Zachary Fucale prêt à relever le défi

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Zachary Fucale était bien heureux d'avoir pu se délier les jambes lorsqu'il s'est pointé en relève de Callum Booth, mardi.

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(Sydney) Le retrait de Callum Booth, lors du troisième match de la série entre les Remparts et les Screaming Eagles mardi, a ouvert la porte à Zachary Fucale, qui accueille avec excitation le défi de défendre la cage québécoise, aujourd'hui. L'espoir du Canadien entend aider sa formation, qui tire présentement de l'arrière 2-1, à égaler la série.

L'un des sujets les plus chauds en amont du duel de première ronde entre les deux équipes avait été le choix du gardien de but des Remparts. Ayant connu sa part de difficultés depuis son arrivée à Québec, Fucale a vu son jeune coéquipier Callum Booth lui être préféré. Une décision qu'il n'avait pas eu le choix d'accepter.

«Tout le monde veut jouer, tout le monde veut contribuer, tout le monde veut en donner à l'équipe. C'est la vérité pour les gardiens, pour chaque défenseur, pour chaque joueur d'avant. Je suis content d'avoir la chance de contribuer», a fait savoir le 31, à la fin de l'entraînement, au Centre 200, mercredi.

Fucale ne voit pas dans ce nouveau vote de confiance une occasion de faire amende honorable pour une entrée en scène mitigée dans l'uniforme des Remparts. Il y voit plutôt une chance de mettre son grain de sel dans la popote collective de sa formation.

«Mon but, ce n'est pas d'avoir les gens de mon bord ou de justifier des choses. Ça m'importe peu. Pour l'instant, tout ce qui est important, c'est l'équipe. C'est notre personnel d'entraîneurs, avec les joueurs et les membres de notre équipe. Il y a des décisions qui ont été prises. Je suis confiant que chaque décision est prise pour le bien de l'équipe. Il faut juste respecter ça et travailler fort dans ce qu'on nous demande de faire.»

Confiant en ses moyens

Il a été heureux d'avoir pu se délier les jambes dans le match de mardi, au cours duquel il a effectué 17 arrêts sur 19 tirs, lui qui n'avait pas obtenu de départ depuis une semaine. Il entre dans le match d'aujourd'hui confiant en ses moyens.

«Ma job, c'est arrêter les rondelles. C'est ça que j'aime faire et c'est ça que je compte faire. Aujourd'hui [mercredi], j'ai eu une très bonne pratique pour me préparer. Demain [jeudi], je suis prêt pour ce nouveau défi-là. En tant qu'équipe, on a fait des ajustements. On est dans la préparation pour le match. Je suis convaincu qu'on va être prêts lors la mise au jeu initiale.»

C'est pourquoi le gagnant de la Coupe Memorial et d'une médaille d'or au Mondial junior ne tentera pas de voler le match pour son équipe.  «Je ne veux pas trop en faire. Je ne veux pas révolutionner le hockey. Je ne veux pas être tout seul là-dedans. Tout ce que je peux faire, c'est faire ma job du mieux que je peux et être dans ma bulle. Si je fais mes choses comme je suis capable de les faire, je vais contribuer aux succès de l'équipe.»

Le portier de 19 ans n'a pas voulu s'expliquer sur ses problèmes depuis son acquisition par les Remparts aux Fêtes. Avec les gardiens, ce n'est jamais grand-chose, soutient-il.

«C'est souvent un petit détail, qui va faire une grosse différence à la fin. Combien de fois voit-on un gardien réagir une fraction de seconde après le jeu? Très souvent. Pour moi, c'est de garder mes bonnes habitudes de travail. Quand tu es dans la même routine, ça se transporte dans le match. Tu utilises les automatismes que tu travailles depuis longtemps. Après toutes ces répétitions-là, tu oublies tout rendu au match et tu te laisses aller.»

En vitesse...

  • L'attaquant des Screaming Eagles Phélix Martineau a été suspendu un match pour un coup porté à la tête du défenseur des Remparts Matt Murphy, mardi. «Je pense que c'était un clip qu'on devait envoyer, parce que c'était un geste dangereux», a commenté l'entraîneur-chef des Remparts, Philippe Boucher.
  • Absent de la rencontre mardi, le meilleur marqueur des Screaming Eagles, Kyle Farrell (bas du corps), a patiné sans entrave, mercredi. Il pourrait effectuer un retour au jeu, aujourd'hui. Une décision sera prise après l'échauffement.
  • Blessé au haut du corps, son coéquipier Maxim Lazarev est considéré comme un cas incertain aujourd'hui.
  • Même s'il a été retiré du match de mardi, Alexandre Bélanger sera de retour devant la cage du Cap-Breton, aujourd'hui.
  • Chez les Remparts, seuls les réservistes et les gardiens ont patiné sous la supervision de l'entraîneur adjoint Daniel Renaud et de l'entraîneur des gardiens Maxime Ouellet, mercredi.

Kurt Etchegary... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé) - image 2.0

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Kurt Etchegary

Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé

Etchegary: passer de la parole aux actes

Kurt Etchegary ne cachait pas son agacement mercredi, lorsqu'on lui a demandé d'expliquer la défaite de 6-5 des siens, mardi. Selon le capitaine des Remparts, il est temps que l'équipe cesse de répéter qu'elle doive jouer 60 minutes et qu'elle le fasse.

C'est en tout cas la mission dont l'entraîneur-chef Philippe Boucher a investi quelques-uns de ses vétérans, dont Etchegary, Adam Erne et Marc-Olivier Roy, qu'il a rencontrés individuellement, mercredi. «On a des joueurs qui peuvent nous en donner plus et il faut que ce soit contagieux. Je veux qu'Adam et Kurt patinent, frappent et entraînent les autres. [...] On le sait tous comment on veut jouer. Quand on l'applique, on joue très bien. Adam et Kurt n'auront pas besoin de dire un mot, demain matin [ce matin] ou avant la game, dans la chambre. S'ils patinent et frappent, les autres vont suivre.»

Un discours auquel souscrivait totalement son capitaine. «On a beau répéter qu'il faut jouer 60 minutes, mais là, c'est le temps de passer de la parole aux actes. Il faudra arriver prêt, de l'échauffement jusqu'à la fin du match, qu'il dure 60 minutes, 80 minutes», a estimé Etchegary.

Chaque fois que Boucher a resserré la vis à son équipe cette saison, elle avait bien répondu. L'entraîneur ne souhaitait toutefois pas jouer les bourreaux à la veille du quatrième match de la série.  «Je ne veux pas être trop négatif. Il faut être réaliste. Être trop négatif, ce n'est pas bon non plus. Il faut tourner la page et aller de l'avant, mais c'est sûr qu'on a peut-être un groupe qui est comme ça. [...] Sauf qu'à un moment donné, il faut que ça vienne d'en dedans de toi. Il faut que la fierté ressorte», a jugé le pilote.

Souvent accusé d'être trop doux sur la place publique, Boucher n'entend pas changer sa façon de faire. «J'aime mieux que les gens me critiquent, moi, qu'ils critiquent les joueurs...»  

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