Loïk Léveillé a travaillé fort pour améliorer son jeu défensif

Depuis son arrivée au Cap-Breton, le défenseur Loïk... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

Agrandir

Depuis son arrivée au Cap-Breton, le défenseur Loïk Léveillé a peaufiné son jeu défensif, rehaussant ainsi sa valeur aux yeux des dépisteurs.

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sydney) Reconnu comme un défenseur à caractère offensif, Loïk Léveillé soigne davantage son jeu défensif depuis son arrivée avec les Screaming Eagles du Cap-Breton, il y a un peu plus d'un an. Ses efforts rapportent puisque l'ancien du Drakkar et des Saguenéens est apparu sur le dernier relevé de la Centrale de recrutement de la LNH, au 91e rang des espoirs nord-américains.

Longtemps unidimensionnel, le natif de Saint-Jérôme a compris que sa carrière ne durerait pas très longtemps dans le hockey s'il n'ajoutait pas de cordes à son arc, ce à quoi le costaud de six pieds et 220 livres se consacre depuis son arrivée au Cap-Breton.

«Les coachs ont accordé beaucoup d'attention sur ça, pour faire en sorte que je sois un défenseur complet, parce que pour monter au prochain niveau, il faut avoir des bonnes habiletés offensives, mais la défensive, c'est aussi très important. On a travaillé beaucoup sur ça et ça va super bien», a fait savoir le défenseur de 18 ans, qui vient de signer sa meilleure saison en carrière, avec 13 buts, 41 passes et un différentiel de +14.

Pour y parvenir, Léveillé a notamment ajouté du muscle sur une charpente déjà bien plantée, ce qui l'aide dans toutes les phases du jeu.

«Je suis arrivé dans la Ligue à 210 livres. Et là, je tourne autour de 220-223 livres. C'est sûr que je prends de la masse. C'est de la bonne masse musculaire. Je ne suis pas le plus grand. À six pieds, c'est correct, mais d'être bâti comme ça, c'est un avantage. Ça m'aide à être plus solide sur mes patins et être très physique», a-t-il estimé.

Bonne monnaie d'échange

Dans le circuit Courteau, la valeur du numéro 27 des Screaming Eagles n'a jamais été remise en question. Choix de première ronde du Drakkar en 2012 (5e au total), le défenseur n'a évolué qu'une demi-saison sous le ciel de la Côte-Nord, avant de se retrouver au coeur d'un méga échange, qui l'envoyait à Chicoutimi en compagnie de Thomas Gobeil et de deux choix de première ronde, en retour de Jérémy Grégoire et Francis Desrosiers. Deux demi-saisons plus tard, il était transféré au Cap-Breton contre un choix de première ronde.

«J'ai été une sorte de monnaie d'échange dans des gros échanges. À Baie-Comeau, je ne m'y attendais pas, parce que j'étais jeune, j'entrais dans la Ligue, j'étais leur premier choix. [...] Quand j'étais à Chicoutimi, je pensais que j'allais rester là. Finalement, j'ai été une monnaie d'échange pour Nicolas Roy, qui n'avait pas voulu se présenter au Cap-Breton. Pendant ce temps-là, j'ai joué une demi-saison avec lui, sans savoir que j'étais une compensation dans son échange!» a raconté le sympathique arrière.

Avec les Screaming Eagles depuis décembre 2013, Léveillé affirme bien se plaire au Cap-Breton, un marché qui n'a pas toujours eu bonne presse. «Avant d'être échangé au Cap-Breton, j'avais parlé à une couple de gars qui avaient joué ici. Il n'y en a pas un qui m'a dit qu'il n'avait pas aimé ça, que c'était plate là-bas. C'est loin, mais on est juste basé sur le hockey. L'école, c'est très bien organisé. On a un très bon personnel d'entraîneurs. On est vraiment bien là-bas», a-t-il soutenu.

Léveillé espère que son troisième domicile dans la LHJMQ sera son dernier et que son parcours avec les Eagles l'aidera à atteindre son objectif de jouer un jour chez les professionnels.

«Je suis classé troisième ronde au prochain repêchage. C'est encourageant, mais il ne faut pas lâcher à cause de ça. J'ai connu une bonne fin de saison après Noël, alors je ne lâche pas. J'ai tout fait pour être repêché et je vais continuer en séries.»

Une pause qui tombe à point

Même si la balade en autocar de 15 heures vers Sydney, en Nouvelle-Écosse, n'a rien eu de reposant pour les Remparts, dimanche, la pause de deux jours, avant le troisième match de la série face aux Screaming Eagles, mardi, ne pouvait tomber plus à point pour les hommes de Philippe Boucher, qui en profiteront pour soigner leurs petits bobos.

Dédiés en défensive lors du deuxième match de la série, samedi, les Remparts n'ont pas hésité à distribuer des mises en échec et à bloquer des lancers, ce qui a laissé des traces chez certains, dont Adam Erne, Massimo Carozza et Anthony Duclair.

«Au moins, ce sont des bobos qui résultent d'avoir bloqué des tirs, d'être impliqués. C'est ce qu'on veut voir. Sans ça, tu ne gagnes pas de games de hockey à ce temps-ci de l'année. Mais il n'y a rien de sérieux. Les gars vont avoir le temps, avec Steve [Bélanger, thérapeute sportif], de prendre soin des petits bobos. [...] Tout le monde devrait être au poste pour le match de mardi», a indiqué Philippe Boucher, dimanche.

Ce dernier ne fait pas de cheveux blancs à l'idée que ses vedettes offensives se sacrifient pour la cause de l'équipe. Bien au contraire!

«C'est pour ça que notre désavantage numérique, qui est supervisé par ''Lappy'' [Martin Laperrière], va aussi bien depuis un bout de temps. C'est une facette de notre jeu qui s'est beaucoup améliorée. Contre un avantage numérique comme celui du Cap-Breton, ça prend toute son importance.»

«Rookie academy»

Les Remparts ont quitté la capitale à l'heure du déjeuner dimanche et ont roulé sans interruption en direction de Sydney, ne faisant que quelques arrêts rapides pour le ravitaillement. Dans l'intervalle, les joueurs se sont divertis comme ils ont pu, tenant notamment un concours de chant pour les recrues, «Rookie Academy».

«Le sommeil a été un petit peu plus court pour tout le monde, mais certains ont dormi dans l'autobus. On est arrêté voir notre ami Pierre Sévigny [franchisé Tim Horton's] pour le déjeuner, on a ramassé du Subway pour dîner et on s'est arrêtés [à Truro, N.-É.] pour souper. Ça s'est bien déroulé. À travers, on a eu droit à du karaoké dans l'autobus, pour détendre l'atmosphère. Des fois, ça aide à bâtir l'esprit d'équipe», a laissé entendre Boucher.

Aujourd'hui, les Remparts pratiqueront tôt, avant de tenir une activité d'équipe en après-midi, puis souper d'équipe, en soirée. Kathleen Lavoie

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer