match», indiquait le Diable rouge en chef, samedi matin, après l'entraînement court et rythmé des siens.

Turcotte n'a pas mis de temps à réaliser qu'il avait dépassé la ligne en s'en prenant à Will Smith, des Wildcats.

«Si c'était à refaire, je garderais mes gants; c'est surtout parce que je les ai enlevés que j'ai été suspendu. En y repensant, je me dis qu'il y avait peut-être une autre manière de faire passer mon message, mais quand j'ai vu que Tkachev recevait des coups de bâton, je vais être franc, les fils se sont touchés...» racontait le numéro17, un brin repentant.

Turcotte connaît bien son rôle, qui n'est plus unidimensionnel. Joueur à caractère physique en mesure de protéger ses coéquipiers, il apporte désormais une fougue, de l'énergie et même une contribution offensive à une attaque déjà bien garnie.

«Au début de l'année, ça ressemblait à ça, mais mon jeu n'est plus juste au bout du poing. Quand l'entraîneur m'utilise, il doit avoir confiance que je ne mettrai pas le club dans le trouble. Plus la saison avançait, plus mon temps de glace a augmenté, ce qui aide à jouer avec plus de confiance. Contre Rimouski, je vais faire la même chose que je faisais contre Moncton. Si ça marche, il ne faut pas changer. L'Océanic a aussi un club physique, mon rôle aura un impact et je devrai faire en sorte qu'on ne s'en laisse pas imposer», reconnaît Turcotte.

Rôle important

Le produit de l'Académie Saint-Louis revient de loin, puisqu'il a raté presque toute sa première saison en 2013-2014 en raison d'une grave blessure au genou. Ça ne l'a pas empêché de trimer dur, ce qui explique sa présence plus régulière sur la patinoire.

«Il a un effet d'entraînement sur le reste de l'équipe. Lorsqu'il s'est blessé, l'an passé, on commençait à voir ce qu'on voit aujourd'hui. Il est un joueur important depuis le début des séries, et il va jouer un rôle primordial en finale. La clé de son jeu est l'aspect physique, tout le monde sait lorsqu'il est sur la glace. On ne veut pas enlever ça de son jeu, mais il était important de lui dire [que son geste n'était pas nécessaire] pour éviter les débordements», rappelait Boucher, persuadé qu'il y a de la place dans le hockey au-delà du niveau junior pour un joueur comme Yanick Turcotte. Voilà de quoi le motiver à son retour, vendredi prochain!

Profondeur mise à profit

En raison de plusieurs joueurs blessés, les Remparts n'ont pas eu le choix de faire appel à leur profondeur depuis le début des séries et celle-ci a bien répondu. Contre les Wildcats, des joueurs comme Yanick Turcotte, Olivier Garneau et Zachery Moody ont contribué à la victoire. «Je vais ouvrir une parenthèse et la refermer, mais on va jouer aussi, l'an prochain. À part Cody Donaghey [qui s'en va à Halifax], il n'y aura pas de surprise au repêchage sauf ce qu'on décidera de faire là-bas. On a toujours su que les gars qu'on gardait pouvaient nous aider, et ils le confirment. Olivier Garneau peut nous aider sur les deux premières lignes dans des moments critiques en fin de période, et il le confirme. Les gars ont pris de bonnes habitudes de travail, et quand leur numéro est appelé, ils sont capables de répondre», expliquait Boucher, qui se permet aussi d'utiliser le défenseur Brian Lovell à l'avant en l'absence de certains.

Verrier sur la patinoire

Blessé au tout début du troisième match de la série contre Moncton et absent lors du quatrième et dernier, mardi, l'ailier droit Jérôme Verrier était de retour sur la patinoire avec ses coéquipiers, samedi matin. Il portait cependant un chandail vert réservé au joueur en processus de retour au jeu. «On pense qu'il pourrait être là, mardi», indiquait Philippe Boucher qui semblait moins optimiste à propos de Marc-Olivier Roy et Marcus Cuomo «qui ne sont toujours pas sur la glace». Aaron Dutra s'est entraîné lui aussi avec un gilet vert et portait un grillage en raison d'une chirurgie dentaire subie la veille. Pour ce qui est du défenseur Ross McDougall, qui a patiné avant la séance de groupe, les Remparts sont en attente de résultats de certains examens médicaux.

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